‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 208 sur 384 · DE PARIS A TOULOUSE PAR BORDEAUX · texte numérisé non relu

DE PARIS A TOULOUSE PAR BORDEAUX

840 kil. Chemin de fer. Trajet en 16 h. 2o m. par les trains express, et en 27 h. 50 m. par les trains omnibus. — 93 fr. 55 c. , i" classe ; 70 fr. 15 c. , 2* classe ; 5t fr. 45 c., 3' classe.

583 kil. De Paris à Bordeaux

De Bordeaux à Toulouse1.

257 kil. Embarcadère place Saint - Jean, & l'extrémité méridionale de la ville. 4 convois par jour. Trajet eu 6 h. 2o m. par les trains express; en 8 h.

35 m. et to h. 25 m. par les trains omnibus. tT* classe. 28 fr. 80 c. ; 2* classe, il fr. 50 c.{ 3' classe, 15 fr. 85 c.

AU sortir de Pembarcadère proprement dit , situé à 5“,28 audessus du niveau de la mer, on traverse la gare des marchandises et les ateliers, qui couvrent une vaste superficie de terrain. Bientôt on laisse à dr. la ligne de Bayonne pour remontet une plaide fertile sur la rive g. de la Garotine, que l’on n’aperçoit pas.

t . Là description détaillée de cette route forme un volume de 4Î5 pages, de Bordeaux d Toulouse, à Celle et à Perpignan, par Ad. Joanne. Paris, Hachette et Cie. Nous y renvoyons le lecteur.

6 kil. Bègles, b. de 3286 hab. AU delà, la plaine devient de plus en plus riante; à g, on aperçoit au loin les coteaux, couverts de villas, au pied desquels coule la Garonne , toujours invisible.

7 kil. Villenave-cCOmon , v. de 1779 hab.

9 kil. Cadaujac, v. de 1000 hab., situé à peu de distance de la rive g. de la Garonne. Les prairies deviennent marécageuses; sur la dr.

on remarque des pins ; de ce côté , en effet, on touche presque à la limite des Landes.

14 kil. Saint-Médard d’Eyrans, v. de 500 hab. C’est là qu’il faut s’arrêter pour aller voir, à 6 kil. , le château de la Brède, où naquit Montesquieu.

En quittant là station de Saint- Médard d’Eytans, on laisse à g. le château de la famille de Sèze. Le chalet que l’on remarque près de la voie dépend du beau parc qui entoure ce château. A dr. on continue à longer les Landes; cependant on commence à apercevoir quelques vignes. Sur la g. s’étend une plaine alluviale où de nombreuses villas se cachent derrière des massifs d’arbres.

19 kil. Beauliran, v. d’enviroh 900 hab. On laisse ensuite à dr. le

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v. de Castres (700 hab.), situé sur .la route de terre.

21 kil. Portets, v. de 1864 hab. Le obemin de fer s’est rapproché de la Garonne. Sur la rive dr. du fleuve, toujours couverte de maisons de campagne et d’habitations, les regards sont attirés par les restes imposants du château de Langoiran, qui fut détruit en partie pendant les guerres de religion.

24 kil. Arbanats, v. de 494 hab., dont le territoire caillouteux produit des vins blancs renommés.

Entre Arbanats et la station suivante, on remarque, à g., tout près de la voie, une petite église neuve, de style roman. Du même côté se trouve Virelade , v. de 1300 hab. , qui possède de belles prairies sur le bord de la Garonne, et qui récolte de bons vins rouges et blancs.

28 kil. Podensac, b. de 1594 hab. , est situé sur la route de terre , à la g. du chemin de fer, au milieu d’un territoire de gravier renommé pour ses excellents vins blancs. Visà-vis, sur la rive dr. de la Garonne, se montre le joli v. de fiions, qui a conservé quelques débris de son ancien château fort.

30 kil. Cirons (1400 hab.), le Sinon? des itinéraires romains.

