ROUTE 70. BAGNÈRES DE
putait alors la monarchie de Charles- Quint au duc d'Anjou, vint la ravager; en 1723, un incendie ladétruisit tout entière, à l’exception de l’église.
Mais vers 1754, un des seigneurs des environs , ayant entendu parler des eaux de Luchon, se hasarda à venir s’y baigner, et en effet il guérit. M. d’Ëtigny, intendant d’Auch, auquel il raconta sa guérison , alla visiter à son tour la vallée de Luchon, et fit venir deux savants chimistes, Bayen et Richard, pour leur confier l’analyse des eaux. Encouragé par leur rapport, il se mit aussitôt à l’œuvre; sur ses ordres on traça, puis on ouvrit la route de Montrejeau à Luchon, et celle de Bigorre à Luchon par le col de Peyresourde. Enfin, il perça la belle allée des bains, connue maintenant sous son nom. « Cependant, pour ce méfait, il manqua d’être lapidé. Il fallut faire venir une compagnie de dragons pour forcer les Luchonnais à souffrir la prospérité de leur pays. » M. d’Etigny voulait aussi faire construire un établissement digne du Luchon qu’il rêvait dans l’avenir, mais il mourut avant de pouvoir donner suite à ce projet.
Son successeur, M. Lachapelle , commença les constructions : toutefois les travaux furent bientôt interrompus, et ce fut seulement en 1818 qu’un édifice thermal fut définitivement achevé. Plus tard, le fermier des eaux construisit les bains Richard, et un M. Ferras éleva les bains Ferras ; mais l’affluence croissante des visiteurs rendit bientôt tous ces thermes insuffisants. Enfin la ville de Luchon se résolut à bâtir un nouvel établissement. Le 22 août 1848, les commissaires de la République en posèrent la première pierre.