LE MONT-PERDU
2 jours, i" jour, de Gavarnie à la rabane de Gaulis; 2» jour, ascension et retour à
Gavarnie. On fera bien de prendre deux guides; chaque guide coûte 10 fr. par jour.
Le Mont-Perdu y la plus haute cime des Pyrénées après la Maladetta , a 3351 met. d’élévation ; il est situé en Espagne , au S. de l’axe de la chaîne et de la ligne de séparaitiorv des eaux.
11 était regardé comme inaccessible avant que Ramond, l’intrépide explorateur des Pyrénées, fôt parvenu à en gravir le sommet , le 2 août 1802. H lui fallut trois voyages pour atteindre la cime;' les montagnards ne l’avaient jamais escaladé et n’y connaissaient pas de chemin; ils égaraient Ramond quand ils essayaient de le conduire :
ce fut lui qui les guida.
Quand on suit la même route que Ramond , il faut passer par la vallée d ’Eslaubc, qui débouche du côté du S. dans la vallée d’Héas (V.R. 51.) Le sentier difficile qui la remonte a reçu le nom de Passel des GlourieUes. Quand elle s’élargit , elle devient plus riante. Ses divers bassins sont recouverts d’excellents pâturages , visités chaque année par de nombreux troupeaux. Elle se termine au pied des montagnes qui forment la base du Mont-Perdu. Son troisième et dernier bassin est dominé par un cirque moins considérable, mais, dans son genre, aussi intéressant que ceux de Gavarnie et de Troumouse.
a II a, ditM.de Chausenque, des beautés qui lui sont propres. Le gradin inférieur, peu remarquable par son irrégularité', soutient une large terrasse d’un plan très-incliné jusqu’au pied des murailles qui , dans tout leur développement, sur leurs vastes parois, n’offrent que deux aillons assez marqués pour mériter le nom de brèches; à l’ex-