BOUTE 89. DE TOULOUSE A FOIX
de Raveune, chef-lieu de canton de l’arr. de Pamiers, V. de 3710 hab. ,' située à 8 kil. sur la rive g.
duLhers. A l’E. de la jonction des deux routes on voit sur une colline, isolée au milieu de la plaine, Montau t, bourg de 1425 hab., remarquable par une vieille tour de construction gothique. Pendant les guerres de religion, il fut plusieurs fois saccagé.
8 kil. (63 kil.) Pamiers (V. R. 88).
Presque au sortir de Pamiers on laisse à g. la route de Carcas- j sonne, pour continuer à remonter la plaine qui, se rétrécissant de plus en plus, se transforme graduellement en vallée. On aperçoit à dr. .
sur la rive dr. de l’Ariége,
4 kil. (67 kil.) Saint-Jean du Falga, v. de 526 hab. , près duquel s’élève, sur un joli monticule, la maison de plaisance de Longpré, construite par Mgr de Lévis, ancien évêque de Pamiers. A l’E., un coteau, couvert de vignes, descend en amphithéâtre jusqu’à la grande route ; à l’O. , l’Ariége sinueuse coule att pied de collines ombragées par de bèlles avenues d’arbres.
Du château on aperçoit, sur là rive g. de l’Ariége, le v. de Bénagues (213 hab.) , son château fondé vers la fin du xvi* siècle, ses vieux ormes disposés en quinconce sur une terrasse au bord de la rivière , et enfin, plus au S., le château moderne de Guülot, entouré de magnifiques jardins.
Au delà de Saint-Jean du Falga , on laisse à g. le v. plus considérable de Vemiolles (1485 hab.), où conduit une bifurcation de la route, et, après avoir décrit une courbe vers l’E. , on traverse le Méridic , à
4 kil. (”*1 kil.) Varilhes , V. de 1859 hab.. foi t ancienne; car elle
était connue au vi* siècle sous le nom de Villa Saxosa. Elle possédait un château auquel les habitants mirent le feu en 1211, pour l’empè-. cher de tomber en la possession de Simon de Monfort. Celui-ci ordonna d’éteindre l’incendie et laissa une garnison dans la place. Le comté de Foix ayant repris ce château-, Guy de Montfort, frère de Simon, se présenta de nouveau en 1228 devant Varilhes pour en faire le : siège; mais il fut tué d’un coup de flèche à la tète. En 1621, les protestants , au nombre de près de 3000 hommes, assiégèrent la ville de Varilhes; mais, attaqués par l’armée du duc d’Angoulême, ils furent obligés de lever leur camp et perdirent 5 ou 600 hommes dans le combat.
On remarque aux environs de Varilhes une grotte assez curieuse.
Vis-à-vis, sùr la rive g. de l’Ariége, se trouve le petit ham. de Vais , dont l’église est en grande vénération dans le pays.
Au sortir de Varilhes, on aperçoit à g. de la grande route le clocher de Dalou (563 hab.) et sa petite plaine toute couverte de vignes où sont disséminées les maisons du village. Dans les environs, on trouve des truffes. A 1 kil. au S.
E. , à l’extrémité supérieure du vallon du Méridic, on exploite de belles carrières situées près du v. de Gudas (285 hab.). C’est delà que sont sorties la plupart des pierres de taille des édifices de Foix.
De l’autre côté de l’Ariége se montre bientôt Crampagna , v. de 635 hab. , dominé par son château en partie moderne. La tour, autrefois fort élevée, semble dater du xr ou du xii* siècle ; elle est en partie bâtie dans le roc. A quelque distance