C’est à Cérons qu’il faut s’arrêter si on veut' aller visiter Cadillac, petite V. de 2295 hab. , située à 2 kil. du chemin de fer, sur la rive dr. de la Garonne; elle a conservé le château du duc d’Épernon , remarquable édifice de l’époque de la Renaissance , transfornR en maison de détention (femmes).

34 kil. Barsac (2830 hab.), célèbre par ses vins blancs. Au delà de ce bourg, on traverse le Ciron, qui descend des Landes. A dr. s’étend

une vaste plaine couverte de vignes; à g., plusieurs châteaux attirent les regards sur les coteaux de la rive dr. de la Garonne. Parmi ces châteaux, on remarque surtout celui de Sainte-Croix du Mont, entouré d’un vignoble renommé. -»

37 kil. Preignac, b. de 2426 hab.

On y voit les ruines du château de Lauvignac. La station dépassée , on aperçoit à g. une petite église récemment bâtie ; sur la dr. , au milieu des vignes, se montre un petit château du siècle dernier. On traverse quelques bouquets de pins; puis, entre deux tranchées, une belle plaine couverte de vignes, de champs, de prairies et d’arbres de toute espèce.

42 kil. Xiangon, ancienne Alingo, V. de 4201 hab., pittoresquement située sur la rive g. de la Garonne.

L’église paroissiale, qui date du xn* siècle , mais qui avait été rebâtie dans le style gothique, probablement par les Anglais, a été remaniée et complétée dernièrement par l’architecte Duphot.

C’est à Langon que le chemin de fer quitte la rive g. de la Garonne pour passer sur la rive dr. Le pont sur lequel il franchit le fleuve a 212 mèt. de portée; il est formé dé trois arches en tôle , dont deux mesurent 66 mèt. et la troisième 77 mèt. Il se compose de deux poutres en tôle de 5",50 de hauteur, soutenant des pièces de pont qui portent les voies. Le fer employé dans cette construction pèse environ 900 000 kilogr. A la suite de ce pont, pour ménager un large débouché aux eaux de la Garonne qui se répandent dans la vallée, sur la rive dr. du fleuve, on a construit un viaduc courbe en pierre de trente-deux arches, ayant 16 mèt.

d’ouverture chacune. Bientôt après 1(1 avoir dépassé ce viaduc , on perd de vue la Garonne, qui coule cependant à peu de distance. On laisse à g. une maison fortifiée avant d’atteindre

45 kil. Snint-Macaire (1448 hait.), • f jadis ville forte. L’église date du commencement du xi* siècle; elle est en partie du style roman, en partie du style gothique.

48 kil. Saint-Pierre d’Aurillac (1308 hab.). Au delà d’une tranchée assez longue, on laisse à dr. , sur la rive dr. de la Garonne , l’embouchure du canal latéral à la Garonne et le château de Castets.

52 kil. Caudrot, v. de 1367 hab.

Avant de croiser la route de terre de Bordeaux à Toulouse, on entre dans une tranchée d'un kil. environ, au sortir de laquelle on voit, à dr., la Garonne , et à g. , la vallée du Dropt. On franchit cette rivière sur un pont d’une seule arche de 28 mèt. d’ouverture.

56 kil. Gironde (929 hab.). Près de ce bourg, on montre des murailles en ruine auxquelles les habitants donnent, à tort ou à raison, le nom de Château des quatre fils Aymon. Un peu au delà , on côtoie à dr. la Garonne, qui coule entre de belles prairies bordées de saules et de peupliers. A g. une jolie villa se montre sur un coteau couvert de vignes; mais bientôt l’attention est attirée de ce côté par un paysage pittoresque. C’est la Réole , avec son vieux château en partie couvert de lierre , ses murailles croulantes, sa promenade de tilleuls, son égl^e, dont le clocher neuf se dresse fièrement au-dessus des maisons groupées à sa base, son ancien couvent dominant le fleuve, son pont suspendu d’une

seule arche, ses rues étroites dans lesquelles on peut à peine jeter un regard entre deux petits souterrains.

