‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 215 sur 384 · HÔTELS ET MAISONS PARTICULIÈRES · texte numérisé non relu

HÔTELS ET MAISONS PARTICULIÈRES

L’hôtel d’Assezat se trouve situé au carrefour que forment les rues du Pont-Neuf, des Marchands, de la Bourse, de l’Écharpe et des Paradoux. A l’extérieur, rien n’attire d’abord les regards des passants; toutefois, si la porte a perdu les tourelles et les clochetons qui la couronnaient, elle a conservé un beau fronton ; elle est , en outre ,

surmontée de festons et de guirlandes. Mais, dès qu’on l’a franchie, on a sous les yeux l’un des plus beaux monuments du xn' siècle, indignement mutilé, dégradé, souillé, sali. La cour est carrée; les deux corps de bâtiment adjacents à l’angle opposé au portail présentent trois sortes de colonnes superposées : ionique orné au rez - de - chaussée , toscan au premier étage et corinthien au deuxième étage. A leur point de jonction s’élève en demi-saillie la tour de l’Escalier, terminée par une flèche et un clocheton , et décorée dans le même style. La baie de la porte est ornée de colonnes torses qui servent d’appui à un cartouche sur lequel on lit le millésime 1555; les, battants à compartiments sont consolidés par des clous à tête flquronnées. Si l’on doit en croire la tradition, cet hôtel aurait été construit d’après les dessins du Primatice.

La rue de la Dalbade contient plusieurs hôtels de la Renaissance dignes d’une visite. Le premier est la Maison de pierre, édifice lourd, massif, disgracieux, mais puissant et original, qui date du commencement du xvnc siècle. On a employé dans sa construction les débris d’un temple somptueux, consacré probablement à Pallas. Le portail extérieur, formé de deux portes plein-cintre séparées l’une de l’autre par une élégante colonne, est encadré de chaque côté par deux colonnes accouplées dont les chapiteaux, se terminant en socle, attendent encore leurs statues. Huit massives colonnes cannelées à demi engagées dans la muraille, décorées de bas-reliefs à mi-hauteur et séparées par des fenêtres élégantes, complètent la façade. L’intérieur.

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plus orné et mieux fini , n’a ni la même lourdeur ni la même originalité. , , . '

Au n° 22 de là même nie, uh peu au delà de l’hôtel Saint-Jean, les regards sont attirés par un portail de petites dimensions, dans le style italien de la Renaissance; c'est l’entrée de l’hôtel Catelan, actuellement l 'hôtel Telzins , construit, dit-on, par Bachelier, te portail est un ârc à plein-cintre, fiànqué de quatre colonnes corinthiennes cannelées; ces colonnes, engagées dàns le mur, soutiennent un entablement et une frise à bossages en marbré de couleur, et forment de chàque côté une sorte d’avant-corps, au-dessus duquel s’duvre ufiè fenêtre cintrée, ornée, dans son pourtour, d’un bandeau ou cadre qui est déeoré avec toute la recherche de l’époque. A dr. et à g. sont deux magnifiques Termes.

L’intérieur de l’hôtel renferme une très-belle cheminée appelée cheminée d’Hercule, et attribuée à Jean Goujoh. Un cartoüche élégant porte cette inscription : Hercules gallicus.

l 'hôtel liafebor'dei ou Fleyrts à été également construit pat Bachelier et peut être considéré comme son chef-d’œuvre. Là coUr est ornée d’admirables sculptures : chique croisée est accolée de deux statuëà di semblent vivré sut leurs Socles e pierre; on remarque surtout une vieille ftemttie qui pàssé pour ühfe des choses les pltis belles qtl'e la sculpture àit jamais produites.

L’hôtel Bermiÿ (lycée) ëstuh édifice un péd pins ancien; tout ÿ révèle lë Stylé Sobre encore du iv‘ siècle. Là cour était très-belle , mais les travaux Èfittépris feii 1857 l'ont entièrétiifent mutilée.

MÜSÉM. — COLLECTIONS.

Le Musée dé Toulouse , sinon le plus riche musée des départements, du moins l’Un des plus variés et des pins intéressants, occupe FancieU couvent des religieux de l’ordre de saint Augustin , dont les remarquables restes méritent à eUx seüls une visite. Il se compose de trois collections principales : le musée des Antiques, celui des tableaux et des plâtres, et Celui d’histoire naturelle.

Le Musée des Antiques n’a été fondé qu’ett 1817; il doit sa création à M. Alexandre Du Mège , qui en est aujourd’hui l’inspecteur; lâ collection se compose de 9000 objets précieux, rangés en ordre dans déut cloîtres entourant deux jolis jardins. Parmi les antiquités les plus ciirieuses , on remarqué : les autels votifs dédiés aux divinités locales des Pyrénées, qui forment la suite là plus nombreuse qu’on connaisse peut-être dans cette branche de la Mythologie (Y. R. 70); la série, sans rivale en France , des quarante têtes impériales en marbre qu’ont mises à jour les fouilles de Callagorris (Martres, V. R. 68); l’Ariane à deux couleurs ; la charmante tête de Vénus, etc.

Dans les galeries de l’étage supérieur sont disposés de nombreux vases peints, des séries de bustes, figurines, statuettes, armes, styles, scarabées, papyrus et peintures, etc.

C’est là aussi que l'Académie des sciénces de Toulouse a déposé èdn beau mëdaillier, riche dfe près de 5000 pièces.

La Salle des plâtres occupe l’éntplacement de l’ancienne chapelle de Notre-Dame de là Pitié, belle construction à dëttx néfS, fini Contient aujourd’hui Une collection de

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