‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 196 sur 384 · ROUTE 60. LÀ VALLÉE DE CAMPAN · texte numérisé non relu

ROUTE 60. LÀ VALLÉE DE CAMPAN

et le cours de la Neste, et celle calcaire qui s’étend jusqu’à Saintenon moius admirable que présen- Marie.

tent, vues d’Ordincède, les vallées Après avoir franchi l’Adour de deCampan, de Gripp et de la Séou- Baudéan, on laisse à dr. , sur une be. Des cabanes d’Ordincède, on butte de gazon, et au pied de la revient à Bagnères par la vallée de montagne d'Artigued’Arré, lachar- Campan (Voy. ci-dessous). mante habitation de Saint-Paul,

dite aussi Prieuré de Saint-Paul, fondée par l’abbé Torné, ancien De Bagneres à Gripp. prédicateur de Louis XV, et évêqua

16 kil. Route de voitures. constitutionnel de Bourges. Bientôt

après on arrive à

Au sortir de Bagnères, on se di- 1 kil. (6 kil.) Campaa, chef-lieu rige au S. sur la ri ve g. de l’Adour , de canton de l’arr. de Bagnères conen longeant les collines basses que tenant une population de 3815 h. , et couronnent les allées Maintenon. A décoré à son entrée d’une fontaine g., s’étend un bassin remarquable publique, qui n’a d’autre mérite par sa fertilité et dominé au levant que de fournir une eau fraîche, parles Palomières (Voy. page 355). Il tire son nom d’une ancienne A 1 kil. on laisse à g. le pont peuplade, les Campani, dont l’exis-i qui , traversant l’Adour ombragé de tence est constatée par des monubeaux peupliers, conduit à Gerde, ments. Les Aquitains y avaient v. de 832 h. A 2 kil. plus loin on élevé le sacellum d’une de leurs voit à dr., au pied de la montagne, plus puissantes divinités, Aglieion, le couvent de capucins de Médous qu’ils adoraient en même temps que (Voy. page 356) , dont on achève la les montagnes ; on y a également dérestauration , et, bientôt après avoir couvert un autel , consacré au même dépassé le v. d’Asté (1062 h.), qui dieu, qu’on peut voir maintenant s’élève sur la rive opposée de l’A- au musée de Toulouse, dour, on atteint L’église de Campan a été bâtie

2 kil. (5 kil.) Baudéan, v. de en 1567, 10 ans après celle de Ba- 976 h., situé entre deux vallées, gnères,etsa porte a été évidemment celle de Serris au N. , et celle de construite sur le même modèle. Le Lesponne au S. , qui tontes les deux porche conduit sous un fragment viennent ici déboucher dans l’A- de cloître ou plutôt de galerie, dour. 11 a vu naître le chirurgien formé d’une grossière toiture, re- Larrey. Sa tour féodale est une posant sur quelques piliers ocmaison de plaisance. togonaux. Ces piliers, d’un seul

A partir de Baudéan, le pays fût de marbre, appartiennent au change entièrement d’aspect; le xvi* siècle, côté droit de la vallée, jusque-là C’est à Campan que cesse la culinsignifiant, commence à se cou- turedumaîs; plus haut, la plaine vrir de pâturages, et à offrir ces commence à devenir trop élevée, longues pentes vertes qui font le Au delà, commence la vallée trop charme de la vallée de Campan, renommée à laquelle le bourg a taudis qu’à g. se dresse, pour ne donné son nom. plus cesser, cette aride muraille Près de Campan s'ouvre, de l’au-

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

tre côté île l’Adour, une grotte qui n’est qu’une cavité sans intérêt et qu’on devra se garder de visiter.