61 kil. X* Réole, V. de 4193 hab. , chef-lieu d’arr. de la Gironde, était nommée autrefois Régula, à cause de la règle de saint Benoit que les moines introduisirent au x' siècle dans son monastère. Le château a été construit par les Anglais en 1186, puis agrandi aux xin" et xi v* siècles, et démoli en partie en 1629. Une de ses quatre tours, nommées autrefois les Quatre-Sceurs, n’existe plus; deux autres sont ouverte^ et ruinées : il n’en reste qu’une, haute de 26", 20.

L’église de Saint-Pierre, du style de transition, a été fondée sous le règne d’Henri II ; le clocher vient d’être reconstruit.

La station de la Réole dépassée , on longe à g. la route de terre, au pied de petits coteaux sur lesquels on remarque de jolies maisons de campagne. Adr. , on domine la Garonne , dont on ne tarde pas à s’éloigner; à g. on laisse Montagoudin (187 hab.), Saint- André du Gam (236 hab.), Mongausy (513 hab.) et Saint- Albert. Entre la rive dr. et le chemin de fer, est le v. de Bourdelles (359 hab.).

67 kil., ljamothe-Landeron , b.

de 1400 hab. En face , sur la rive g.

de la Garonne, au sommet d’un rocher élevé , se dresse la tour de Meilhun, qui fut prise d’assaut par Charles VII en 1442. A peine a-t-on quitté la station de Lamothe, que l’on sort du départemènt de la Gironde pour entrer dans celui du ■ Lot-et-Garonne. Après avoir traversé le ruisseau de la Gupie, on croise la route de terre.

•72 kil. Sainte- Baxeillc , b. bien

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bâti, de 2814 hab. , situé à dr. du chemin de fer. • *

79 kil. Warmandej chef- lieu d’arr. du Lot-et-Garonne, V. de 8368 hab., bien située sur un plateau qui descend par une pente rapide vers la Garonne, et entourée d’une large esplanade qu'ombragent de beaux ormeaux. L’église a été construite aux xiii* , xiv* et xve siècles. Le chœur a été rebâti en grande partie avec le clocher, il n’y a pas encore deux cents ans, à la suite des désastres causés par la foudre en 1668 et 1672. On y remarque surtout une magnifique rosace de 7 mèt. de diamètre. *.

Au delà de Marmande, la plaine devient de plus en plus riche.

89 kil. Fauguerolles, v. de 748 h.

Après avoir traversé le ruisseau du Tolzac, sur un pont d’une seule arche de 15 mèt. d’ouverture, on laisse à g. le v. de Feuillet. Plus loin, au delà d’une courte tranchée, on remarque sur la dr. un petit château.

96 kil. Tonnein», ancienne Tonnantie, V. de 7949 hab. , bien bâtie et agréablement située sur un coteau de 25 à 30 mèt. d’élévation , qui domine presque à pic la rive dr. de Ja Garonne. C’est la patrie de Mme Cottin.

104 kil. Nicole (ôi3 hab.j. A peine a-t-on quitté cette station, qu’on aperçoit à dr. la Garonne, et bientôt on la côtoie sur un remblai construit en partie dans son lit. Un petit village se montre à g. sur «les coteaux blanchâtres couverts de vignes ; et presque aussitôt on voit s’ouvrir, du même côté, la large vallée par laquelle, le Lot descend à la Garonne, pès qu’on a aperçu cette rivière et le pont en merre de sept arches qui le tra-

verse, on entre dans un de ces affreux ponts-tubes inventés par des ingénieurs qui semblent avoir horreur de la nature. Celui-ci a 161 mèt.

de longueur; il se compose de trois arches, dont deux de 45 mèt. et une de 7 1 mèt. Les voies sont supportées par des pièces de pont que relient, à la partie inférieure, quatre poutres en tôle, ayant 5“, 50 de hauteur; on a employé environ 1 000 000 de kilogr. de fer dans cette construction.

108 kil. Aiguillon, ancienne Acillio, V. de 4173 hab. Au-dessus de la gare, se dresse à g. le château inachevé , commencé par le duc d’Aiguillon, ministre de Louis XV, sur les débris d’un ancien château fort. On voit encore à Aiguillon quelques restes de murailles romaines.

