‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 329 sur 384 · ROUTE 105. ASCENSION DU CANIGOU · texte numérisé non relu

ROUTE 105. ASCENSION DU CANIGOU

de MoUo (V. R. 110), par le Pla- Guilhem (c’est une journée de marche longue et fatigante); enfin descendre soit à Yinça par Valmanya, soit au Vernet par Comella, ainsi que nous allons l’indiquer.

Descente par Valmanya. Bu Canignu

à Vlnça.

(t b. jusqu’à Valmanya is kil. ( à h.

env.) de Valmanya à Vinça.

On descend d’abord par une étroite arête hérissée de débris, qui se prolonge vers le N. E. dans la direction du second pic; à dr. s’étend une immense fondrière de neige appelée Gouffre du Caniyou ; on l’évite soigneusement, et l’on tourne à g. pour atteindre le plateau de Bél-ach, terrasse herbeuse de 300-mèt. de longueur sur 50 de largeur, située à 200 mèt. environ audessous du sommet. Plus bas, commence un bois de pins rabougris dominant les pentes d’un ravin escarpé qui plonge au N. vers le val de la Taurinya, dans la direction de Prades; on traverse ce bois, en ayant soin de toujours garder la dr. , et bientôt on arrive au col de la Pardiou , qui s’ouvre entre l’origine des deux vallées de la Taurinya à g. et de Valmanya, h dr. C’est au-dessous de ce col que commence quand on descend , que Unit quand on monte, le sentier praticable aux mulets. .

On continue à suivie des pentes où se montrent quelques pins rouges clair-semés, puis, quand on a dépassé deux cabanes d’été, on s’engage dans une, gorge étroite qui s'enfonce rapidement entre de longues arêtes en ruines; on entre ensuite dans un petit vallon herbeux, appelé Clôt d'E.stabeil , et l’on traverse Un bois de pins pour

atteindre une seconde terrasse plus vaste , connue sous le nom de Prats- Crabèxe.

Au-dessous de ces beaux pâturages, il faut descendre de nouveau une pente très-rapide par un sentier taillé en zigzag dans le roc vif ; en moins de trois quarts d'heure, on arrive enfin au fond du vallon , et un joli sentier , ouvert sur la rive g. de la Lentilla, mène eu 30 min.

'à Valmanya , v. de 355 hab. , situé à 851 mèt. au-dessus de la mer.

On ne peut imaginer une solitude plus complète que celle de ce village , si bien enfermé de tous côtés par de hautes montagnes escarpées , qu’on ne peut pas deviner le point où passe la Lentilla pour s’écouler vers la plaine. Le cimetière , au centre duquel s’élève la petite église, est entouré d’une fosse grillée, soigneusement maintenue, pour que les animaux ne puissent pas y pénétrer.

Dans les environs de Valmanya, on exploite des mines de fer, et la forge du village est très-renommée pour la supériorité de ses produits.

A moins de 1 kil. de Valmauya, la vallée de la Lentilla tourne à g.

dans la direction du N. O. , et bientôt après, on voit, à côté du chemin, une fontaine ferrugineuse connue, comme toutes les sources de même nature, sous le nom générique de Fon-ltoubillouse. Le premier village qu’on rencontre en descendant est

(4 kil. de Valmanya) Vallestavia (295 hab.) , situé sur les deux rives du torrent, ûn y travaille également le mi uerai de fer. On peut ensuite longer indifféremment l’une ou l’autre rive. Le chemin le plus court laisse à g. que autre Fon- Roubilloust , celle de Sçtlnla, passe

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sur le versant de dr. , gravit les croupes qui dominent le torrent du côté de l’E. , bisse à g. Finestret (517 hab.), puis , après avoir traversé

8 kil. (12 kil.) Joch, v. de 506 hab. , descend enfin une arête de collines plantées en vignes, avant d’atteindre

3 kiL (15 kil.) Vinça (V. R. 101).

Descente par Fillols et Corneila an Vernet.

On descend d’abord au plateau de Belach; mais, au lieu de tourner & dr. vers le col de Pardiou, on prend à g. à travers les bois qui recouvrent les pentes de la montagne. Bientôt après, on arrive à l’énorme éboulis du versant septentrional. D’après M. de Chausenque, « c’est un plan d’une inclinaison tellement roide qu’il serait inaccessible sans les débris qui le couvrent , descendant d’une largeur uniforme jusqu’à une profondeur de plus de 1200 mèt. , toujours accompagné d’une double muraille granitique festonnée de pics et de déchirures.»

Sur cette longue pente ne se voient nulle part ni herbe, ni arbustes; seulement tout au fond, au milieu d’un étroit bassin de verdure, on découvre Fillols. Au bas de l’éboulis, la rampe, subitement adoucie, se recouvre de prairies arrosées par des ruisseaux qui jaillissent du pied des débris, et ombragées de frênes et de noyers. Dans cette charmante oasis sont éparses les maisons de Fillols, v. de 311 hab. On trouve dans, les environs une source d’eau minérale froide, et des mines de fer qui occupent une cinquantaine d’ouvriers.

Fillols est à 3 kil. de Corneila; on s’y rend en longeant alternativement lest deux rives du torrent.

2 kil. De Comèlla au Vernet (V.

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