‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 300 sur 384 · ROUTE 94. D’AX A PUYCERDA ET A BOURG-MADAME · texte numérisé non relu

ROUTE 94. D’AX A PUYCERDA ET A BOURG-MADAME

col de Tosa à San Cristobal de Tora, 1/2 h. — De San Cristobal de Tosa à Planes , par la vallée du Rigart, 1 h. — De Planes à Rivas par la même vallée, 2 h. — De Rivas à Ripoll. 3 h. Chemin de fer projeté (V. R. 109).

De Pnyoerda à Bourg-Madame.

20 min. Chemin de mulets. V. R. 107.

Bm D’A* h Bourg-Sfadamc.

33 kil. La Tour de Carol (Voy. cidessus A).

Peu de temps après avoir dépassé la Tour de Carol, on laisse à dr. le chemin qui conduit à Puycerda (Voy. ci-dessus A), et on gagne

2 kil. (35 kil.) Enveigh, v. de 324 hab., entouré de blocs erratiques qui démontrent peut-être autant que les nombreuses pierres polies de la vallée de Carol l’existence d’anciens glaciers. L’église, insignifiante d'ailleurs, a conservé quelques débria d’une abside romane.

Au delà d’Enveigh, le chemin s’élève sur la hauteur dans la direction de TE. , puis incline au N. E. pour descendre à Ur. On embrasse d’un seul regard toute la vallée de la Cerdagne , si peuplée et si fertile en blé , mais où les arbres et les prairies sont malheureusement trop rares. Au printemps, quand toute sa surface est verte, elle doit offrir un magnifique coup d’œil. Les montagnes qui la dominent à l’E. manquent aussi de couleur. On voit très -bien Llivia, Sallagossa^ les Escaldas, le col do la Perche, et le sommet du Canigou. Au S., une petite chapelle se montre sur la montagne. ■ .

2 kil. (37 kil.) Ur, v. de 301 hab., situé à la jonction de dlux petits cours

d’eau, est entouré de belles prairies. On traverse les deux ruisseaux pour descendre la rive g. de celui que leurs eaux réunies ont formé. A 2 kil. on croise le chemin mixte de Llivia, qu’un misérable pont de bois met en communication avec la rive dr. , et 1 kil. au delà de ce pont, on atteint

40 kil. Bourg-Madame (V. R. 107).

D’AX A QUILLAN.

47 kil. D’Ax à Belcaire, is kil.; route de mulets. De Belcaire àQuillan, Si kil. ; route de voitures. > ,.

Au sertir d’Ai, on prend, derrière les bains du Coulouhret, un sentier rocailleux qui traverse quelques terrains d’un schiste rougeâtre , çà et là couverts de bois , pour monter à

1 kil. 1/2 Ignaux, v. de 210 hab. , situé sur un plateau herbeux. De là on s’élève , en suivant le cours d’un petit ruisseau, jusqu'au petit col de Sioula, et bientôt on redescend sur le sentier plus fréquenté qui mène en droite ligne de Luzenac et d’Unac (V. R. 91) à Quillan, par le col de la Marmade (1360 mèt.), point de partage des eaux entre les deux rivières de l’Ariége et du Lhers.

De ce col, on voit à l’0. un vallon boisé descendre vers Cautsou, v. de 415 hab. , et Luzenac ; vers Te N. E. . on ne domine que des pâturages uniformes ; au N.Q. , le pic de Saint- Barthélemy se cache derrière lamontagne de Caussou.

En descendant dans le vallon qui s’ouvre à l'E,, on traverse bientôt le cours d’eau qui l’arrose ; on laisse à g. sur le versant opposé, au milieu de belles prairies, Pradex , v. de 540 hab. , près duquel sont les ruines d’un vaste elulteau appelé de

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ki reine Marguerite, et dont l’enceinte renferme les maisons de plus de vingt familles de paysans.

