V. de
2 kil. (14 kil.) Baudreix (338 h.).
2 kil. (16 kil.) Mirepeix est situé
vis à vis de
1 kiL(17 kil.) Nay, jolie V. de 3082 h. , bàtie sur la rive g. du Gave de Pau et dominée par le château de l'Angladure. Au commencement du xii« siècle, les religieux de Santa-Cristina achetèrent le territoire de Nay pour 360 sous et un cheval ; jiuis ils y construisirent une église autour de laquelle se groupèrent quelques maisons. Les souverains du Béarn y établirent des fabriques ; mais , en lô4:>, trois météores enflammés , que les historiens du Béarn apl)ellent des rugles , tombèrent sur la ville , et , de cinq ou six cents mai sons qui la composaient, une seule échajipa à Tincendie. Nay s'était
cependant relevée de ses ruines, quand les guerres de religion vinrent encore la désoler. Lors de l'invasion de Terride en Béarn, Sainte-Colombe marcha de Pontacq sur Nay, des bouchers lui en livrèrent les portes, et les huguenots furent tous hachés jusqu'au dernier.
On montre à Nay un édifice remarquable connu sous le nom de Maison carrée; semblable à toutes les autres par sa façade extérieure , elle eu diffère par la cour intérieure. Trois rangées d'arceaux superposés et soutenus par des colonnes des ordres dori(iue, ionique et corinthien, forment sur un des côtés une décoration tout à la fois majestueuse et élégante. On suppose que cet édifice de la Renaissance a été construit par les ordres de la sœur de François 1". Aujourd'hui la ville de Nay est renommée pour sa minoterie et ses fabriques de draps, de bérets, de calicots.
C'est là que sont en grande partie manufacturés les fez rouges dont les Turcs se coiffent aujourd'hui.
Nay expédie chaque année une grande quantité de ses produits à Constantinojtlc. Elle est la patrie du théologien Abbadie.
De Nay àArudy et à 01oron(V. R. 31).
3 kil (19 kil.) Coarraze, V. de 2005 h., était chargée par sa position de défendre la frontière du Béarn du côté du Bigorre. A peu de distancé on voit les ruines du château où fut élevé Henri IV, et dont il ne reste plus que la tour et le portail, sur lequel se lit encore cette inscrijition espagnole :
Lo ([ite ha de ser nn puede faltar
I (ce qui doit être ne peut mamiuer).
I A côté de ces ruines s'élève un
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES