‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 190 sur 384 · BAGNÈRES DE BIGORRE · texte numérisé non relu

BAGNÈRES DE BIGORRE

tourée de murailles comme celle des Templiers à Luz, n’a aucune importance au point de vue architectural.

3 kil. (21 kil.) Bagnères dé Bigorre (V. R. 60).

RENSEIGNEMENTS CÉNÉRAIX.

Hôtels : De France , boulevard du Collège; de Paris, Coustous; de Frascati, rue de Frascati ; du Grand- Soleil, place La Fayette ; du Bon Pasteur, rue de l’Horloge ; de la Providence, route de Toulouse; de Londres, etc., etc.

Tables d’hôte : Prix ordinaires : déjeuner, a fr. co c. ; dîner, 3 fr. ; dans les bôtels de premier rang, la nourriture et le logement, 6 fr. par jour ; dans les hôtels secondaires, s fr. Le service à la carte est à des prix modérés ; on porte également en ville à tout prix.

Logements. Il est peu de maisons qui ne contiennent des logements pour les étrangers. Elles sont en général propres et commodes. Quelques-unes sont meublées avec luxe, la plupart avec élégance et simplicité. Le prix s’établit en général par jour, & moins qu’on ne loue pour deux ou trois mois. Il est proportionné à l’importance du logement, au quartier où il se trouve et k l’affluence des étrangers. Ainsi les logements se payent plus cher dans les mois d’aoftt et de septembre. Les jours de l'arrivée et du départ ne comptent que pour un.

Indépendamment des écriteaux adoptés par quelques personnes pour indiquer qu’elles ont des appartements à louer, un signe encore plus apparent et consacré par l’usage est celui des jalousies et des contrevents fermés.

Le prix journalier des appartements peut être calculé de t fr. 50 c. à 2 fr. par chambre au moment même de la plus grande affluence des étrangers ; une personne seule peut vivre et se loger convenablement pour 5 ou 6 fr. par jour.

Cafés. Américain, chez Miro; Moka,

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

chez Godefroy; Français, chez Berte; de V Union, chez Lnbarthe; Marcel - Pujo; Européen, chez Védère.

Médecin inspecteur des eaux, M. Subervie ijfc , maison Jalon, place d’Uzer.

Docteurs-Médecins. MM. Bruzaud , aux Coustous; Bourguet, place d’Uzer; Védère, rue du Théâtre ; Gave, route de Campan; Caze, rue Longue; Costallat, rue des Vigneaux ; Peyriga, aux Coustous; Pambrun, place La Fayette; Labavlc père et Lahayle fils, avenue de Salut; Rousse, place La Fayette ; Candélé, place Napoléon.

Pharmaciens. MM. Camus, place La Fayette; Fert ier, allées des Platanes ; Duzerm, place La Fayette; Toujan, rue de la Comédie.

Banquiers. MM. Vincent , allées des Platanes ; Orlalix, place La Fayette.

Libraires. MM. Dossun; Dufour; Sajous, chez lequel on trouve la collection des Voyages historiques et archéologiques dans le Bigorre, le Béarn, le Cnmminges, etc., par M. Cénac-Moncaut; les Vues des Pyrénées, par MM. Victor Petit, Édouard Paris et autres.

Cabinets de lecture. Plassot, aux Coustous ; V* Verre.

Journaux, L’Écho des Vallées, Dossnn, propriétaire-imprimeur; le Baguerais, Plassot, propriétaire-imprimeur.

Poste aux lettres. Sur le boulevard du Collège.

L’établissement Frascati contient un salon de conversation , un salon de lecture, une salle de bal et de concert.

Voitures publiques. Messageries Bibel/es, pour Tarbes (trois départs par jour), Bagnèrcs de-Luchon , par Saint- Bertrand ; voilures directes pour Lu-, Baréges et Cauterels; Creppo, courrier de Tarbes ; La faille, id.; Dec un, courrier de Lannemezan ; Bégué, service sur Arreau.

Loueurs de chevaux. Lamarque- Courtade, Bernard; Domec, Jean, dit Caritène, père ; Domec, Jean-Pierre, fils; Domec, Jean-Théodore, fils; Idrac, Jean- Marie; Payssan, François, dit Peyroulat; Cabiran, Charles ; Idrac, Philippe ; Courtade, Jean-Pierre; Cabarrou, Jean-Marie; Courtade, Dominique ; Courtade , Jean ;

Magné, fils aîné ; Pérès, Bernard-Bcrnié; Dupont, Jean -Marie ; Lapoutge, Jean- Marie, sellier.

Loueurs de voitures. Ribetles; Carrère ; Lamarque ; Vidal ; César Poupou net; Caritène ; Armirailh ; I.ucat; Lafonl, Julien ; Labat ; Saint-Martin ; Gabriel Pérès; Mac-Quintane ; Fréchou.

Guides. Un réglementée police assure l’exactitude et la fidélité du service des guides : Philippe, naturaliste, chef des guides; Courtade, Bernard ; Domec, Jean, dit Caritène, père; Domec, Jean-Pierre, fils ; Domec, Jean-Théodore, fils ; Idrac, Jean-Marie ; Payssan, François, dit Peyroulal ; Verdoux, Dominique ; Cabiran, Charles ; Idrac, Philippe; Laffont, Paul ; Courtade, Jean-Pierre ; Cabarrou, Jean- Marie ; Courtade, Dominique.

Guides aspirants. Fages, Jean-Pierre, 1'* classe; Courtade, Jean, 2” clqsse.

Tarif des guides pour les diverses courses. Une journée de guide, sans cheval, 3 fr. ; demi-journée de 4 heures au plus, 2 fr.

