LE PIC DE GER
Soude, comme si on voulait monter au Pic de Ger, puis on laisse à g.
le vallon principal de la Coume , et un sentier très-escarpé , où glissent souvent les arbres renversés par les avalanches, conduit à la belle prairie du Balourd. Continuant à remonter le vallon , on traverse en 1 heure une grande forêt de sapins, puis on descend dans une espèce d’entonnoir, dont l’herbe fine est très - recherchée par les troupeaux. On atteint bientôt le plateau d’Anouillasse (Voy. ci-dessus) d’où l’on gagne le Col de Lordé (3 heures des Eaux-Bonnes). On se trouve tout à coup en face de la haute chaîne d’Ossau, des pâturages renommés de Soussouéou et des ports des montagnes qui descendent vers l’Espagne dans la vallée du Gallego. On voit aussi parfaitement le village de Gabas, le val de Bious, et les hauteurs qui environnent le col des Moines.
Du col de Lordé, on descend dans le Vallon du Soussouéou , traversé par le Gave de même nom, qui va se jeter un peu plus bas dans le Gave de Gabas. On s’engage alors dans une gorge couverte de sapins renversés et de rochers écroulés; on gravit une dernière rampe trèsescarpée , et l’on arrive enfin au Lac d'Artouste, entouré de toutes parts de rochers élevés. Ce lac est alimenté par les neiges du Soin de Séoube, qui le domine et dont le point culminant est à 2825 mèt. au-dessus du niveau de la mer.
Des Eaux-Bonnes ans Eaux-Chaudes.
A Par la route.
8 kil. Omnibus plusieurs fois par jour; 1 fr. 10 c. par plare. Voitures à volonté.
La route des Eaux-Bonnes aux
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
Eaux-Chaudes a été décrite pages 208 et suivantes. On descend des Eaux- Bonnes jusqu’au point de jonction où se trouve un petit cabaret, et on remonte pour traverser la gorge du Hourat.
B Par le Gouny,
4 à s h. de marche : l’une des plus agréables promenades que l'on puisse faire dans les environs des Eaux-Bonnes. Un guide n’est pas absolument nécessaire ( S à k fr.). Cependant on risque de s’égarer sur le sommet de la montagne, oit le sentier disparaît de distance en distance. Cette course peut se faire entièrement à cheval et même à âne. On revient des Eaux-Chaudes aux Eaux-Bonnes par la route ( l h. 1/2 & 2 h. à pied!, et, si l’on est fatigué, on peut prendre l’omnibus.
Le sentier du Gourzy, c’est-à-dire la promenade Jacqueminot, s’ouvre à la g. de l’église. Il monte en zigzag dans un bois d’essences variées, puis de hêtres et enfin d’arbres verts, jusqu’à (50 min.) une sorte de plateau incliné où les arbres, devenant plus rares, permettent déjà de voir la vallée de Laruns, le col de Louvie, et les pâturages du Benou. 20 min. plus haut on découvre la vallée d’Ossau, Arudy et la plaine. La pente, qui s’était beaucoup adoucie, reprend sa première roideur. A mesure qu'on s’élève, la vue s’étend dans toutes les directions. Le col de Tortes apparaît à l’O. En face se dresse peu à peu toute la grande chaîne.
Près d’une fontaine où l’on ne manque jamais de se rafraîchir, on laisse à g. le vallon sauvage que remonte le sentier conduisant au Pic de Ger, qui se montre ici sous un de ses plus beaux aspects.
Contournant alors (15 min.) un
petit vallon couvert d’un gazon court et parsemé d’arbres isolés, on ne tarde pas (5 min.) à rentrer dans un bois de hêtres où le chemin reste en plaine, puis on traverse (5 min.) un champ de buis > et 25 min. plus loin, c’est-à-dire 2 h. après avoir quitté les Eaux- Bonnes, on atteint le plateau du Gourzy, haut de 1839 môt. , d’où l’on découvre un panorama presque aussi beau que celui du Pic du Midi, sur les vallées des Eaux- Bonnes et d’Ossau, la plaine du Béarn, la Montagne Verte, le col de Tortes, le Pic de Ger, le Pic du Midi d’Ossau, le col des Moines, et toute la belle chaîne qui sépare la vallée d’Ossau de la vallée d’Aspe (les pics Hourquette, d’Ayous, Tul, d’Aule, d’Err, Gaziès, Lasserous, Escarpuru, Sesques, d’Isabe, Lasnères, etc.). A g., se dressent deux sommités complètement nues. En s’avançant vers l’O. , sur le retord du plateau, on ne voit pas encore le village des Eaux-Chaudes, mais on aperçoit le pont d’Enfer, le village de Goust, de magnifiques escarpements de roches grises, et la route de Gabas qui serpente au fond d’une gorge étroite entre de sombres forêts de sapins.
Pour descendre dans cette gorge, il faut contourner une grande ravine, du haut de laquelle on découvre sur la dr. un grand et beau paysage, passer (30 min.) près d’un petit ruisseau et d’un gros sapin dont le guide ne manque jamais de faire remarquer les nombreuses branches, puis suivre un sentier escarpé et à demi tracé qui descend à travers les pâturages et des bouquets de bois où le buis domine. Enfin on rejoint (45 min.) le
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