‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 260 sur 384 · enl · texte numérisé non relu

enl

gr.

Sulfure de calcium

0,tl35

» de magnésium.

i races

Chlorure de sodium.. . .

traces

» de magnésium.

» de potassium..

Carbonate de chaux. .. .

» de magnésie.

Sulfate de chaux

» de magnésie. . . .

» de souue

traces

Silicate de soude

Silice

Alumine

Matière organique. ....

iiidét.

Ces eaux ne sont pas encore employées régulièrement comme agent thérapeutique. la source salée sert aux usages domestiques.

Effets physiologiques ; L’eau sulfureuse , analogue à celle d’Enghien .

est la plus riche en soufre des eaux sulfurées sodiques des Pyrénées.

Bibliographie : Filhol, eaux minérales dea Pyrénées. Paris, 1853; in-iü.

[2 kil. environ après avoir dépassé Salies , on laisse à g. la route qui remonte au N. pour traverser cette ville, longe la rive g. du Salat, passe à Mazères (441 hab.), et franchit la Garonne au confluent des deux rivières, un peu en aval de Mancioux (V. R. 69).]

La route de Saint-Girons, se dirigeant toujours vers le S. E., continue à se rapprocher du Salat et trarverse l’Arbas, près de son embouchure, sur un pont de pierre de cinq arçlies.

4 kil. (77 kil.) Jfane , v. de 710 hab. , situé sur la rive g. du Salat, à la jonction des routes de Toulouse et de Saint-Gaudens (V.

R. 79) et à l’entrée de la vallée d’Arbas , qui remonte au S. vers le col de Portets. Sur le coteau situé à g. de l’autre côté du Salat, s’élève un château moderne.

2 kil. (79 kil.) His, v. de 441 hab.

2 kil. (81 kil.) Çastagnède, v. dé 212 hab., situé vis-à-vis de labostide.

Après avoir traversé un petit ruisseau, descendu de belles forêts, qu’on voit au S. couronner les hauteurs, on passe au pied d’un promontoire, où se termine le département de la Haute-Garonne et où commence celui de l’Ariége. Déjà on aperçoit dans le lointain la cime du Canigou qui est souvent couverte de neige; puis, suivant la- courbe que décrit ici le Sâlat , on remonte,

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

dans la direction de l’E., la riche, fertile et charmante vallée qu’il arrose. On laisse à dr. Mauvexin, v.

de 173 hab. , et, à g. , de l'autre côté de la rivière , Lacave, v. de363 hab. , dont l’industrie déchue consiste dans la construction de bateaux. On passe ensuite sous un monticule boisé, au sommet duquel' s’élève un ch&teau carré en assez mauvais état, mais d’où l’on découvre une vue magnifique sur la vallée du Salat, puis , traversant le Gouarèze sur un joli pont de marbre, construit en 1818, on laisse à une faible distance à dr.

4' kil. (85 kil.) Prat, commune comptant avec les hameaux voisins une population de 1402 hab. Le village de Prat, où le Salat commence à être navigable , doit son nom aux magnifiques prairies dont il est entouré. L’église paroissiale, fort ancienne, possède une cloche fondue en 1340; on y montre la pierre tumulaire d’un centurion romain de la 9* légion , servant aujourd’hui de perron. Dans les environs du village se trouvent de nombreuses carrières de plâtre, ainsi qu’une grotte dont l’entrée est fort étroite , et sur la g. de laquelle s’ouvre une espèce de puits , dont la profondeur parait considérable , à en juger par le temps que mettent à y tomber les pierres qu’on y jette. Elles se brisent avec un long fracas sur les rochers, et vont s’engloutir dans les eaux qui remplissent le fond de cette cavité.

[A 6 kil. au S. de Prat, & l’extrémité supérieure du vallon du Gouaréze, on visite trois autres grottes fort remarquables, ouvertes dans le calcaire au pied de la montagne boisée de Balex. Pour les atteindre , il faut remonter le ruisseau de Prat et passer'à Canovet , v . de665hab. ,

situé au confluent de plusieurs vallons. Au sortir de ce village, on suit une gorge qui s’ouvre dans la direction du S. Une des grottes, large et assez élevée, pénètre jusqu’à une demi-lieue dans la montagne; l’autre est si étroite qu’on n’a pas pu en mesurer la profondeur; de la troisième, jaillit une source abondante, dont les eaux forment un ruisseau riche en truites et assez puissant pour faire mouvoir plusieurs moulins. On en ignore aussi l’étendue].

Au delà de Prat, on laisse à g., de l’autre côté du Salat, Bonrepaux ,v. dépendant de la commune de Prat , et plus loin Xercenac , v.

de 681 hab. , où se trouve une verrerie importante ; puis on tourne à dr. vers le S. E. pour atteindre

6 kil. (91 kil.) Caumont, autrefois ville importante, aujourd’hui simple v. de 531 hab., situé à la base orientale d’une montagne déboisée ( Calvus trions- , Chauve mont) .

a Là, dit M. Bergez, on voit des restes de fortifications imposantes, détruites probablement pendant la domination des Anglais. Sur cette môme montagne s’élevait jadis un temple païen, qui fut incendié et converti en une église chrétienne ; mais il ne reste de l’un et de l’autre que des fondements recouverts de l’herbe qui sert de pâture aux troupeaux. On a trouvé dans le cimetière et déposé à la bibliothèque du département un autel de forme élégante, avec cette inscription :

Deæ Andli Fœtinus (Fœtinus à la déesse Andli). Non loin de là, on découvrit aussi , en défonçant un champ , un tombeau sur lequel on lit cette inscription : Sergius Paulus uxori castissimæ (Serge Paul à sa très-chaste épouse).

PYRENEES 4r- PARTIE A°

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