En quittant Campan, on continue à longer la rive g. de l’Adour, et, après avoir laissé à dr. plusieurs petits vallons, parmi lesquels celui du Rimoula ou l’Elysée Fanny {Voy.

jiage 366) on arrive au point où la vallée se bifurque; l’un de ses bras, arrosé par l’Adour de Gripp, se dirige au S. O. vers le Tourmalet,- et l’autre, traversé par l’Adour de Séoube, remonte vers le 8. E. Au confluent de ces deux vallées et de ces deux rivières, se trouve

6 kil. (12 kil.) Sainte-Marie, petit b', qui fait partie de la .commune de Campan. On entre alors «tans la vallée de Gripp , en longeant toujours la rive g. de l’Adour, et, 2 kil. après avoir quitté Sainte-Marie , on passe près de quelques granges nommées Ccvp&dour , où Vaucher, moine de l’ordre de Cîtcaux, fonda en 1136 une petite abbaye dont il reste encore quelques débris , et qui, 6 ans plus tard , à cause de sa position trop reculée dans les montagnes, fut transférée àl’Escaledieu sur l’Arros (V. R. 01). Saint Bertrand , évêque de Comminges , y résida, et fut canonisé pour des miracles que les moines de Capadour témoignèrent lui avoir vu faire.

Ici la vallée est charmante. Le chemin circule au milieu des prairies , çk et là interrompues par quelque champ de lin ou de blé, et séparées par des bouquets d’arbres.

Des maisons sont éparses au milieu de la verdure, blanchies pour la plupart, couvertes d’ardoises et ornées de galeries qui leur donnent un air d’aisance. A g., se déroule le bas-fond de la vallée, fertilisé par les eaux de l’Adour, et con-

ir

trastant par la teinte si verdoyante de ses gras pâturages avec l’aridité monotone de la pelouse noire et oourtè, semée de quelques sapins, qui revêt le versant oriental. Le cours du torrent, dont le fracas augmente à mesure que l’on avance, est marqué par deux lignes sinueuses d’aunes et de bouleaux.

4 kil. (16 kil.) Auberge de Gripp (V. R. 58).

De Bagnères au Pio du Midi.

Achevai, « h.; à pied, » h. Course d’un guide, en a jour», 8 £r. ; en l Jour, 5 fr. (V. R. 58).

De Bagnères à Baréges par le Tourmalet.

32 kil. A cheval, 1 h. ; à pied, S à 9 b. (V. R. 58.) •

De Bagnères à l'auberge de Pafllole,

à la Marbrière de Campan et à la

Hourquette d’Aspln.

Houle de voitures, 18 kil. jusqu’il Paillote. A cheval, 2 h. 1/2; à pied, 3 h. t/2. 25 kil. i/2 Jusqu’à la Hourquette d’Aspin.

La vallée de la Séoube ou de Paillole est le prolongement oriental de la vallée de Campan; elle commence au pied dq contre-fort qui sépare la vallée d’Aure de oelle de l’Adour, et que domine le pic d’Arbizon.

Le chemin qui y conduit est la continuation de la grande route qui, venant de Bagnères, traverse Sainte-Marie du N. au S. Une fois l’église dépassée, on descend rapidement jusqu’au niveau de l’Adour de Gripp , que l’ou franchit sur un pont; là, tournant à g., on suit les bords sinueux de la Séoube, dont les eaux rongent le pied des roches qui font suite à celles d’Ordincède.

Le côté droit de la vallée est formé

ROUTE 60. PAILLOLE. — LA HOURQUETTE D’ASPIN. 363

par le versant oriental du vaste chaînon détaché des hauteurs qui relient l’Arbizon au pic d’Espade, et se prolongeant jusqu’au confluent de l’Adour de Gripp et de la Séoube.

A trois cents pas environ au delà du pont de l’Adour, s’ouvre un sentier qui gravit au S. les hauteurs du coteau de Sarrat de Mortis, d’où, l’on jouit d’une fort belle vue sur le confluent des deux vallées de Gripp et de Paillole.

En face du torrent de Laurence, qui descend des pentes orientales de la vallée pour se réunir à la Séoube , à 2 kil. environ de Sainte- Marie , un autre sentier indiqué par upe croix de bois monte également à dr. sur le coteau de Sarrat de Bon : à 400 mèt. plus loin , au delà du pont du ruisseau de Rioudille, un troisième, chemin s’élève sur la crête du Sarrat de Pradille. De ces deux points, situés à une hauteur moyenne de 1200 mèt. au-dessus du niveau de la mer , sur l’arête de partage entre les deux versants, on domine également Gripp et Paillole , et du côté du N. le regard s’étend sur tout le cours de l’Adour dans la vallée de üampan. De là on peut descendre à volonté sur Paillole ou sur Gripp.