116 kil. Pgrt Sainte-Marie, petite V. de 2928 hab. , aux tuçs étroites et pittoresques. Au delà de ia station . on découvre à dr. une belle vue sur la Garonne, qui décrit une courbe gracieuse. A g. s’ouvre une vallée arrosée par le ruisseau de Poulac, que traverse un pont de 2“, 50 d’ouverture. A l’entrée de çette vallée, du côté opposé, le v. de Clermont- Dessous (1261 hab.) a groupé pittoresquement sur un promontoire ses maisons, son église et ses vieilles murailles. C’est une ancienne place forte qu’Amaury de Montfort assiégea vainement, en 1221 , et que les routiers prirent on 1457.

122 kil. Fourtic, ham. dépendant de la commune de Dusignan-le- Grand (508 hab.),

127 kil. Saint-llilaire (980 hab.).

130 kil. Colograf, ham. dépendant (ie Saint-Cyr, dont la population se monte à 1827 hab. A 4 kil.

de la station, le chemin de ferfran-

chit lè ruisseau de Courberieu.

1 kil. plus loin , il pisse sous le canal latéral , puis il croise la route impériale; et', après avoir laissé à df. l’églisé de Saint-Caprais, périfetre dans la gare d’Agen, construite à l’E. de cette ville, au pied d’uii amphithéâtre de collines chargées de jardins en terrasses. Longtemps avant d’arrivdr, on a pu apercevoir le beau pont sur lequel le canal latéral traverse la Garonne ; il est formé de 23 arches, dont 17 donnent passage au fleuve et dont lës autres s’ouvrent sur une prairie souvent inondée.

136 kil. Agen (Buffet j 30 et 35 min. d’arrêt.) chef-liêu dii département du Lot-et-Garonne, V. de 17 €67 hab. , est située, à 46 mèt.

au-dessus de la mer, au pied d’uüe colline couverte de vignes , d’arbres fruitiers, de villas, et appelée là Côte de l’Ermitage.

La cathédrale d’Agen , consacrée à saint Càprals, fut fondée au xi' sièclë sur leà riiines d’un ancien monument dont il reste encore quelques tombeaux de marbre; dans l’abside. On remarque aussi des chapiteaux très-élégants, provenant sans doute de la première basilique. Le xr siècle bâtit l’abside et ses trois chapelles; le transsept, dahs sa partie inférieure, aussi bien que les deux chapelles qui s’ou\ rent dans les croisillons parallèleméht au chœur, appartiennent au xii* siècle. Au xni' siècle, on construisit les voûtes du transsept, et le xiv' commença la nef, qui ne fut achevée qu’au xvi'. L 'église des Jacobins, construite au xm' siècle, se fait remarquer par sa forme singulière. Des colonnes médianes la divisent en deux parties.

La promenade du Gravier, qui

longe le bord de la Garonne, eSt une vaste place séparée en deux parties inégales par la route de Tarbes, et plantée d’ormes d’une grosseur extraordinaire. De cette promenade, on aperçoit les ponts de la Garonne : le pont de la route de terre, de 11 arches en pierre; une élégante et gracieuse passerelle suspendue d une seule travée de 170 mèt. , et le beau pont du canal.

Agen est là patrie de Bernard de Palissy, de Laeépède et de Jasmin.

Ce dernier y demeüre (sur le cours Saint-Antoine, près du café des Messageries).

Eh quittant Agen; on traverse, sur tin pont de trois arches, le ruisseau de la Masse , et On se rapproche de la Garonne, qui décrit une forte cburbe pour aller recevoir au S. les eaux que lui apporte le Gers. A g.

le canal latéral et la route de terre courent parallèlement à peu de distance, au pied de coteaux bien exposés, sur lesquels on remarque un château en partie moderne , entouré d’un joli parc, avant de franchir la Seune. , , ....

145 kil. Sauveterre (620 hab.),

150 kil. Saint-Nicolas (511 hab.).

Au 151' kil. on franchit le ruisseau de la Nèguevieille. .

