ASCEWSION DE LA PENA DE OROEL
Une journée, aller et revenir, 8 h. de moulée; sentier jusqu'à mi-c6le. Ceue excursion et la suivante sont empruntées à M. VVillkomra. (V. la Bibliographie.)
Vue de Jaca, cette montagne de grès, qui fait partie d'une chaîne parallèle à celle des Pyrénées, apparaît comme une crête prolongée de l'E. à l'O., et redressée à son extrémité de manière h imiter la forme d'un sphinx au repos; elle n'est accessible que du côté de l'O. , car des trois autres côtés elle se termine par des parois perpendiculaires de plus de 300 met.
de hauteur.
Après avoir marché pendant une heure environ dans la direction de la montagne que l'on voit toujours se dresser en face de soi , on arrive à l'ermitage de Nuestra Senora de
la Cueva , ainsi nommé parce qu'on a u f i lise comme chapelle l'entrée d'une grotte qui s'étend à une grande distance dans l'intérieur de la montagne. L;\, on fera bien de se munir d'eau, car on ne doit pas en trouver plus haut dans les anfractuosités des rochers. Au delà de l'ermitage, on s'élève peu à peu à travers les taillis , et bientôt on se trouve sur un vaste plateau désert qui forme la base même de la pyramide , et dont les pentes , couvertes de genêts et de buis, se relèvent doucement du côté de l'O. Plus haut on pénètre dans une vaste forêt composée de pins , de sapins et de hêtres, et, après deux heures de marche, on [atteint enfin la partie inférieure de la crête, où se dresse une grande croix de bois.
Le reste de l'ascension est assez difficile; il faut suivre une arête de rochers d'environ 2 met. de large, qui contourne le sommet du côté du N. et de l'O. ; quelques fentes interrompent çà et là ce chemin dangereux , au-dessous duquel s'ouvre le précipice; mais on peut se retenir aux broussailles qui croissent parmi les pierres. Enfin , quand on est arrivé à l'O. même du cône, il faut s'aider des mains et des pieds, et gravir en ligne droite jusqu'au sommet, dont la hauteur totale au-dessus de la mer est d'après M.Willkomm de 1760 met. environ.
Le panorama que l'on découvre alors est immense, mais triste: car, aussi loin que peut s'étendre le regard, on ne voit que des vallées noires de forêts , des parois de rochers et des sommets dénudés; cependant au N., les sommets neigeux des Pyrénées interrompent un peu la monotonie de ce chaos montagneux, et au B. apparaissent les lignes
ITINIÉRAIRE DES PYBÉNÉES.
bleuâtres et indistinctes de la Sierra de Moncayo.