On arrive enfin, après 1 h. 1/2 de marche, à l'auberge de Paillole (bonne), située, à 1110 mèt. de hauteur, dans un petit bassin borné à l’E. par les immenses forêts de sapins des montagnes d’Arros, et ouvert au S. daijs les vastes pâturages des prés Saint-Jean, formant une vaste arène de pelouses, parfaitement nivelée et qu’entoure une ceinture de forêts au-dessus desquelles apparaissent les cimes aiguës et les hauts ravins de l’Arbizou. Cette plaine porte aussi le

nom de Camp-Batailli , parce qu’elle fut, suivant la tradition, le champ de bataille où, en l’an 27, le lieutenant d’Auguste, Messala, battit les Bigorrais.

La vallée se termine à l’E. par une gorge étroite, où, sur la rive dr. de l’Adour, est située la fameuse carrière de Campan , si longtemps abandonnée, et remise en exploitation d’abord par M. Costallat, et ensuite par M. Aimé Géruzet.

Une douzaine de cabanes , groupées au pied de la carrière et habitées par des pasteurs, des bûcherons et des carriers . forment le petit hameau A’Espiadet.

Du temps de Louis XIV, les blocs de marbre étaient conduits par un chemin pavé jusqu’à Sarrancolin, situé à l’E. dans la vallée d’Aure, où on les embarquait ensuite sur la Neste. Le marbre Campan, d’un vert nuancé de rouge et de blanc, est susceptible de prendre un beau poli, mais il ne doit être employé qu’à l’intérieur, caries feuillets argileux qui y abondentse détériorent promptement à l’air, ainsi qu’on le voit aux colonnes du péristyle du Grand-Trianon.

Deux voies de communication importantes sont ouvertes entre le fond de la vallée de Séoube et la vallée d’Aure. La plus fréquentée, et la seule qui soit praticable aux voitures , traverse le col ou Hourquette d’ Aapin (7 kü. 1/2 de Paillole).

On laisse à dr. la ferme-auberge de Paillole , et , après avoir traversé le torrent, on suit les montaguosde g. jusqu’à Espiadet. Là on rencontre à dr. les premières rampes de la route , ouverte à travers des forêts de sapins jusqu’à 30 min. du col (1497 mèt.) , d’où l’on découvre une vue magnifique sur les montagnes des

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

vallées d’Aure , de La Pez et de Clarbide. (On doit monter sur la montagne de g. ; le panorama est complet.) Pour descendre à (12 kil. 1/2 de la Hourquette, 36 kil . de Bagnères) Arreau(V. R. 61), on décrit, pendant 1 h. 1/2 à 2 h., d’innombrables zigzags.

La Hourquette d'Arreau (1327 mèt.), située plus à l’O. et plus rapprochée du picd’Arbizon, offre, quand on veut aller à Arreau, une voie plus courte , mais , en revanche , des pentes beaucoup plus roides.

Pour y monter, on quitte la route qui conduit à Espiadet; et, passant devant la ferme de Paillole, on se dirige , en suivant le cours de la branche principale de la Séoube , presque directement au S., c’est-àdire vers le pic d’Arbizon; puis on tourne presque subitement à l’E.

dans la direction de la ville d’Arreau.

Un troisième col, la Hourquette de Beyrède (1424 mèt.) , conduit d’Espiadet à Sarrancolin : c’est un passage suivi par les montagnards seulement.

De Bagnères an pio d’Arbizon.

7 à 8 b. De l’auberge de Paillole, il faut 4 h. pour monter à la cime. Course du guide, S fr.

On suit d’abord le chemin de la Hourquette d’Arreau , puis on monte à dr. sur la crête formant la ligne de partage des eaux entre la vallée d’Aure et le val de Paillole. Le pic d’Arbizon est une des cimes de cette longue arête de montagnes qui, partant du cirque de Troumouse et se dirigeant au N. E. vers les plateaux arides de Lannemezau , sépare les deux bassins de l’Adour et de la Garonne. De son point culminant, élevé de 2838 mèt. au-des-

sus du niveau de la mer, on jouit d’un admirable panorama sur les montagnes de la vallée de Campan et de la vallée d’Aure.

De Bagnères an vallon de Serrif.

1 b. 4 à min. à pied.