« Prades est célèbre dans PAriége par ses excellentes lentilles, dit

M. Bergès. Le vin du Roussillon y acquiert en peu de temps le goût du vin vieux; il s’y dépouille, ou, comme disent les habitants , s’y rancit promptement, ce qui est dû sans doute au froid sec de la montagne. »

On gravit à dr. une pente escarpée pour atteindre

8 kil. 1/2 (10 kil.) Montaillou , v.

de318hab., Situé sur un promontoire au-dessus du confluent de deux torrents; puis on descend dans le ravin qui, s’ouvrant du côté de l’E. , forme la limite des départements de l’Ariége et de l’Aude ; et remontant aussitôt sur le versant opposé, on laisse à g. sur une terrasse le v. de Comurae (473 hab.), pour s’élever par un petit col à l’extrémité d’un plateau montagneux , appelé plaine de Sault, et qui s’étend sur une longueur de près de 10 kil.

entre la forêt de Belesta (V. R. 90) au N. , et la vallée du Rebenti au S. >

6 kil. (16kil.)Belcat're(1013hab.), chef-lieu de canton de l’arrondissement de Limoux, est bâti en amphithéâtre sur une colline. C’est là que commence la route de voitures.

Après avoir laissé à dr. Roquefeil, v. de 1038 bab., situé derrière un mamelon, puiB Etpexel (833 hab.), un peu plus éloigné de la route au S. , on décrit une courbe vers le

N. , pour ne jtas descendre dans la vallée escarpée du Rebenti. Longeant alors le bord du plateau , on reprend bientôt la direction de l’E. , et on laisse à g. Bekis (771 hab.), bâti en amphithéâtre strr une col-

line, d’où Ton jouit, ainsi que l’indique le nom du v. , d’une vue admirable sur la chaîne des Pyrénées qui se dresse au S. Près du hameau de Quirnaud, dominé par un petit pic sur le flanc duquel on aperçoit une ruine, la route se dirige de nouveau au N., puis au N. E. , et, après de nombreuses sinuosités, se recourbe brusquement à l’E. pour descendre par une pente roide dans le vallon où se trouve 17 kil. (33 kil.) Coudons, v. de 314 hab. De là on rejoint par de nombreux zigzags la grande route de Foix à Perpignan , qu’on longe pendant 2 kil. environ dans la direction de l’E. à l’O. , avant de l’emprunter pour atteindre 14 kil. (47 kil.) Quillan (V. R. 90).

A partir de Coudons, on peut abréger considérablement, en prenant à dr. et en descendant un sentier escarpé qui mène directement à Ginolet, situé dans la plaine. De ce v. an chemin facile suit les bords d’un ruisseau jusqu’à la ville de Quillan.

d’ax a quérigüt.

23 kil. Route de mulets.

En sortant d’Ax, on pénètre immédiatement dans la vallée de l’Ode, dont on remonte le versant méridional, où se succèdent des habitations, des cultures et des pâtis abandonnés au libre parcours. A 2 kil. env. on trouve une forge catalane située sur le bord du torrent, au-dessôus du v. d’Ascou (837 hab.) qui domine un escarpement de la rive dr. Les hauteurs voisines sont percées de trous ressemblant à d’anciennes excavations. « Le peu-

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ROUTE 96. d’aX A QUÉRIGUT.

pie, dit M. de Chausenque, croit y voir de l’or, ainsi que dans le sable des ruisseaux où brillent des paillettes de mica jaunes provenant des schistes micacés qui forment la base du sol. »

Au delà de la forge d’Ascou, on longe la rive g. de l’Ode jusqu’au débouché d’un ruisseau dont on voit le vallon fertile et parsemé de granges remonter au N. vers le col de la Marmade ; on passe alors sur la rive dr. un peu en amont du confluent, puis, traversant un autre ruisseau venu du N. E. , on continue à remonter la vallée principale, qui bientôt elle -même se recourbe au N. E. et se resserre de manière à former une gorge étroite où les vents s’engagent avec une grande violence. On gravit alors sans difficulté le col de Pailleri (1972 mèt.), qui verse ses eaux à l’O. dans l’Atlantique, à l’E. dans la Méditerranée. Il s’ouvre en effet sur l’arête qui se prolonge au N. jusqu’aux Pierres de Naurouse, point culminant du canal du Midi.

