ROUTE 109. DE PERPIGNAN A LA PRESTE
*que l’entendait Louis XIV, qui, afin de comprimer désormais toute tentative des habitants, fit élever le fort de la Garde. »
Enlfi91,les Espagnols assiégèrent Prats de Mollo sans succès ; ils la prirent en 1793, mais ils ne la gardèrent qu’une année. Aujourd’hui , c’est une place de guerre de quatrième ordre, très-irrégulière, entourée d’une vieille muraille flanquée de tours rondes gothiques et de plusieurs bastions. On y fabrique des draps, des molletons, des lainages, etc. , etc.
A 1 kil. 1/2 au S. O. , sur le sommet d’une montagne, s’élève, à 1550 mèt. , la four de Mir (Regard) , d’où l’on domine une grande étendue de pays sur les deux versants de la France et de l’Espagne. Autrefois , un poste y veillait sans «esse. Un sentier mène de la tour de Mir en Espagne par- le col de Préjende.
De Frats de Xollo à Notre-Dame del Coral.
6 kil. Sentier de montagnes.
On traverse le Tech , puis un de ses affluents, qui descend du col Pregoun , et, laissant à dr. la route de Campredon (Voy. plus bas), on gravit, au S. E. , unearêtede montagnes nues qui sépare la vallée du Tech de celle du Galdaras. Après avoir franchi cette arête, on descend dans un ravin, puis l’on remonte par un sentier en zigzag sur le promontoire où se trouve l’ermitage, construit dès l’an 1282.
A certains jours de l’année, l’affluence des pèlerins y est très-considérable. La tradition dit que l’image sacrée a été découverte dans le creux d’un arbre, par un bouvier à la recherche de son taureau.
De Prats de Kollo A San Juan de las Abadesas par le col d’ Ares on d'Arla.
S à 6 b . Chemin assez bon sur le versant français; sentier de montagnes sur le versant espagnol jusqu’à Campredon.
Au sortir de Prats de Mollo, la route se dirige à l’E. par un pays très-accidenté, laisse à g. la tour de Mir, et, à 4 kil. 1/2 de la ville, atteint le col d’Ares ou d’Aria, d'où elle descend sur le versant espagnol. Le maréchal de Noailles fit, en 1689, passer par ce col du canon pour le siégé de Campredon'.
En 1793, après le désastre du Puig Scingli (V. R. 108), le général Dagobert, voulant opérer une diversion en portant la guerre en Espagne, prit ce chemin avec son armée.
On descend, par de mauvais sentiers, où souvent deux hommes ne pourraient marcher de front, dans la vallée du Riutort, et, laissant à dr. les villages d’Espincbelle et Mollo, on arrive, après 3 h. de marche , à Campredon ou Camprodon,V. fortifiée de 800 hab., située au confluent du Riutort et du Ter, qui descend des neiges de Costabona. En 1793. les troupes du général Dagobert la prirent d’assaut; mais elles y restèrent quelques jours seulement : craignant d’être enveloppées par l’ennemi, elles furent obligées d’opérer un mouvement de retraite, et poursuivies jusqu’à la frontière avec un acharnement extrême.
De Campredon, on descend en 2 h. , en suivant la rive dr. du Ter, à
San-Juan de lai Abadesai, petit bourg situé sur la rive g. du Ter , dans une contrée montagneuse, un peu à l’O. du pays volcanique de Castel-Follit et d’Olot. On a décou-
ITINERAIRE DBS PYRÉNÉES.
vert aux environs un vaste gisement houiller, comprenant une étendue d’environ 25 kil. carrés, et déjà exploité sur 4 kil. de superficie. On s’occupe maintenant de construire un chemin de fer, uniquement industriel, qui suivrait la vallée du !
Ter jusqu’à Ripoll (5000 hab.) , où il se réunirait à un embranchement menant au N. O. , par la vallée du Rigart, à Ribas, célèbre par ses mines de fer, descendrait ensuite le long du Ter jusqu’à Voltrega, passerait dans la vallée de Ba sos eu franchissant le plateau de Vich, et, après un développement de 80 kil., viendrait se réunir, à Grano tiers , au chemin de fer de Barcelone, en exploitation sur une longueur de 30 kil. » Ce tracé, dit M. Germond de Lavigne, présentait de grandes difficultés , des tunnels nombreux, formant, bout à bout, une longueur de 4600 mèt., des remblais et des ouvrages d’art considérables. La proposition faite par le concessionnaire, M. Moreau, d’y appliquer le système Arnoux, à. trains articulés, a été acceptée par le gouvernement. Ce chemin-, le premier de ce genre construit en Espagne, devait coûter, d’après les premiers plans, 39 millions de francs. L’adoption du système Arnoux, tout en augmentant de 24 kil.
la longueur du chemin, réduira la dépense de construction à 25 millions de francs. »
De Prats de Voile au Ternet.
(V. R. no).
De Prats de Hollo an Canigon.
De Prats de Kollo à la Preste.
i h. 3o m. Chemin de mulets.
Au delà de Prats de Mullo, la
route suit la rive g. du Tech, devenu un simple ruisseau, franchit le torrent qui descend des hauteurs du Pla-Guilhem (V. R. 110), et, traversant dès prairies où se montrent çà et là des bouquets de peupliers, de noyers et de frênes, s’élève graduellement jusqu’au petit village de
6 kil. (67 kil.) la Vrestfe, dépendant de là commune de Prats de Mollo. On n’a plus alôrs qu’à contourner le versant méridional du eô-teau sur lequel est bâti' ce village, et à pénétrer dans le vallort latêfàl de la Llabane, pour- atteindre
2 kil. (69 kil.) les ttàîirt (logements à l’établissement thermal) .
situés sur un étroit plateau qni forme comme un promontoire entre la gorge du Tech au S. et celle de la Llabane à 4’0. De grands arbres .
croissant sur le penchant dé là montagne, empêchent de voir au fond des gorges l’eau des deux tor rents, et montrent à peine, à travers leur épais feuillage, les rochers coupés à pic qui s’élèvent en face du côté de l’O, Au-dessus de la gorge du Tech, se redressent dans le lointain les longues et facile»
pentes du Costabona, et, vers le S., se dessine le sentier qui mène en serpentant au col d’Ares.
On ignore complètement à quelle époque les sources thermales de la Preste commencèrent à être utilisées. Carrure , chargé de les inspecter vers la fin du xvm* siècle, attribuait une, certaine antiquité au bâtiment voûté qui couvrait la piscine où se prenait le bain collectif. Déjà même, à cette % époque, ou ne pouvait constater que par des ruines l’existence d’une voûte ayant servi à abriter une souree thermale du voisinage, qui