A l’entrée de Baudéan, du côté de Bagnères, débouche, en traversant la grande route sous un pont , le petit ruisseau de Serris. Pour parcourir le vallon qu’il a creusé, on doit en suivre la rive dr. sur une crête, nommée Coste-d' Arrou , d’où l’on découvre de charmants paysages. On voit en face de soi les pâturages de Serru-d' Aouan et de SerrU- Darré, dominés au N. par les hauts talus de la montagne de Pla-de- Moncaut; et à l’O. ,. vers l’extrémité supérieure , ceux de Bayen- Debat et de Goute-Beyou.

En côtoyant toujours le sommet de la crête d’Arrou, bientôt recouverte par le bois de la Fine, on parvient aux landes et pâturages d’Esquiou (Voy. page 356). De là, on peut redescendre à Bagnères par les Allées Dramatiques.

De Bagnères à la vallée de Lesponne et an lao Bien.

A cheval, 4 h.; à pied, S à 6 h. O» peut aller en voiture Jusqu’au hameau de Lesponne.

De Bagnères à l’entrée de la vallée de Lesponne, 40 m. ; de l’entrée de la vallée au fond, i h. 45 m.; du fond de lu vallée au lac, 2 h. 30 m. Total, 4 h. 55 m.

Du lac Bleu à la Hourquette d’Osquaou, 50 m. ; de la Hourquette au lac Vert , 50 m.; du lac Vert 4 la Cascade, 20 m.; de la Cascade au fond de la vallée de Lesponne à Bizourtère, 1 h. 20 m. ; de Bizourtère 4 Bagnères, 2 h. 25 m. Total, 5 h. 45 m.

Profondément creusée entre les contre-forts du Pic du Midi et ceux

ROUTE 60. L'ARBIZON.

LESPONNE.

du Mont-Aigu, la vallée de Xiet-

ponne s’étend, de lTi. à l’O., en serpentant au pied de mamelons couverts de sapins et de hêtres. Elle débouche dans la vallée de Campan , entre le village de Baudéan et l’ancien prieuré de Saint - Paul.

D’abord étroite , étranglée , elle s’élargit insensiblement, et, à mesure qu’on s’avance sur la route sinueuse qui la traverse, on découvre de belles prairies , de gracieuses habitations et de charmants jardins.

Le versant septentrional formé par une muraille de rochers, la Coste-d'Arrou , qui sépare cette val lée du vallon de Serris, est recouvert de quelques bouquets de bois.

Deux sentiers praticables aux chevaux permettent au voyageur qui veut gravir cette arête rocheuse de jouir à la fois de la vue des deux vallons.

Le versant méridional est occupé par les étages gazonnés et couverts de fougères d’Artigue-Darrit , auxquels succède la forêt de Mourgueil; puis s’ouvre la gorge creusée par le ruisseau de Binaros , remontant jusqu’au Col d’Aouet, qui sépare le val de Binaros de celui d’Arize, par lequel on monte au Pic du Midi.

A une faible distance en deçà de Lesponne, la Coste-d’Arrou incline ' à dr. * et l’on découvre l’étroite entrée du petit vallon de Lardexen, qui s’étend jusqu’au plateau d’Esquiou. A peine a-t-on traversé le ruisseau qui en descend qu’on franchit le ruisseau de la Claire, dont la vallée remonte jusqu’à la Peyre.

a La vallée diminue considérablement de largeur au delà du hameau de Lesponne; la culture ne se présente plus que par lambeaux sur les bords de l’Adour , et les deux versants commencent à ne plus

offrir, vers le bas, que des talus parsemés d’ajoncs et de bruyères:

vers le haut , que des forêts de sapins. »

Plus loin s’ouvre aussi sur la dr.

une petite gorge, au fond de laquelle on voit le Mont-Aigu de la base au sommet. Le ruisseau qui la creuse forme , à une petite distance de la route, une jolie cascade connue sous le nom de rasrade d'Aspi ou de la Truite. Un sentier, à peu près praticable pour les [chevaux, et qui remonte à la dr. de la cascade , conduit au pied du Mont-Aigu.

« On arrive, une demi -heure après, au fond de la vallée terminée par la masse bien découpée des montagnes de Bizourtère. Sur la g. , un peu avant le bois de hêtres dont est recouvert le ressaut qui défend l’entrée du vallon où se cache le lac Bleu, s’ouvre la gorge d ’Ardalos, par laquelle on aperçoit la masse presque entière du Pic du Midi, qui paraît très-rapproché , mais dont on n’atteint cependant la base qu’après trois heures de marche. » C’est au fond de cette gorge que se trouve le lac Diou ou Peyralade, situé à 1952 mèt.

