‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 198 sur 382 · TARIF · texte numérisé non relu

TARIF

Boisson gratuite.

Bai ns ou douches > "'•

En sus aux baigneurs ou hai-

gneuses qui tournissentle

linge " 20C.

Idem qui ne founussenipas

lelinge " . »<>^

Piscine, de 5 à 8 heures du matin, de

50 c. à 1 fr., suivant le nombre de

baigneurs , qui ne peut excéder 12

personnes.

Pendant le reste de la journée, 25 c.

BarEun.

Eau thermale, sulfureuse.

Connue plus récemment que les eaux de Baréges, dont elle est éloignée d'environ 500 met.

Une source, appelée S. Barzun, du nom de son propriétaire.

Température : 3I",2.

Caractères particuliers : Eau limpide , transparente et semblable par ses propriétés physiques aux autres eaux sulfureuses des Pyrénées ; Irès-gazeuse et dégageant dans le Verre beaucoup de bulles composées principalement d'azote, con-

tenant beaucoup debarégine, sta])le comme celle de Baréges et suj)portant mieux le transport.

Service médical : Commun h Ba-

réffes.

Emploi : Boisson , bains , douches.

Situation : 1200 met. environ audessus de la mer.

Climat et saison comme à Baréges.

Effets phifsiologiques : Eau notablement séchitive et hyposthénisante; différant essentiellement de celles de Baréges dans son mode d'action; utile pour préparer les malades à l'usage de ces dernières, ou pour calmer l'excitation trop vive et les accidents thermaux qu'elles ont produits; convenant surtout aux malades dont le système nerveux est irritable; comme boisson, anah)gue aux Eaux-Bcmnes, et à celles de Saint-Sauveur comme effet de sédation.

L'eau de Barzun se transporte en

bouteilles.

Classification chimique : Eau sulfurée sodique, avec forte proportion de chlorure alcalin.

Analyse (Boullay et 0. Henry.)

Eau 1 lit.

Sulfure de sodium '^^33

Chlorure de sodium 0,il7

» de potassium l traces

» de magnésium i

Sulfate de soude j 0,064

» de chaux I

Carbonate de soude sensib.

Silicate de soude j q jQg

Carbonate et silicate de chaux.}

Oxyde de fer j 003^

Gla\rine ou barégine I

Bibliographie : Filhol, Eaux minérales des Pyrénées.... Paris, I853,in-i2.

ITINERAIRE DKS PYRÉNÉES.

ROUTE 56. BARÉGES. - LE PIC b'aYRÉ.

PliOMEMADSS.

L'allée y«rtt «t llèrltagc à Colas.

A. la base du pic d'Ayré s'étend une belle forêt de hêtres , sillonnée par des allées dont la pente est assez douce et qui s'élèvent en serpentant jusqu'à une clairière coupant horizontalement toute la forêt : cette clairière, appelée l'allée ▼erte, et où des bancs ont été disposés de distance en distance , est à peu près la seule ressource des malades. On y jouit d'une belle vue sur le pic d'Asblancs et sur les ravins des avalanches.

L'Héritage à Colas est une ferme construite sur un petit plateau à la base du pic d'Ayré ; on y monte par un sentier facile. De ce point, situé à une demi-heure de Baréges, on découvre une assez jolie vue sur la vallée du Bastan et les montagnes de Saint-Sauveur.

galnt-JOBtip.

Sentier facile, ko m. pour ftller, IQ m. pour revenir.

On va d'abord aux bains Barzun (Voy. plus haut) , et, passant le pont, qn tourne à g. pour prendre un sentier en partie détruit qui traverse un banc de pierres éboulées, puis s'enfonce dans un petit bois où il devient beaucoup plus facile à distinguer. On s'élève ensuite par de nombreux zigzags sur un mamelon situé en f^ce, et bientôt on se trouve au niveau de Saint-Justin.

Ici deux chemins se présentent :

l'un, plus court, mais aussi plus difficile, longe horizontalement le versant de la montagne , au-dessus du Bastan , sur un terrain friable et glissant; l'autre, un peu plus long, continue k monter pendant 5 min.

environ, puis tourne k g. et suit la crête jusqu'à Saint- Justin.

