‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 265 sur 384 · DE BAINT-GAUDENS A SAINT- GIRONS PAR MAN K · texte numérisé non relu

DE BAINT-GAUDENS A SAINT- GIRONS PAR MAN K

48 kil. Route de voilures. Départ tou»

les jours à B b.

En sortant de Saint- Gaudens , on descend du plateau dans la belle plaine qui s’étend au S. E. , et j’on traverse la Garonne vis-à-yis de

3 kil. Miramont, ni), laissant 4 dr. la route des bains d’Eucausse (V. R. 69) , on se dirige à l’E. , à une certaine distance de la rive dr. du fleuvç. Après avoir côtoyé la base d’une petite colline autrefois bqisée, on yoit s’puYrir 4 dr. I4 vallée du Ger, à l’entrée de laquelle est situé

Pointit-Inard, b. de 1392 hab., où l’on traverse le Ger, puis un de ses affluents, et au delà duquel on aperçoit bientôt à dr., au sommet d’un mamelon boisé, les ruines du château deMontespan, qui dominent au N. le village de ce nom (1096 hab.). Ce manoir fut construit dans les premières années du kv* siècle, par un certain Roger, qui passa toute sa jeunesse en Espagne , et voulut perpétuer le souvenir de ses hauts faits en donnant à son castel le nom de Mont-Espaing ou Mont d’Espagne. Vers le centre de l’enceinte quadrilatérale s’élève •un dopion carré,' dans lequel on. ne peut pénétrer que par la fenêtre du S., situé j à près de 8 mél. au-dessus du sol. Üne tour également carrée, percée de deux fenêtres plein-cintre et située à l’angle S.E. , communiquait seule avec les parapets du rempart, dont lescréneaux ne sont pas encore écroulés. An xvr siècle, on construisit une au- *tre tour cylindrique à l’angle N. O.,

et, sous Louis XIV, M. de Montes pan, dont la femme a joué un 'si grand rôle dans l’histoire de son temps, bâtit au levant une nou1 velle façade qui depuis a été détruite. Dans les pn virons, .011 trouve des eaux thermales fréquentées par les habitants du pays.

Après avoir dépassé Montespan, la route, gravissant une côfe assez roide, et laissant à g. }e hameau du Pont , près duquel on reipàrque tlii château moderne du style de là Renaissance , s’éloigne de nouveau de la Garonne, dont elle s’était rapprochée, laisse à dr.

Figarol, v. de 648 hab., gravit une seconde Côte, et, près du hameau de Galis, rencontre la route d’Aspet à Toulouse, qu’elle suit pendant un demi -kil. environ dans la direction du N. É. De ce point oh jouit d’une belle vue, d’un côté sur les Pyrénées, de l’autre sur la vjlle de Saint-Martory et sur les coteaux qui la dominent. Quand , après avoir laissé à g. la route de Toulouse , qui se dirige vers Saint-Martory, on a atteint l’extrémité du plateau sur lequel on s’est élevé, on voit s’ouvrir devant soi la belle vallée du Salat, où l’on descend. On rejoint la route de Toulouse à. Sain t- Gaudens avant de traverser l’Arbas et d’entrer à

23 kil. de Saint-Gaudens, Manc.

(V. ft. 78.)

23 kil. i!c Mane à Saipt-Girçfns.

. .iïi •!

DS SAINT - GIRfltJS A CÀSTILLON.

13 kil. Route de voitures.

On sort de Saint-Girons par la route de Toulouse , et , aussitôt après

avoir franchi le Lez , on remonte la rive g. de cette rivière à travers de riches campagnes. On laisse à dr. Ledar, puis on passe au hameau de Lambège avant d’atteindre

4 kil. Aubert, hameau situé sur la rive g. du Lez, à l’E. de la route. .Qn y trouve une foule d’antiquités précieuses, « Les habitants, dit ¥• Bergès, peuvent vous montrer dans la maçonnerie de leurs maisons des morceaux (le marbre et des débris de colonnes. Naguère même, pn voyait un mur peu élevé , sorte de glacis, couvert de marbre poli et orné de mosaïques dont un morceau est déposé à la bibliothèque de Foix...» Non loin du hameau, ou visite le Tr où del DebrembfTi (Trou de l’oubli) , qui, dit-on, est une carrière de marbre autrefois exploitée par las Romains. A peu de distance de là, pn a trouvé une pioche antique et plusieurs médailles, dont la mieux conservée est un Valentinien d’or.

1 kil, (5 kil.) Movlis, chef-lieu de canton comptant avec tous ses hameaux une population de 241 1 hab.

Les ruines d’un vieux château le dominent du côté del’O., et, sur la polline qui s’élève de l’autre côté de la rivière, se trouvent aussi quelques débris d’anciennes constructions, Sous les ruines de l’O. , en trouva, en 1812, quatre piques, une hache , une soixantaine de (lèches et une médaille en cuivre représentant les trois Mages.

. J jdl. (6 kil.) Pouech eXLuxenac, hameaux dépendants de Moulis.

2 lui. (8 kiL) Engoinmer, v. de $40 hab., situé à 452 mèt. audessus de la mer. On y trouve rjes (orges à la catalane , autre- (uis très- importantes. Le savant géologue Charpentier avait été Chargé de la direction de pet éta-

blissement, et, sans cette circonstance, qui lui fournit les moyens d’explorér la chatne des Pyrénées, peut-être la science ne lui devraitelle pas l’important ouvrage qu’ilh publié, en 1822, sous le titre (l’Essai sur la constitution géoghostique des Pyrénées.

A Engommer, on franchit la ri- v vière, et, après avoir laissé à dr.

Àlas, Arrout et Audressein; à g.

Cescau, v. de 556 hab., 6n arrive à

5 kil. (13 kil.) Castillon (V.

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