GRANDES EXCURSIONS
De Lucbou à Saint-Bertrand de Commtnges.
A. Dr Luchon d tinlnt-Dertrond par
la rente* de ponte. Valide de la
Baroaue.
33 kit. Roule de poste. — Voiture»
particulières, 30 fr. — Un cheval ou un guide, 5 fr. Cette course, fatigante à cheval, doit être faite de préférence en voiture.
De Luchon à la jonction de la route de Toulouse avec celle de Saint-Bertrand (V. R. 69).
, Quand on quitte la route de Toulouse, on remonte la vallée de la Barousse jusqu’à Ixaourt, v. où l’on traverse la rivière pour se diriger au N. O. sur Saint-Bertrand, qu’on aperçoit bientôt et qui est éloigné de 45 min. (Voy. ci-dessous.)
N. B. Si l’on a pris la diligence de Toulouse, il faut la quitter au delà de Loures, à la jonction des routes de Toulouse et de la Barousse.
De ce point, en effet, 30 min. suf-
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
fisent pour gagner Saint-Bertrand par Valcabrère.
B. Par Majrègnr et Most.
10 kil. de Luchon à Mayrègne (V. R. 62).
De Mayrègne, on gravit, par une montée rude , les pâturages qui couvrent les pentes du versant N.
de la vallée d’Oueil, et, en 1 h. 1/2 de marche environ, on atteint le Çol de la Pâlie, situé entre deux pitons de 1800 mèt. de hauteur. De là on descend, par le ravin de la Pâlie, dans la vallée de l’Ourse (orientale); et, en suivant les pentes douces des pâturages parsemés de chalets et de granges, on arrive en 3 h. de marche à Sost, charmant petit v. de 606 hab. , situé sur la rive g. de l’Ourse. (Pêne , aubergiste.) Aux environs se trouvent des carrières de marbre statuaire presque abandonnées.
De Sost, on peut monter à dr. sur les hauts pâturages du Pony de Hourmigué, et redescendre à Cierp.
C’est une course de 2 h. 30 min. (V.
Au delà de Sost, on passe à Ksbareich ( 572 hab.) , et bientôt on entre à Mauléon-Barousse, situé au confluent des deux Ourses, à 4 kil. de Sost.
Cm Par Uottrft d'darll et Mamléon- UarouitNrs
14 à il b.
14 kil. 1/2 de Luchon à Bourgd’Oueil (Y. R. 62).
Au sortir de Bourg d’Oueil, situé à 1354 mèt. de hauteur, on remonte dans la direction du N. à travers des rochers écroulés qui n’offrent aucun danger, et bientôt on atteint le col à peine élevé de 300 mèt. audessus du village. A dr. on voit une
petite mare à demi comblée, appelée Coume de la Laque. De là on descend par une belle pelouse où les sentiers se croisent dans tous les sens; et, après avoir trouvé la belle forêt de Samaoury et suivi le cours d’un ruisseau qui forme plusieurs cascades, on arrive aux Chalets de Saint-Sérée , situés à 1 h. 1/2 de Bourg d’Oueil. Ce petit hameau , appelé aussi Bans de Herrire , ne jouit pas encore de toute la réputation qu’on a essayé de lui faire, et les paysans des environs viennent seuls demander à ses eaux thermales la guérison de leurs maux.
Cet état d’abandon se prolongera probablement jusqu’à ce qu’une belle route carrossable relie les Chalets de Saint-Nérée à la vallée de la Garonne.
De la Roche damnée , qui est à 300 pas dans le bois au-dessus du chalet des Chasseurs , on découvre une l«Ile vue sur la vallée. Ce bloc erratique est un des plus remarquables des Pyrénées.
Des Chalets à Manléon on compte 1 h. 15 min. Au sortir des Chalels, on continue à descendre du S. au N.
la vallée de l’Ourse (occidentale); on passe près de la cascade Vacqué, puis, en suivant toujours les sinuosités du torrent, qui se dirige ici vers le N. E. , on le traverse au v. de Ferrère (509 hab.), situé sur la rive g. de l’Ourse, et on laisse à g. , Sur la colline , à
1 kil. de Ferrère, (hirde, v. de 316 hab. Un peu en aval, on voit un arceau naturel de plus de 10 mèt. d’élévation, formant un pont au-dessus de l'Ourse. Les eaux qui, plus haut, se précipitent en cascade, se frayent ici un passage à travers le rocher et roulent sourde- I ment dans un gouffre souterrain.