ROUTE 21. DE SAINT- JEAN-PIED-DE-PORT A PAMPELUNE
N. au S., on arrive en une demiheure de marche à Burguete, d’où un sentier de montagnes mène à dr. vers les Aldudes (V. R. 17); puis on descend rapidement, au milieu des pâturages, entre des collines couvertes de bruyères;. on franchit plusieurs petits torrents, et, au delà des villages de Yiscarret et de Zisoain, on descend à (3 h.
de marche depuis Burguete) Zubiri, par une colline en pente douce plantée de chênes et de poiriers sauvages. A partir de ce point la routp devient très-facile, et 4 h. 1/2 de marche suffisent pour atteindre Pampelune. A moitié chemin on rencontre le petit v. de Zavaldica; on traverse trois fois le ruisseau (l’Esteribar , et une fois l’ A n/a, et à 3/4 de lieue au N. de Pampelune on atteint la route de voitures.
9 lieues 1/2 de Ronce vaux. Pampelune (V. R. 14).
B De Maint . Jean . Pied * de . Port à
Pampelune par te col do Bon-
tarte, 14 lieue» 3/4.
Route de voitures sur le versant français, et de Pampelune jusqu’à 3/4 de lieue au N. Sentier de mulets de la frontière à 3/4 de lieue de Pampelune.
En sortant de Saint-Jean-Piedde-Port, on prend la route de g., qui se dirige vers le S. à travers la plaine. A 4 kil. de la ville commencent les premiers escarpements; mais le chemin les gravit en serpentant et par une pente presque insensible. A l’O. , des forêts de hêtres et des pâturages se succèdent tour à tour dans le fond des gorges et sur le flanc des montagnes; à l’E. s’élèvent les pics d’Oriason (1063 mêt.) et d’Hostateguy (1167 mèt.). La route est déjà trèsélevée; elle passe entre le pic de
Beillarte (1191 mèt.) et un autre pic haut de 1166 mèt. où l’on voit l’ancienne redoute du Château Pignon , que les Espagnols attaquèrent deux fois inutilement en 1794. Laissant à g. le sommet du I.ciçarA theca (1409 mèt.) dernière montagne située sur le territoire français, on pénètre en Espagne par le col allongé de Bcntarté (1 222 mèt.) , qui forme une espèce de plateau. Dans cette partie du, chemin les forêts ont entièrement disparu; il n’y a plus que de vastes pâturages, parsemés çà et là de rochers calcaires.
Du col de Bentarté, on descend au port de Valcarlos, et, rejoignant la route précédemment décrite, on atteint l’abbaye de Roncevaux (V.
ci-dessus).