Le col de Paillers est un vaste plateau herbeux, dominé au S. par les crêtes hérissées du Laurenti et A' Or lu , et bordé au N. de petits monticules schisteux ; mais, que l’on escalade l’une de ces éminences, on découvrira tout à coup sur la plaine une vue magnifique à peu près semblable à celle dont on jouit du sommet du Saint-Barthélemy :

on aperçoit en effet au N. O. les plaines accidentées de Belesta et de Quillan, et tout le haut Languedoc jusqu’à la Montagne Noire; à l’E.

le vallon de la Sonne qui descend jusqu’au lit encaissé de l’Aude, dominé à g. par la sombre masse du Carcanéro tout noir de sapins ; au S., le riant vallon du t'apsir, où

paraissent Puyvalador et, plus près , sur un sol jaunâtre et infertile, Quérigut et Carcanières.

On descend à l’E. par un chemin en zigzag dans le vallon de la Sonne qui naît au revers du col, et, restant toujours sur le versant septentrional, on atteint en 1 h. 1/2

18 kil. (20 kil.) Mijanès, v. de 529 hab. , dominé par une montagne où s’ouvrent trois cavités creusées jadis pour y chercher de l’or. « Dans l’une d’elles, appelée la Bascouillade, dit M. Bergès, on lit sur la pierre des noms qui y ont été gravés sous le millésime de 1300.

La seconde, qui porte le nom de BaXbone, contient aussi des inscriptions fort anciennes , et on y remarque encore des arbres qui y avaient été placés pour faciliter la descente. Enfin la troisième est connue sous le nom de Jasse del Bosc. »

1 kil. (21 kil.) Bouse, v. de 468 hab. situé à 973 mèt. Sur la rive opposée de la Sonne , apparatt , comme au fond d’un précipice, le château d’Usson avec ses hautes tours et ses murailles croulantes, ancien manoir des seigneurs du Donézan. Ce château fut détruit en 1792; ses ruines sont situées sur Un promontoire dominant les profonds défilés de la Sonne et de l’Aude, qui viennent s’unir à sa base. Non loin de là se voient encore les ruines d’un autre château où les Sarrasins s’étaient réfugiés.

On montre aussi dans les environs plusieurs grottes profondes.

Au sortir de Rouze, on tourne à angle droit vers le S. et, traversant la Sonne, on remonte un vallon qui court parallèlement à celui de l’Aude dans la direction du S. au N.

Après avoir franchi un ruisseau des-

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cendu des hauteurs du S. O., on traverse

2 kil. (23 kil.) Le Pla, v. de 269 hab., puis on laisse à g. sur la hauteur Careanières , v. de 265 hab., où l’on trouve deux sources thermales sulfureuses (V.

R. 102), et, dépassant les ruines du monastère de. Saint-Félix, on gravit une forte rampe pour monter à

2 kil. (25 kil.) Quérigut, ancien Cheracentum, chef-lieu de canton de l’arrondissement deFoix(Ariége), bourg de 700 hab., situé entre deux crêtes de granit, dont l’une porte une petite église et les restes d’un vieux château.

D’après M. Bergès, « cette com-

mune a bien déchu, car on prétend qu’elle était devenue trèsflorissante après la révocation de l’édit de Nantes, parce que beaucoup de protestants persécutés y étaient venus chercher un refuge et y avaient apporté avec eux l'aîsance ét l’industrie. »

Quérigut est la patrie du fameux Roquelaure, dont les facéties et la laideur égayèrent souvent la cour de Louis XIV. a Ce n’était pas certes, dit M. Bergès,. le spectacle d’une riante nature qui lui avait inspiré une gaieté si communicative.»

De Quérigut ù Quillan et 5 Montlnuis (R. 100); — à Molitg (R. 103).

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