‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 216 sur 384 · ROUTE 64. TOULOUSE. — COLLECTIONS · texte numérisé non relu

ROUTE 64. TOULOUSE. — COLLECTIONS

figurés moulées sur l’antique. Un escalier, d’une construction hardie, monte dé la salle des plâtres au musée des tableaux. Là salle principale, l’ancienne église des Augustins, est vaste et suffisamment éclairée ; niais l’humidité qui y règne a endommagé les tableaux , qui viennentd’être en partie restauré (1858) .

Le musée de Toulouse a été fondé en 1792; l’ouverture en eut lieu le 10 fructidor an ni; il Contient environ 500 tableaux.

Parmi les toiles originales des écoles italiennes, on remarque : un Canaletto (6); un Michel-Ange Caravage (7) ; deux Guerchin (24 , 25) ; deux Guido Reni (27, 28); un Pérugin .(42); un Raphaél douteux, qui semble plutdt devoir être attribué à Jules Romain (48); un Salvator Rosa (63) ; un Vanni (73); etc.

L’école espagnole est représentée par un beau tableau de Hurillo (39).

Les écoles flamande , allemande et hollandaise, offrent deux paysages de Breughel (112 , 1J3).; trois Philippe de Champaigne (119); un Crayer (126); trois VanDyck (127, 128, 129); un Janssens (135); un Jordaens (136); un Karel Dujardin (142); un Vander Meulen(150); un Miéris (151) ; un Rubens (160) ; un Ruysdael douteux (163) ; deux Wouwermàns (171, 172), etc.

Dans la collection de l’école fràriçaisé on remarque des tableaux de Brascassat (220) ; Coignet (225) ; Couture (226); Eugène Delacroix (232); Gérard (252); GérOme (253); Ciroüi (254); Gros (255, 256, 25Î; 258); Isabey (266); Jouvenet (267; 268); Largillière (281, 282 , 283); Mignard (299); Monnoyer (304, 306); Poussin (3l5, 316); Rigâüd (326); Rivalz, artiste de Toulohse (329); Roques (347); Rchopiri (353) ;

Valentin (375); Glaize (sans n*Jj Hédouin (sans n"), etc.

La bibliothèque publique , rue du Lycée, n° 1, est ouverte tous les jours , excepté le lundi , depuis 10 h.

du matin jusqu’à 3 h. du soir. D’après M. Pont, elle renferme aujourd’hui plus de soixante mille volumes et sept cents manuscrits, et présente dans toutes les branches de la bibliographie de précieuses collections et ae très-bons ouvrages. Les éditions du xv* siècle ét du commencement dü xvr, les volumes rares, sont en grand nombre, et beaucoup de ces livres; indépendamment de leur mérite intrinsèque, tirent plus de valeur encore des savants illustres auxquels ris ont appartenu, et des notes autographes ou des signatures qu’ils contiennent.

En outre, ta bibliothèque de Saint- Etienne comprend environ sept mille volumes , qui tût Ou tard feront partie de la bibliothèque publique.

ÉTABLISSEMENTS D’iNSTBDCTION PCBLlylE.

La plus ancienne et la plus célèbre des sociétés littéraires et savantes de Toulouse est l’Académie des JnÈ Floraux : elle date de plus dé cinq siècles, et commença dans uli des faubourgs par « la très-gaie compagnie des sept troubadours de Toulouse et mainteneurs dugdÿ savoir. Le premier poète couronné par la compagnie fut maître Arnaûd Vidal de Castelnaudary. L’institution vit s’étendre peu à peu sa célébrité , et , vers la fin du xv* siècle , Une dame noble, Clémence Isauré, fille probablement de la maison dê Laudün, acheva de consolider l’œuvre des mainteneurs, en lui consacrant plusieurs grands et notables revenus. » Le nombre des académi-

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ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

ciens est de 40, le préfet de la Haute-Garonne et le maire de Toulouse sont académiciens-nés , et distribuent tous les ans six fleurs en prix de poésie : l’Amarante, la Violette, le Souci, la Primevère, le Lis et l’Êglantine. En 1856, 467 poètes ont soumis leurs vers au jugement de l’Académie.

L’ Université a été fondée en 1229; c’est la plus importante de France après celle de Paris ; elle comprend une faculté de droit, une faculté des sciences, une faculté des lettres, une école de médecine et de pharmacie ; cette dernière a reçu , en 1855, 205 élèves.

Toulouse possède en outre l’une des trois écoles vétérinaires de France : cette école est située à g.

de la gare (en venant de Bordeaux), de l’autre côté du canal , au pied de la colline que domine l 'observatoire , • construit en 1839 d’après les plans de M. Vitry , et dirigé par le célèbre physicien et astronome, M. Petit.

L’école des Veaux-arts et des sciences industrielles était fréquentée en 1855 par 579 élèves.

Toulouse n’a qu’un seul jardin public , son jardin des Plantes , qui s’ouvre sur l’allée Saint-Michel, à l’extrémité méridionale de la ville.

Ce jardin , établi et enrichi par le célèbre botaniste Picot de Lapeyrouse, occupe, dans l’ancien enclos des Carmes déchaussés, une assez vaste superficie de terrain; il renferme une intéressante collection des plantes des Pyrénées, mais il est mal dessiné, mal entretenu et tout à fait indigne, comme jardin public, d’une ville aussi peuplée et aussi riche quo Toulouse. Il est ouvert au public les dimanches, jeudis et jours de fête , de midi à la nuit, et. les autres jours, de trois

heures à la nuit; les jours de pluie, il reste fermé. Un portail, orné de huit colonnes de marbre, en désigne l’entrée.

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