De ce point qui forme un promontoire rocheux entre la vallée dq Bastan au S. et celle de Sers à l'O. ,on jouit d'une vue agréable. Outre les deux vallées que Ion domine, on voit aussi eu face celle de la Juste, qui , descendue des neiges du Néouvieille, vient fertiliser à son confluent avec le Bastan les charmantes prairies de Betpoey ; à dr.

apparaît le bassin triangulaire de Luz ; à g. on n'aperçoit ([u'en partie le vallon de Baréges, caché par la montagne dont Saint-Justin est un contre-fort avancé. Vers le S., l'horizon a pour limites les premières sommités du Bugaret , qui se relie au Bergonz par la longue crête du Brada; à l'O., on découvre bieu tout le groupe de Saint -Sauveur, entre autres lepicd'Ardiden,reconnaissable à son long contre-fort arrondi en forme de bosse de chameau.

Au lieu de suivre en redescendant le sentier qu'on a pris pour monter, il vaut mieux revenir à paréges par la vallée de Sers. On peut côtoyer indifféremment l'une ou l'autre rive du torrent. Si l'on veut passer par le village de Sers, il faut remonter la vallée pendant quelque temps sur le bord de la rive g. , puis traverser le ruisseau et longer la rive dr. jusqu'au village ; de là on regagne la route de Baréges, en face de Betpoey.

EXCURSIONS

àtMMien in pie d'iyr**

Course k pied , à cheval o^ en chaise à porteurt ; S h. de montée, 2 h. de descente. Pour l'ascension, i cheval, 3fr.; 1 porteurs, % fr.; i guide, »fr.

On n'a pas besoin de suivre une

direction précise pour Rvavir le pic d'Wré; seulement il vaut mieux tourner le bois que de le traverser directement.

Le meilleur chemin est celui qui.

passant par

l'Héritage à Colas et

longeant îa lisière orientale du bois gagne les pelouses du Lienz, nui s'éteii.leiit au S. jusqu'au chaos de Néouvieille. Un petit torrent descend en filets argentés à travers la prairie et circule au milieu des l.locs de granit; plus haut jaillit une petite fontaine, dont l'eau descend en murmurant pour aller se cacher sous les toufles de fraisiers.

De ce point, situé à l'extrémité du

i.lateau, on commence avoir «leja le Pic du Midi de Bigorre au-dessus des autres mi.ntagnes du coté «lu M.

Aux hôlios succèdent les sapins, m,i, dans 1«îs Pyrénées, croissent jusciu'à 20(H» met. de hauteur; mais bientôt on dépasse également la région des sapins, et on atteint une croupe où les plantes des moiitairnes, les rhododendrons, les aiie-

mones narcisses , les thymelee^ croissent à profusion. S'élevant alors sur le tlanc de la montagne par un de ces miUe sentiers que tracent es troupeaux, on gagne une large dépression d'où l'on voit très-bien la cime au-dessus des pentes herbeuses- deux cabanes occupent le centre de ce plateau. Le chemin n'offre aucun danger, et la montagne serait du plus facile accès sans la crête de rochers croulants «[ui la termine- la seule difficulté consiste à suivre une arête étroite entre deux précipices descendant brustiuement au fond des gorges latérales, dont l'une, le Lienz, montre ses verts gazons, tandis que celle (le l'O. est couverte de pierres et de débris.

Du sommet du pic d'Ayré, haut

de 241 K met. , on découvre au N.

toutes les montagnes plus rapprochées qui bordent sur sa rive dr. la vallée du Bastan : le Sardey , aux épaules rembrunies; le roc pourfendu de Pêne- Tai/Zade, visible de

vingt lieues; puis ce chaînon qui,

de la butte de Sors, sur la rive

dr du Bastan, monte rapidement

au pic d'Asblancs et se contmue ,

en s'exhaussant toujours, jusqu au

plan d'Aube, et au Pic du Midi,

dont la tête arrondie annonce de si

loin les Pyrénées.

Mais c'est àl'E. que se portent de

préférence les regards , sur le colossal Néouvieille, son beau glacier, ses trois pics égaux en hauteur, ses lacs nombreux parsemés a sa base.

