C.\Bi:«ET DE LECTURE : Comcra, Semp
Ceucle, salle pour baljCuncerls: La-
borde.
Cafés : Laboide ; Coumtluus; des l )renées; de rUnion ; dcParis.
Librairies ; J. M. Dut.mr, rdileurdes costumes des Pyrénées, Millas.
Voitures publiques : Messageries A.
Carrère pour Tarbes.Ordiiiiiiromeiii, vers
le i"" juillet, d'autres services s'oigauisent de Pau et de Tarbes à Bareges. — Courrier de Tarbes : Marceau.
Loueurs de chevaux. Les i ourses
des environs de Bareges sont si vaiitcs
et si nombreuses, que plus de 25 loueui s
de chevaux suffisent à peine uu.\ besoins
des baigneurs Voici leurs n^ms: Viscos;
Palu ; Alexandre, dit Bagncres; Tamin-
rier; MarcMenvielle; Anclado; l.al.ordt-
Souères; Couret; Cazaux, Marc; Lyon;
Cazenave Moncassin ; Mouré; Lvzandre :
Cal)ale-, Beillacou-Lalon ; PoueNdegus
jK'ie; Cazères; Dominique Palu-Peloy;
Ve pèlou ;Troy-Vergez, Laurent.
LOUEURS DE VOITURES : Taintiiricr , Basiien ; Mlle Flamant; Bernatot, Ben-
que;Troy. . « , v
GUIDES •.Scyret;Visco8pore; Palu ptVe;
Tainturier, Bastien-Alexandie ; Marc
Menvielle père; Viscos tils;Palu fils;
Menvielle Uls; Domenget , Fran<;ois;
Moncassin frères ; Charlet Vicioi .
CHAISES A PORTEUR. ElabllsSéllient ,
aller et retour, 30 c; bains Baizun,
75 C. BAINS, Voyez le paragraphe spécial.
8ITUAT10>. ASPECT GÉNÉRAL.
la commune de Betpouey, canton de Luz, est une longue rue hAtie tout entière sur la rive g. du (iave de Bastan ; à son extrémité supérieure, le chemin du Tourmalet la continue ;àson extrémité inférieure, la route de Luz y aboutit ; elle se compose d'une soixantaine de maisons assez tristes et mal récrépies, et d'une longue lile de luuaques et de cahutes .le hois. Les avalanches s'accumulent chaque hiver sur les iientes de la montagne d'-ii'b'fl»»c«, située au N. de Raréges, glissent jiar quatre ravins dans la vallce du Bastan, franchissent le torrent, et remontent h travers le village jusque sur les flancs du pic d'Ayre.
Les habitants du pays sont parvenus h connaître par l'observation les haliitudes des avalanches; aussi ont- ils laissé dans la direction qu'elles suivent ordinairement de larges espaces pour leur livrer passage. Malgré ces précautions, il est rare «lu'un hiver s'écoule sans que les avalanches causent quelque dégAt; souvent des maisons ont été rasées et des meubles ont été emportés i\ plusieurs centaines de mètres au-dessus de Baréges. Toutes les baraques de planches se démontent à l'entrée de l'hiver, et les diverses pièces, étiquetées et numérotées, sont mises ;\ l'abri pour être rajustées au mois de mai.
On dit que des (juatre ravins qui descendent sur Baréges de la montagne d'Asblancs, deux, ceux de fouradjvetdÉgat sont aujourd'hui moins redoutables qu'autrefois ; «léjà même, celui d'P-gat voit ses lianes se couvrir de verdure. Le plus dangereux est toujours celui de Midanu, qui verse ses avalanches sur le bourg l'une hauteur de 12(M) met. et sous
Baréges, hameau dépendant de lun angle de 45 degrés. Du côté du
s. , les chutes de neige sont moins à craindre , à cause d'une belle forêt de hêtres qui s'étend à la base du pic d'Ayré , entre Baréges et la montaghe. Cependant le Rinulêt (ruisselet) qui traverse le bois tout entier en emporte des lambeaux chaque année. Lorsque, après un orage, on entend un bruit sourd de craquements et de chocs, comme si quelque montagne croulait, on se dit : «C'est le Rioulpt qui descend, * et l'on voit d'énormes blocs et des troncs de sapins glisser et bondir dans l'eau écumeuse qui mugit au fond du ravin.
Baréges est situé à 1230 met. audessus du niveau de la mer, à 800 met. seulement plus bas que la limite de la végétation des arbres.
Aussi les hivers y sont-ils extrêmement rigoureux. Le sol est enseveli sous 5 met. de neige : tous les habitants émigrent; on y laisse sept ou huit montagnards avec des provisions pour veiller aux maisons et aux meubles. Souvent ces pauvres gens ne peuvent irriter jusqu'à Luz et restent emprisonnés plusieurs semaines. Au commencement de mai, les propriétaires, les industriels de toute espèce qui spéculent sur le séjour des étrangers, se hâtent d'accourir; On répare les brèches des maisons, on restaure les toitures, on blanchit les façades, et le village rerais à neuf est bientôt prêt à recevoir ses hôtes. Ils arrivent en foule dès les pretniers jours de juiti , et ne qiiittent Baréges qu'à la fin de septembre. Souvent même, bien que le village {misse loger 1200 personnes à la fois, des baigneurs attendent à Luz qu'une chambre srtit détenue vacante. Cette affluence s'explique facilement par l'efficacité toute spé-
ciale et la supériorité incontestée des eaux de Baréges pour le traitement des douleurs^ des blessures et des maladies de la peau.