156 kil. Lamagistère (1880 hab.), première station du département de Tarn-et-Garonne. A 15,00 mèt. an delà de ce village ou traverse sur gri pont de 10 mèt. le ruisseau de llarguelonne. Au 160e kil. on franchit le canal latéral sur un pont hiais .de 14", 55, et bientôt on voit s’ouvrir à g, la vallée d’où descend la Grande-Barguelonne. ,,

162 kil. Valence -d’Agen, Y. de 3532 hab. , située à la dr. du chemin de fer.

Après avoir traversé au iô7* kil.

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le ruisseau de la Sodèie sur un pont de 6 mèt. , on atteint la station de

169 kil. Malauze, v. de 1120 hab., situé à g. du chemin de fer, à l’entrée d’un petit vallon , et dominé par les ruines d’un vieux château.

Au delà de Malauze, on suit les contours de la Garonne que l’on voit se dérouler au-dessous du canal entre les peupliers. Au delà de Boudou, qui se montre à g. au pied d’un coteau , et près duquel s’élève un petit castel de forme carrée , on arrive au confluent de la Garonne et du Tarn , et l’on suit la rive dr. de cette dernière rivière. Après avoir traversé le ruisseau de Lautréol sur un pont de 5 mèt., on aperçoit lê beau pont de neuf arches en pierre et en briques, qui relie la ville de Moissac à la rive g. du Tarn. Le chemin de fer continue à s’élever au-dessus du niveau de la mer; il était à 67", 81 à Valence-d’Agen ; il atteint 74", 78 à

170 kil. Mois iac, chef-lieu d’arrondissement du Tarn-et-Garonne, V. de 10 290 hab. , qui possède deux des monuments les plus intéressants du midi de la France, son église et son cloître. L 'église a été construite vers le milieu du xv» siècle, sur l’emplacement d’une ancienne église bâtie en 1063 et détruite on ne sait à quelle époque. C’est un édifice massif, auquel sa grosse tour carrée donne l’apparence d’un château • fort; mais elle offre un portail curieux par ses sculptures. Le cloître se compose de fragments d’un monument du xr siècle, replacés lors de la reconstruction des bâtiments claustraux, vers le commencement du xii* siècle. Le chemin de fer a détruit une partie des bâtiments qui dépendaient du cloître.

A peine a-t-on quitté la 'station

de Moissac que l’on entre dans un tunnel long de 85 mèt., auquel succède une tranchée profonde consolidée par des murs de soutènement. On passe ensuite sous un pont biais de 20”, 50, puis on décrit, au delàde la route de terre , une forte courbe qui offre de beaux points de vue sur la ville, le canal et la vallée du Tarn. Au 182* kil. , on franchit le Tarn sur un pont-tube de 308 mèt. de longueur composé de cinq arches, dont trois de 70 mèt. d’ouverture , et deux de 43 mèt. Ses parois s’élèvent à une hauteur de 5“,50; 2000 tonnes de fer et de fonte ont été employées à sa construction.

Le Tarn franchi , on longe à dr. le canal qui vient aussi de traverser la rivière sur un beau pont de pierre.

187 kil. Castelsarrasin , cheflieu d’arrondissement du Tarn-eti Garonne , V. de 6894 hab. Le chemin de fer s’éloigne du canal latéral et de la Garonne, pour se diriger à l’E.

195 kil. Lavilledieu (876 hab.).

Près du v. de Montbéton, on traverse une tranchée profonde de 8 à 12 mèt. et de plus de 2. kil de Ion-, gueur , suivie d’un remblai qui est presque aussi long. On aperçoit à dr. un petit château entouré d’arbres ; puis on laisse à g. l’embranchement qui, reliant Montauban au Lot et à Clermont, traverse le Tarn sur un beau pont de sept arches, chacune de 23 mèt. d’ouverture.

206 kil. Montauban ( Buffet , 20 minutes d’arrêt), ancien Mons Âlbanus, chef-lieu du département de Tarn-et-Garonne, est une V. de 25 095 hab. , située sur un plateau de 20 à 30 mèt. de hauteur, entre la rive dr. du Tarn, à l’0., et le ruisseau du Tescou , au S. , et traver-

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