‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 283 sur 384 · DE TOULOUSE A FOIX · texte numérisé non relu

DE TOULOUSE A FOIX

8% kit. Route de poste. Voiture» puhliquts tous les jours. Correspondance du chemin de fer pour U, io et 8 fr.

Au sortir de Toulouse, on suit la route de Saint-Gaudens (V. R. 69) jusqu’au 10* kil. ; puis, au point , de bifurcation, on prend le bras qui s’ouvre à g. pour aller franchir la Garonne sur un pont de briquas qui aboutit à

12 kil. Pinsaguel, v. de 493 hab., situé sur la rive tir. du fleuve, à 2 kiL en amont de son confluent

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

avec l’Ariége. Bientôt on perd de vue la vallée de la Garonne, et, se dirigeant au S. E. , on remonte la vallée de l’Ariége dans la même direction que le tracé du chemin de fer.

On voit à g. Justaret et à dr. Pins , formant ensemble une petite commune de 321 hah. ; puis , après avoir traversé le ruisseau de Haumont, on laisse à dr. la route départementale qui dessert les communes du canton de Muret, et on continue à longer la rive g. de l’Ariége.

Après avoir franchi la Léze près de son embouchure dans l’Ariége, route se rapproche de plus en plus du chemin de fer qu’elle a jusqu’ici laissé à g. et qu’elle traverse enfin près de 9 kil. (21 kil.) Vernet, v. de 628 hab. , situé sur la rive g. de l’Ariége presque en face de Venerque. Ensuite, elle franchit les deux petits ruisseaux de Rioutort et de Lantine, avant

b kil. (26 kil.) le relais de poste de Viviers; puis, traversant un autre ruisseau plus important nommé la Mouillonne, vient longer le bord même de l’Ariége vis-à-vis de 6 kil. (32 kil.) Aulerive, V. de 3448 hab. agréablement située sur la rive dr. de l’Ariége, et réunie à la route par un pont de briques.

De ce pont, on a une belle vue sur la vallée fertile de l’Ariége et sur les premières montagnes boisées des Pyrénées au-dessus desquelles s’élève la cime neigeuse du pic Saint- Barthélemy. Au delà de 5 kil. (37 kil.) Baccarets, ham.

dans le -voisinage duquel se trouve un beau château ayant appartenu au maréchal Clauzel, on traverse le ruisseau du Calers et aussitôt après celui de la Jade, et on voit sur l’autre rive de l’Ariége la petite V.

de Cintegabelle (3938 hab.), située au point où cette rivière commence à devenir navigable. A une distance de 2 kil. en amont, l’Ariége, qui descend des montagnes du S., reçoit le Lhers descendu du pic Saint Barthélemy au S. E. On laisse à une assez grande distance à l’O.

le confluent des deux rivières, et, sortant du département de la Haute- Garonne pour entrer dans celui de l’Ariége, on traverse ensuite le petit ruisseau de la Laure, puis le tracé du chemin de fer, avant d’entrer à

11 kil. (48 kil.) Saverdun , cheflieu de canton del’arr. de Pamiers, jolie petite V. de 4121 hab., située à 320 mèt. au-dessus de la mer.

Elle passe pour être d’origine gauloise, à cause de sa terminaison àunum, qui veut dire, en celte, petit monticule. On y trouve fréquemment des médailles grecques ou romaines. Pendant la guerre des Albigeois, elle soutint un long siège contre Simon de Monfort, qui fut obligé de se retirer sans avoir pu s’en emparer. L’hôpital a été fondé, en 1289, par Amault Noël. Autour de la ville, on voit encore quelques restes des anciennes fortifications.

Au sortir de Saverdun, on traverse l’Ariége sur un pont de bois à piles de briques, et on en remonte la vallée sur la rive dr. , en ayant à g. le chemin de fer. Après avoir fait un long détour vers l’E. , la route prend en droite ligne la direction du S. , franchit le ruisseau du Crieu près de

7 kil. (55 kil.) Vernel , v. de 573 hab., qu’on voit à dr. , et où viçnt aboutir la route de Mazèrei, ancienne résidence des comtes de Foix, patrie de Gaston . le vainqueur

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