Là découverte des eaux de Baréges remonte à plusieurs siècles; mais les habitants du pays en usèrent seuls pendant longtemps. Ellefe ne commencèrent à jouir d'une réputation étendue que sous le règne de Louis XIV, époque à laquelle Mme de Maintenon y conduisit le jeune duc du Maine. En 1736, elles fixèrent l'attention du gouvernement. L'ingénieur Polard fit alors construire la route qui conduit dfe Tarbes à Baréges, par Lourdes, Pierrefitte et Luz. Cependant le fôîltenier Chevillard, aidé des conseils de Polard , réussit à capter les sources, et fonda les haîns de V Entrée ^ du Fond, de Polafd, la hmette et les doHches. Les bains de Lachd^ pelle, les bains neufs, furent construits depuis; etifin^ lë baih Dd^sieu, tout moderhe^ A pris le nom de l'inspecteur de ce noni. Quarit aux piscines, deux, la piscine militaire et la piscine des pauvres , furent établies d'après les avis de l'ingénieur Moisset , chargé de rétrouver les sources de Lachapelle et de l'Entrée qui en 1777 avaient disparu. La piscine civile est moderne.
Trois ponts tfarérsent le Bastâfl , en amont, en aval et au centre du village; celui du centre n'est pas public; il appartient à l'hôpital militaire, et communique avec un préau où se promènent les soldats convalescents.
l'établissement THERMAL.
Vétablissement dei bains est situé sur le côté N. de la rue, aux
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
deux tiers à peu près de sa hauteur : • C'est un édifice misérable, dit M. Taine; les compartiments sont des caves sans air ni lumière; il n'y a que seize cabinets et deux douches, tous délabrés. Les malades sont obligés souvent de se baigner la nuit. Les trois piscines sont alimentées par l'eau ({ui vient de servir aux baignoires: celle des pauvres reçoit l'eau qui sort des deux autres.
Les piscines, basses, obscures , sont des espèces de prisons étouffantes et souterraines. Il faut avoir beaucoup de santé pour y guérir. » On doit construire un nouvel établissement et on procède à un capUige des sources mieux entendu, sous la direction et d'après les projets de M. François.
L'hôpital, situé au N. du village, est un triste bâtiment crépisse, dont les fenêtres s'alignent avec une régularité militaire. Il se compose de trois ou quatre maisons qu'on a réunies tant bien que mal à grand renfort d'escaliers. 400 à 450 militaires visitent chaque année l'hôpital tle Baréges.
L'n autre établissement thermal, celui de lia r;:wn, se trouve à ôOO met. sur la rive dr. du Baslan , en aval de Baréges. U est la propriété de M. Barzun , pharmacien ; il comprend neuf cabinets de bains, trois douches et une buvette.
LES EAUX
Baréges-
Eau thermale, sulfureuse.
Connue depuis longtemps . mais, comme nous l'avons dit , en vogue surtout dei)uis 1675, époque où l'usage en fut prescrit au duc du Maine.
huit sources : L^ Tambour , l'En-
trée, Lachapelle, Polard, Bain- Neuf, le Fond, Dassieu, Genecy.
Débit en 24 h. : IbOOhectol.envir.
Température : Varie de 45» (S.Tambour, grande douche) à 31* (S. Lachapelle).
Caractères particuliers : Eaui limpides, onctueuses au toucher, odeur d'acide sulfhydrique, saveur hépatique avec arrière-goùt fade et nauséabonil (C.James), contiennent en abondance cette substance azotée (\ue Longchamps décrivit le premier sous le nom de l>arégine.
S'altèrent peu à l'air et ne blanchissent pas comme celles de Bagnères de Luchon, ce qui tient, suivant M. Filhol, i\ ce qu'elles ne contiennent pas de silice en excès.
Service médical : L'n médecin in.specteur, un inspecteur adjoint, un inspecteur honoraire.
Emploi ; Boisson, bains, douches, piscines.
Situation : 1270 met. au-dessus de la mer (Annuaire des Eaux minérales de France).
Climat variable, grande chaleur et froid vif .se succédant fréquemment. Nécessité des vêtements de laine.
Saison : Juillet et août.
Effets physiologiques : Yjxni les plus excitantes du groupe pyrénéen; graduation du traitement rendue facile par la différence des sources comme température et comme sulfuration. Action vive sur la peau et sur l'économie en général, mais surtout action locale énergique : l'eau ne se décomposant pas et ne donnant que peu de ses éléments à l'absorption bronchique. Spécifique dans les cas de blessures anciennes, dans les rhumatismes et dans les affections scrofuleuses.
Se transporte en bouteilles (eau de la douche) .
Classification chimique : Eau sulfurée .sodique.
Analyse (0. Henry.)
S. de l'Entrée.
Eau 1 Ht.
Sulfure de sodium o,o360
Sulfate de soude o,o30(»
Carbonaieeisilicaledesoude. o,o2kO
Chlorure de sodium 0,02i9
Matière organique u-accs
Iode ^'•^*'*''
Chaux et magm'sie ^'''^^'^^
o,in9
Bibliographie : FilhoK Eaux minérales des Pyrénées.... Paris, i853, m il.