‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 167 sur 384 · ROUTE 48. DE GAVARNIE A · texte numérisé non relu

ROUTE 48. DE GAVARNIE A

h la base et 60 mèt. au tiers de sa hauteur; les deux murailles se prolongent d’environ un quart de lieue avec une élévation assez régulière de plus de 100 mèt. , en se courbant au S. jusqu’il la fausse brèche; à l’E. se dressent d’énermes assises dominées par les Tours du Cylindre , qui couronnent cet édifice de géants. Au-dessous, sur une pente rapide, gisent les fragments épars qui , en s’écroulant , ont formé la brèche. Le couronnement de la muraille surplombe d’au moins 12 à 15 mèt. du côté du S., où les pluies battantes , les alternatives subites de chaud et de froid , et toutes les causes atmosphériques de dégradation , ont plus de force.

La roche , toute criblée de fissures , se délite en menus débris rectangulaires, et, dans un temps peu éloigné, cette masse énorme ne peut manquer de s’écrouler, comme il est arrivé aux rochers dont les ruines ont formé la brèche et la fausse brèche. Tôt ou tard , l’immense bloc qui sépare les deux brèches tombera en débris ; un tremblement de terre assez violent suffirait pour en déterminer la chute. A l’E., les masses plus épaisses et s’appuyant au cœur du Marboré sont pour longtemps inébranlables.

« Au S., les montagnes, brusquement abaissées de 1200 à 1600 mèt., pour ne diminuer ensuite que par des gradations insensibles , font un contraste frappant avec le versant du N. Les premières pentes au-dessous de la brèche ne sont qu’un désert brûlé sans neige et sans végétation ; au bas de cet espace aride s’aperçoivent les crevasses d’Ordessa, si profondément ouvertes dans le plateau qui, du côté de l’O., sert de base au Mont-Perdu ; et

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