Les courses suivantes ne sont pas soumises à ce tarif , et leur prix est fixé comme suit, sans cheval, pour cinq personnes au plus.

En sus de ce nombre , les voyageurs devront prendre deux guides, ou, s’ils n’en veulent qu’un, il lui sera dû un supplément de 50 c. par personne audessus dè cinq. Si les voyageurs veulent deux guides, l’un des deux pourra n’être qu’un aspirant ; mais il sera payé comme guide selon le tarif.

Course an Pic du Midi , en deux jours , S fr ; en un jour, 5 fr.; au Col d’Aspin, 4 fr. ; à la Fontaine Blanche, A fr. ; la Clique et Castelloubon, 4 fr.; & Capvern, A fr.; au Lac de Lourdes et Castelloubon, A fr. (Voy. les prix en tête de chaque course).

Chaises a porteurs. Tarif. Au grand établissement thermal et aux établissements des bains en ville, aller et retour compris, AO c.; à Salut, l fr.

situation et aspect général.

a Bagne res de Bigorre, un des

chefs-lieux d’arrondissement du dé-

parlement des Hautes-Pyrénées , dit M. Lemonnier, est une riante et coquette petite ville de 8835 liab. , seins compter la population flottante.

Située à 567 mèt. au-dessus du niveau de la mer, sur l’Adour qui la traverse et s’y divise en nombreux filets, elle termine et ferme par son côté N. la vaste et riche plaine de Tarbes, et donne accès par son côté méridional dans la célèbre vallée de Campan. La température moyenne de la belle saison y est de 18® cent. »

a L’aspect de la ville est charmant, dit M. Taine. De grandes allées de vieux arbres la traversent en tous sens. Des jardinets fleurissent sur les terrasses. L’Adour roule le long des maisons. Les deux rues de Venise sont des îles qui rejoignent la chaussée par des ponts chargés de lauriers-roses et qui mirent leurs fenêtres vertes dans le flot clair.

Des ruisseaux d’eau limpide accourent de toutes les places et de toutes les rues; ils se croisent, s’enfoncent sous terre , reparaissent , et la ville est remplie de leurs murmures, de leur fraîcheur et de leur gaieté. »

a Bagnères de Bigorre est la plus charmante vignette que l’on puisse placer au frontispice d’un voyage dans les Pyrénées, ajoute M. Cuvillier Fleury. Je ne sais rien, en France et en Italie, qui donne une idée de ce délicieux séjour. La jolie petite ville de Suze, qui vous reçoit à la descente des Alpes, du côté du Piémont, daps son enceinte si riante et. si hospitalière, ne peut lui être comparée que de très-loin.

Vous allez en juger : Imaginez une ville où les maisons ont partout des chambranles de marbre à leurs portes, des assises de marbre l)

leurs fenêtres, des terrasses suspendues et des murailles qui sont blanches comme la robe de noce d’une jeune fille; imaginez des rues, non pas tirées au cordeau, mais aérées, spacieuses et serpentant comme les allées d’un jardin autour d’un codage; îles rues, non pas pavées avec des cailloux pointus comme la plupart des villes du Midi, mais qui semblent avoir été battues et nivelées par Mac-Adam lui-même; et partout, le long des maisons, des ruisseaux d’eau courante et limpide qui ne se taisent pas plus que les cascades du grand Condé; et une promenade qui vous donne, en plein midi et au milieu d’une cité populeuse, la fraîcheur du bocage le plus retiré et le plus secret; et plus de vingt sources d’eaux minérales qui jaillissent à gros bouillons du sein de cette terre échauffée par les plus doux rayons du soleil ; et des établissements thermaux dignes des Romains, si ce n’est que, dévote à ses dieux autant que nous sommes devenus matériels, Rome adorait des naïades où nous ne voyons que des fontaines, et construisait des temples où nous bâtissons des buvettes; figurez-vous ensuite dans ces rues, sur ces places, dans ces promenades , une population pressée , mosaïque mouvante, bigarrure singulière de mœurs, de langage et de costume, où les modes de Paris luttent quelquefois sans succès avec la simple et rustique élégance du justaucorps montagnard, où l’habitué de l’Opéra coudoie le rude chasseur des plateaux de l’Aragon, à peu près comme si un des deux pôles rencontrait l’autre dans l’espace; enfin, représentez-vous cette scène dominée au N. par la flèche

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hardie et le gracieux campanile d’une église gothique, tandis qu’à l’extrémité opposée s’allonge le Pic du Midi , couché comme un sultan parmi les roches verticales qui se dressent tout autour de lui, trop éloigné cependant pour projeter ses grandes ombres sur la délicieuse vallée où Bagnères sourit et se joue sous l’azur de son beau ciel, n’empruntant à la montagne que sa fraîcheur et lui laissant sa majesté. »

HISTOIRE

Bagn ères a, comme to utes les villes célèbres, des prétentions àune haute antiquité. Il est même de ses enfants qui en font une contemporaine de la ville de Troie, et la fondent modestement 695 ans avant Rome.

Quoi qu’il en soit de cette origine reculée, il est certain que les eaux thermales de Bagnères étaient connues des Romains, qui leur avaient donné les noms de Aquæ Bigerronum, Balneariæ, Vieux Aquensis.

Ils constniist/ént dfes bains et des piscines, ef^ittirés sans doute par les charmes du site, bâtirent quelques maisons de plaisance sur le flanc des collines. Plusieurs monuments témoignent authentiquement du séjour des Romains à Bagnères :

ce sont des pierres votives portant des inscriptions. La plus ancienne est placée au-dessus de la porte d’entrée de la maison Jalon : on v lit:, ^

NTMPHIS

PRO. saLv

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