DE SAINT-GIRONS À CONELRNS
ET A ÜSTOO.
As A Confli'DNi
28 kil. Route de voitures.
Ou sort de Saint-Girons par le faubourg de Villefranche , pour remonter la belle vallée- plaine du Salat, au fond de laquelle s’élève une montagne conique. Après avoir laissé à g. , de l’autre côté de la rivière, le ham. d’Oloi, près duquel s’ouvre une grotte considéra ble, traversée par un petit filet d’eau, puis à dr. Eycheil, v. de 399 hab., dont l’église attire, le jour delà Saint-Jean, un grand nombre de pèlerins, on entre dans un défilé dominé à dr, par des coteaux cultivés à la base et couverts de bois au sommet. Sur un promontoire placé à l’angle N. du confluent du Salat et du Nert , dont le vallon remonte, dans la direction de l’E., les regards sont attirés par un vaste amas de ruines, en partie couvertes de lierre : ce sont les restes de l’ancien château d'Enr.ourliech, où les seigneurs du Couserans tenaient
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leur cour; au fond du vallon apparaît le v. de Riverenert (2063 hab.).
Une belle avenue de peupliers, à g.
de laquelle le Salat coule lentement entre deux rangées d’arbres, conduit à
6 kil. Laccurt, v. de 1179 hab.
situé sur la rive g. du Salat, au débouché du petit vallon de l’Erp. Son église se fait remarquer par l’étrangeté de son architecture. Un petit mamelon bas, qui s’élève au-dessus de la route , porte encore les restes d’un château qui appartenait autrefois aux seigneurs du Couserans.
Un pont de pierre réunit le v. â la route. On cultive le mûrier dans les environs.
Au delà de Lacourt, les collines se resserrent et on entre dans une gorge longue, étroite, sinueuse, qui doit son nom de Ribaouto à l’élévation de ses versants autrefois couverts de forêts, maintenant en partie cultivés, en partie nus et arides. A l’entrée de la gorge , sur un monticule conique, se trouvé une tour ronde, d’origine romaine peut-être, coupée en deux étages par une voûte intérieure. Une double ceinture de murailles séparées par un fossé complétait la forteressé. Il est probable qu’elle servait à transmettre des signaux entre Saint-Lizier au N. et le château de Mirabat au S. Au 9' kil. est un oratoire fameux dans la contrée (eî Sont de Ribaouto). Il porte une pierre en marbre sur laquelle est une sorte d’écusson entouré d’une inscription en caractères gothiques, dégradés par le temps. On y distingue cependant les mots : Âmate, Orale.
Vers l’extrémité de la gorge , les arbres reparaissent de nouveau ; le paysage devient plus riant; entre les collines moius resserrées, on
recommence à apercevoir les hautes montagnes du fond , et bientôt on arrive au confluent des deux vallées de l’Arac et du Salat. Ici la route se bifurque, et, tandis que l’un des deux bras , tournant à l’E. , traverse le Salat sur le pont d eKercabanac et longe la riveg. de l’Arac (V. R. 86), l’autre bras, celui qui conduit à Conflens, continue à se diriger vers le S. , le long de la rive g. du Salat.
On passe dans un petit tunnel de 25mèt. de longueur, et, après avoir décrit avec la rivière une courbe à l’O., on traverse
7 kil. (13 kil.) Saint-Semin, petit hameau , dont l’église est de construction romane comme la plupart des églises de ces vallées.
1 kil. (14 kil.) Soueix, v. de 767 hab.
A 1 kil. (15 kil.) plus loin, on laisse à g., prés de Vie, la route de voitures qui remonte vers Aulus par la vallée du Garbet (V. R. 82), et 2 kil. après avoir dépassé l’embouchure de cette rivière, on atteint
3 kil. (18 kil.) Seix, chef-lieu de canton de l’arrondissement de St. Girons, comptant avec ses hameaux une population de 3814 liab., et situé , dans une très - heureuse position, au confluent de plusieurs vallées. Lé village sè glorifie d’une haute antiquité. Au temps des Romains il s’appelait Âquæ Sextiæ, à cause de six ruisseaux qui viennent y aboutir. Peut-être y avait-il autrefois quelques thermes. Un de ses quartiers porte le nom de Bagnères, et longe un ruisseau formé par le confluent de deux autres, dont l'un se nomme le Froid et l’autre le Chaud. Charlemagne , dit-on , visita Seixlorsde son retour d’Espagne, et confia aux habitants la garde des