Au delà de Bizourtère s’ouvrent les deux vallons d’où découlent les eaux qui alimentent l’Adour de Baudéan. Celui de dr. , véritable continuation de la vallée principale , s’enfonce entre les montagnes de Bizourtère et les hauteurs boisées de Maouri , qui, de ce côté , . servent d’appui et de degrés au Mont-Aigu ; il conduit aux cabanes du Pontde-l'er et de Combielle , et dans les pâturages du lac Vert (Voy. plus bas), au fond desquels on aperçoit le col ou la Jlourquette de Baron.

communiquant avec la vallée de

Digitizi

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

Saint- Orens, près de Pierrefltte (V. R. 42). On compte environ 11 h.

de Bagnères à Argelez.

Le vallon de g. , beaucoup plus souvent visité par les voyageurs, remonte au lac Bleu. On traverse l’Adour sur un pont, si l’on est A pied ; à gué , si l’on désire rester à cheval, et on longe la rive dr. du torrent à travers un délicieux bosquet de hêtres parsemé de touffes de rhododendrons. Deux cascades, hautes d’environ 15&20 met., attirent les regards au milieu des bois : l’inférieure divisée en deux filets, la supérieure en trois. Ensuite, on continue à remonter la rive dr. du torrent. Quand, sorti du bois, on entre dans les pâturages, on ne tarde pas à atteindre les cabanes d'Aya. On n’a plus alors qu’à suivre indifféremment l’une ou l’autre rive, puis à escalader l’escarpement qui contient le lac du côté du N. et qui s’appelle le Pas du Bouc, et l’on voit le lac Bleu ou Lhéou s’étendre à ses pieds (V. R. 56, page 338). On descend par le Pas de l’Ours au déversoir, près duquel se trouve une maison nouvellement construite pour les ouvriers occupés du lercement du tunnel qui videra à volonté les eauxdu lac.

Si l’on ne veut pas revenir par le même chemin, on peut faire le tour du lac Bleu et gagner la llourquette d’Osquaou, qui le domine du côté del’O. Un petit ravin, très-rapide et tapissé de gazon, descend du somme, de ce col vers le lac Vert , pièco d’eau beaucoup plus petite que le Lhéou. En aval du lac Vert, la gorge escarpée indine p-esque subitement vers le N., puis vers i’E. , laisse à g. la Hourque.te de*Barau , et vient se réunir à la vallée principale de l’A-

dour, au pied des escarpements de Bizourtère. A 1 kil. au-dessous du lac Yert, le torrent qui en sort forme une jolie cascade de 25 à 30 mèt. de hauteur.

Élysée Fanny ou Rimoula.

10 kit. jusqu'au débouché de la vallée.

1 h. de l’entrée au fond du vallon.

Après avoir traversé le torrent de Rimoula, on quitte lagrande route de la vallée de Campan , pour remonter la rive dr. du torrent par un chemin facile, qui se dirige au S.

à travers les prairies parsemées de cabanes. Quand on veut jouir d’une belle vue, il est bon de tourner à g. et de prendre un sentier qui , s’élevant en zigzag sur le penchant de la montagne, conduit par delà les dernières granges au pâturage de Pi dets Goutils. De ce point, on découvre devant soi les nombreuses habitations du Peyras (1068 mèt.), échelonnées en étages sur les hauteurs de la rive g. et protégées contre les vents et les neiges par d’impénétrables forêts de hêtres; dans la vallée s’étend le hameau de Rimoula. Au S. , on voit le vallon se terminer aux escarpements de Ballongue , et le Pic du Midi se dresser au-dessus de ces crêtes inférieures.

Le même pâturage, changeant de nom à mesure qu’on s’avance, s’appelle successivement Soubiras, Pla d’Eros Lagnos, Saoutadero et Goutils. Ici la vallée se divise en deux branches : l’une suit la direction principale-, l’autre tourne à dr. vers le S. O. La première se termine aux rochers escarpés de Pena Pich (Pisse-Pierre) , remarquables par les sources considérables qui glissent le long des pprois ; en franchissant ces murailles de

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