De ce côté, jusqu'aux murailles qui soutiennent le glacier, on ne distingue que blocs amoncelés ou rochers croulants. La verdure ne se montre pres(iue nulle part, et des tapis de neige, ou les Uches sombres des petits lacs qui s'y sont formés, interrompent seuls la monotonie de l'ensemble. On compte iusqu'à treize de ces lacs ou laquets , qui varient de forme et détendue suivant les saisons , et parfois même se dessèchent entièrement ; encore plusieurs restent-ils cachés derrière les crêtes des rochers.

D'après M. de Chausenque , auquel nous empruntons presque tous les détails qui précèdent, le sommet du pic serait formé mi-partie de schiste, mi-partie de granit; la rencontre des deux systèmes aurait lieu justement à la pointe.

On peut redescendre par le vallon du Lienz, qui s'ouvre à l'E ou par

le vallon de la Juste, qui longe la pente occidentale de l'Ayré. La descente par ce dernier vallon demande au moins deux heures et demie.

Pic de Lienz oa d'Ereslids ou de la Piquette.

2 ou 3 h. de montée ; desrenie dii-ecte, 1 h. 1/2.

Aucun chemin tracé ne mène à la cime du pic de Lienz; cependant il est à peu près impossilde de se tromper. On se rendd'al>ord à l'entrée du vallon du Lienz, comme si l'on voulait monter au pic d'Ayré :

puis, passant sur la rive dr. du torrent, on commence aussitôt l'ascension du pic de Lienz, en s'aidant des mille petits sentiers que les troupeaux ont tracés dans tous les sens sur le flanc de la montagne. Après avoir gravi le mamelon inférieur.

on se trouve au pied d'une vaste pente gazonnée qui mène jusqu'au sommet : il faut, autant que possible, l'éviter, pour gravir, à dr. ou à g., les escarpements schisteux, dont les anfractuosités offrent aux pieds une base plus solide que le gazon glissant.

Du sommet du pic de I»icn7,haut de 2286 met. au-dessus de la mer , la vue est à peu près la même que celle de l'Ayré ; cependant elle est peut-être un peu moins étendue.

Du côté de l'O., VAyré cache le pic de Bergonz , et du côté de TE. , l'Escouhous cache également le Néouvieille; on voit aussi moins bien le bassin de Luz. Dans la vallée qui plonge , à l'E. et au S. E. , au-dessous du pic, on découvre les quatre lacs d'Esconhous.

Le pic de Lienz est celui des environs de Baréges qui offre le plus de richesses aux botanistes.

poiirvisiter la vallt-eetles lacs et monter au col d Aure ; 2 h et 2 li. 30 pour redescendre. Un guide n'est pas indispensable. N. B. On voit la vallée et le la<' d'Escoubous quand on fait l'ascension du Néouvieille.

On remonte d'abord l'ancien chemin du Tourmalet jus(|uà l'entrée de larn//<'V' d'Esconhous, qui s'ouvre à dr., c'est-à-dire au S., dans la vallée du Bastan, à 3 kil. environ de Baréges, et qui en semble le prolongement naturel; car le torrent qui en sort est plus considérable que celui du Tourmalet. On peut remonter la rive g. de TEscoubous; toutefois il vaut mieux traverser le Bastan, en longer la rive dr.

pendant 150 pas, et repasser alors sur sa rive g. avant de s'engager dans la vallée d'Escoubous. Le cliemin est à peine tracé , mais on ne peut pas s'égarer ; on marche sur les gazons en suivant la rive dr. du Gave. On a à sadr. le versant oriental du pic de Lienz; plus loin, le pic d'E.scoubous ; à sa g., le pic Coubère; au fond , la vallée est fermée par la muraille schisteuse qui sert de digue au lac d'Escoubous. A 45 m. environ de Baréges, on atteint quelques misérables huttes de bergers. Là, il faut remonter à g.

de 25 à 30 pas pour trouver un chemin bien tracé qui mène directement au lac. En passant sur la rive g. du Gave, après avoir franchi un affluent descendu à l'E. d'un vallon désolé, on décrit de nombreux zigzags pour gravir l'escarpement le long duquel l'Escouhous fait une longue suite déchûtes; et, cette montée finie, on arrive sur le bord septentrional du lac.

Le lac d'Escoubous n'a par lui- I h. 30 m. pour monter au lac , i h. même rien d'intéressant, mais il se 15 m. pour descendre ; 2 h. 30 m. à 3 h. ' trouve situé dans une région telle-

La vallée et le lao d'Escoaboas. — Le col d'Aare.

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