‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 185 sur 382 · ROUTE 49. DE LUZ ET DE SAINT-SAUVEUR A GAVARNIE · texte numérisé non relu

ROUTE 49. DE LUZ ET DE SAINT-SAUVEUR A GAVARNIE

par l'épée merveilleuso de RoIuikI, avec les terrasses l)ri liantes qui composent ses gigantesques gradins.

Plus loin, la masse arrondie du Taillon, blanchie par étages, verse encore quelques glaciers dans le vallon du port, et les hauteurs plus humbles des Tourettes terminent la partie visible de la crête calcain;. , .

« A dr. , on saisit aussi dans leur ensemble les sommités granitiques du chaînon de Saint-Sauveur.

Au-dessus des bois qui recouvrent ses bases et de la zone aride qui leur succède, on ne voit que des crêtes dentelées et des pics drapés de neige, entremêlés d'immenses débris et couronnés par les fières cimes Ardiden , Candemil , Santché. » (V. du reste le panorama gravé par M. Gérin d'après le dessin de M. Victor Petit.)

Le pic de Bergons joue un grand rôle dans les légendes pyrénéennes.

C'est au milieu de cette montagne , au fond d'une vaste grotte , que les fées ont bâti leur plus magnifique palais ; elles y passent leur temps à filer et à broder; les paysannes qui découvrent l'entrée de la grotte peuvent y déposer leur lin ; le lendemain, elles le retrouvent merveilleusement filé.

Le pio d'Aubiste.

ii h. démarche à cause des détours, nuide, 6 fr.; cheval, 6 fr.; cliaiscs à porteur. k6 fr.

De Saint-Sauveur, on monte sur les riants plateaux de Trazères et iï Ara gnou è de y qui dominent le village du côté de TO. , puis on gravit la butte du Moura, d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur les flancs escarpés du Bergons, la gorge de Sia et les vastes pùlurages du Coumélie. Lh, laissant

à dr. lo jietit sentier du val de Jiastempe, un .se dirige vers le S. h travers des pentes herbeuses et monotones, semées de fragments de granit. Sur le plateau du pic, un petit lac, aux eaux noires, donne naissance au torrent û'Auhistc, vers le S. s'étend un large vallon de neige; j\ g., se montre le Carnlier , ainsi nommé à cause de la forme du bloc «pii le couronne; à dr.

s'élève l'énorme pyramide du pic d' Ardiden (2988 mè't.).

Du haut d'Aubiste (2791 met.), la vue ^st très-étendue, surtout vers le S. où se dressent tous les pics de la chaîne calcaire. On voit très-bien le Piméné, le Coumélie, leVignemale, le Casque du Marboré ; àl'E. , on suit toute la ligne des pics, le Hrada, le Bugaret, le Bergons. En se retournant vers le N., on découvre touîes les cimes du groupe de Saint -Sauveur, depuis le pic d'Ardiden jusqu'au pic deViscos, au pied duquel s'ouvre la vallée d'Argelez.

On peut faire d'autres excursions dans le groupe de Saint-Sauveur:

aux lacs de Bastempe, à celui d'Ardiden, aux pics de Laze , Barbede-houc, etc.; mais la plupart des touristes sont rebutés par les difficultés des sentiers et la désolation des paysages, a S'élevant d'un seul jet des profondeurs du Gave jusqu'aux neiges éternelles, l'ascension de ces montagnes, dit M. de Chausenque, est j)resque sans repos, et nul site riant n'interrompt la sévérité de l'ensemble. A des pentes nues encombrées d'éboulements. ou à des bois impénétrables, succèdent des talus neigeux et d'Apres crête«<. »

De Saint-Sauveur à Caulcrets (V. II.

%«); -à Barrges (V. U. S"» Cl 5S : — au Pic du Midi de Bigorre (V. U. 56j; — à la valU'e dHeas ei au cirque de Tn.urnouse.V. U. 5i) ; - au Piméné (V. R. ^9); — à Gavaii.ie (V. R. W) ; - à la y brèche de Roland (V. K. W};-- au Mont-

Perdu (V. R. 5'i).

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