‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 281 sur 384 · DE SAINT-GIRONS A PAMIERS · texte numérisé non relu

DE SAINT-GIRONS A PAMIERS

53 kil . Route de poste.

Après avoir franchi le Baup, on laisse à dr. la route de Foix (V. R. 87) , puis à g. la hauteur où se trouve situé le v. de Montjoie. Au delà de

4 kil. l’établissement thermal d’Audinac (V. R. 78), la route se bifurque ; l’un des bras descend au N. vers Toulouse (V. R. 78), tandis que l’autre, continuant à suivre la direction 'du N. E-, se dirige vers

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ROUfE 88. DE SAINT-GIRONS A PAMIERS.

Pamiers. Laissant à g. sur la colline.

2 kil. (6 kil.) Montesquieu , v. de 772 hab. où l’on voit les ruines d’un vieux château, et la grotte remarquable de Laguère, on monte par une suite de côtes uniformes sur un plateau aride et peu habité qui s’étend au loin dans la direction du N. On descend enfin sur le versant septentrional d’un aîfluent de l’Arize, et, au débouché d’un autre vallon qu’on voit remonter au S. vers Rimont (Y. R. 87). on atteint

11 kil. (17 kil.) Piconis , ham., relais de poste situé à une petite distance au N. de Clermont, v. de 330 hab.

On continue à longer lp rive g.

du ruisseau jusqu’à son confluent avec l’Arize, rivière qui prend sa source au S. dans les montagnes d’Esplats, décrit une grande courbe vers l’E., passe à La Bastide de Sérou (V. R. 87), puis se recourbe vers le N. avant de se réunir au ruisseau de Clermont. On descend d’abord la rive g. de l’Arize, et quand on a traversé un de ses affluents nommé la Lêzère , on la franchit à son tour près des ruines du château de Roquebrune. C’est là qu’on la voit disparaître tout à coup dans la grotte de Roche du Mas, dont l’ouverture n’a pas moins de 80 mèt. de hauteur, sur 50 mèt.

de largeur. On peut traverser cette grotte curieuse sans flaml>eaux, en suivant le cours de la rivière sur une espèee de trottoir naturel, et en se laissant guider par l’arche de lumière qu’on voit poindre devant soi à l’autre extrémité. Vers le milieu , la voûte est soutenue par deux énormes piliers.

« L’intérieur de la galerie prin-

cipale, dit M. Berges, varie dans sa largeur; mais généralement, elle est d’environ 100 mèt. sur toute la longueur de la grotte, qui est de 2 kil. ; les parois sont nues, lisses et sans stalactites. Le lit de la rivière est rempli d’une grande quantité de roches contre lesquelles les eaux se brisent avec violence.

Vers, le milieu de la caverne, on aperçoit une vaste ouverture conduisant à une grotte supérieure trèsprofonde qu’on ne peut visiter qu’à la clarté des flambeaux ; cette grotte a servi d’asile pendant les anciennes guerres. Dernièrement on a découvert une troisième grotte superposée aux deux autres.

« En 1625, le maréchal de Thémines investit le Mas d’Azil. Les habitants, ne se trouvant pas en état de résister, offrirent de se soumettre et de donner 15 000 écus pour le rachat du pillage ; mais le maréchal en exigeant 20 000, le traité fut rompu, et Thémines ordonna l’attaque contre la Roche du Mas, où plusieurs familles des villages voisins s’étaient réfugiés. Les catholiques donnèrent trois fois .

l’assaut; mais, repoussés trois fois, ils furent obligés d’abandonner leur entreprise. » i

Bientôt la grande route passera par la grotte elle -même, ce tuunel que l’Arize s’est chargée d’ouvrir dans la montagne, et Ton évitera ainsi le chemin dangereux que Ton a suivi jusqu’alors.

14 kil. (31 kil.) Le Mas d’Azil (Asilum ou Mansus Asili) , cheflieu de canton de l’arr. de Pamiers,

V. industrieuse de 2619 hab., est située sur la rive dr. de l’Arize à 263 mèt. au-dessus de la mer, dans un vallon fertile entouré de collines élevées. L’église paroissiale dépendait

autrefois d’une ancienne abbaye de Saint-Benoît; dont il ne reste d’autres vestiges qu’une mosaïque dégradée.

Le Mas d’Azil possède une fabrique d’alun et d’acide sulfurique.

Dans les environs on a trouvé une mine d’alun et des gisements de lignite non exploités.

Sur deux collines situées, l’une au N. , et l’autre à l’E. delà ville, on voit deux dolmens très-bien conservés et composés chacun de quatre grandes pierres brutes. Trois sont dressées de champ, faisant face extérieurement, l’une à l’O., l’autre au N.' et la troisième au S. La quatrième , qui est énorme , est placée sur les autres et forme une sorte de cabane que les paysans appellent la cabane de Roland.

Au sortir du Mas d’Azil, on franchit l’Arize; on gravit une côte, pour éviter uq détour que cette rivière fait vers l’E., puis on redescend dans la vallée pour longer de nouveau la rive g. jusqu’à

3 kil. (34 kil.) Sabarat, v. de 823 hab. , dominé par les ruines d’un vieux château, près duquel s’ouvre une grotte où les protestants, pendant les persécutions, tenaient leurs assemblées secrètes.

Ici la rivière fait un coude vers le N. O. et va traverser Damazan, Montesquieu-Volvestre, et Rieux, avant de se jeter dans la Garonne vis-à-vis de Carbonne, après un cours total de 48 kil. Une route de voitures en longe les bords (V. R. T8).

On se dirige à l’E. pour traverser l’étroit plateau qui sépare le bassin de l’Arize de celui de la Lèze, et, après avoir traversé cette rivière qui prend sa source aux environs de Foix, et va se jeter dans l’Ariége

près de son confluent avec la Garonne, on entre à

5 kil. (39 kil.) Pailhès , v. de 1212 hab., relais de poste où viennent aboutir deux autres routes :

l’une, remontant la vallée dans la direction de Foix, et l’autre, descendant vers Toulouse.

En sortant de Pailhès, on s’élève de nouveau sur le plateau, puis, après avoir laissé à dr.

6 kil. (45 kil.) Madières, v. de 591 hab. situé dans la vallée de l’Estrique, où se trouvent à dr. Saint- Victor (327 hab.) , à g. Escosse (704 hab.), on n’a plus qu’à traverser une arête de collines fertiles et bien cultivées et à franchir l’Ariégfe pour atteindre

8 kil. (53 kil.) Vamiers (Hôtels :

du Grand Soleil, chez Gamelin; de la Croix d’Or, chez Catala), cheflieu d’arrondissement et de canton du département del’Ariége, Y. de 7631 hab., située sur la rive dr. de l’Ariége, dans im petit bassin où plusieurs canaux d’eau vive, utilisés d’ailleurs pour des usines, entretiennent une belle végétation.

Elle ne fut d’abord qu’un simple château construit auprès de l’abbaye de Frédélas. Selon la tradition, Roger II, comte de Foix, ayant fait bâtir ce château à son retour de la Palestine, en 1104, lui donna le nom d ’Apamia ou Apamée, en souvenir de la villej syrienne dq même nom, d’où il avait rapporté quelques reliques. Cependant, au dire des habitants, leur ville existait déjà du temps des Romains, et fut détruite par les Barbares : à l’appui de leur assertion, ils citent les noms de place aux pots, place au bld, etc. , donnés à quelques vignes situées aux environs de Pamiers.

En 1283, la nouvelle ville formée

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