TAREES A BAGNÈRES DE BIGORRE
21 'Kil. Messageries liibettes, maison Balsci-e, itlace Maubourguet. 3 départs par jour; Creppo, courrier de Tarbes à Bagnères ; Lafaille, id. Dune du trajet, 2 h. I^ prix des places vaiie de i fr. à 2 fr. 50 c.
La route de Tarbes à Bagnères traverse une belle plaine d'où l'on découvre de charmants points de vue. a A mesure que l'on avance, dit M. Lemonnier, les coteaux voisins augmentent d'élévation , les
ITINERAIRE DES PYRÉNÉES
prairies et les arbres prennent cette teinte d'un beau vert (jui n'appartient qu'aux pays de montagnes , et bientôt des ruisseaux d'eau vive poulent à pleins bords sur les deux côtés delà route , qui ne cesse pendant tout le trajet de suivre la rive g. de l'Adour. >»
En sortant deTarbes, on remarque un beau chAteau dont il est souvent question dans l'histoire du Béarn; il portait autrefois le nom de Castelimu; aujourd'liui il appartient h M. de Palaminy. Plus loin, vers la dr. , s'étend le bel hippodrome de Laloubcre, où ont lieu chaque année, au mois d'août, des courses célèbres dans tout le Midi (V. R. 39).
3 kil. Lalouhère, v. de 1035 h.
3 kil. (6 kil.) Morgues, v. de 303 h. Au-dessus des maisons, on remarque un vieux castel possédé jadis par la branche cadette des vicomtes de Lavedan. Marca, le célèbre historien du Béarn, appartenait à cette famille. A dr. , on a laissé dans l'intérieur des terres le château d'Odo*, où mourut en l.')49 la reine Marguerite de Valois (V. R. 42).
1 kil. (7 kil.) Momères (6G2 h.)
2 kil. (9 kil.) Saint-Martin {3bSh.) 2 kil. (U kil.) Arcisac, v. de
662 h. , dont les maisons sont groupées des deux côtés de l'Adour, a vu naître Mesclin ou Missolin, le vainqueur des Maures dans les plaines de Lanne-Mourine (V. H. 42).
Autrefois la statue du héros décorait le porche de l'église, et, le jour de sa fête, les jeunes filles venaient la couronner de fleurs; cette statue a disparu. Dans le village, se trouve encore VEstelou (l'Etoile), reste d'une de ces hautes niches où les Romains plaçaient, près de leurs grandes voies, la statue de Mer-
cure, patron des voyageurs. « Ce petit monument, dit M. Cénac-Moncaut, ne présente plus qu'un cube de 3", 50 sur chaque face et de 2",50 de hauteur. Le tracé du chemin de fer passe précisément sur cette ancienne construction (jui semble ainsi destinée h disparaître. Sur une colline de l'E., la vieille tour de Barbazan rappelle le baron fameux qui , à la tête de six Français, vainquit six chevaliers an^'lais dans les landes de Montendre en Saintonge, et qui plus tard participa au meurtre de Jean sans Peur sur le pont de Mon ter eau. — Près de là, s'élève le tumulus de Bernac.
Entre Arcizac et Montgaillard, la route gravit une côte bordée à g.
par un bouquet de bois; c'est là que périt, il y a une dizaine d'années, le fameux violoniste Lafont, par suite d'un accident de voiture; la rampe a été rectifiée depuis. De l'autre côté de la rivière , on voit le petit château de Nodrest, jadis pris et repris dans le cours des siècles par les Maures, les Normands, les Anglais, les huguenots et les catholiques.
2 kil. (13 kil.) Montgaillard, b. de 1171 h., se compose de maisons pittoresquement groupées autour d'une église antique. Sur la colline qui le domine du côté de ro. , on voit une levée de terre, d'origine incertaine, qui fut probablement un rempart de terre élevé autour d'un camp par quelque armée romaine.
[A 1500 met. de Montgaillard s'ouvre un vallon, séparé par un petit col de la vallée de Lourdes. La route carrossable qui franchit ce col a 12 kil. de longueur. Immédiatement après avoir atteint le point culminant , on voit à dr. sur une côte
très-élevée, à 537 met. de hauteur absolue, les maisons du village de loucrup (374 h.), à 2 kil de Montgaillard; puis on descend rapidement dans la vallée qui va déboucher au N. vers la plaine de Tarbes.
On y rencontre plusieurs hameaux situés au milieu de belles campagnes devenues de plus en plus fertiles. On laisse d'abord à dr. les deux villages iVEscouhés et de PontK (3 kil.), formant ensemble une commune de 262 h., puis h g.
(2 kil.) celui à' Arcizac-es- Angles, dont la population s'élève à 263 h.
Sur une colline qui domine ce village du côté du S., on voit les belles ruines du château du baron des Angles, le vaillant défenseur de Lourdes (V. R. 41 ). Plus loin (1 kil.), on traverse Lésignan, v. de 401 h., où l'on a découvert, il n'y a pas Jpngten^ps, une statue rqmaine conservée aujourd'hui daps» 1^ maison d'un paysan. On est déjà dans la plaine de Lourdes (V. R. 41).]
A 3 kil. de Montgaillard (16 kil.) , 86 trouve le v. de Trébons (1295 h) , près duquel s'ouvre à dr. le val ^ViSQuet , qui s'élève au S. vers le pic (lu Mont-Aigu. La plaine de l'Adour forme sur ce point un vaste bassin arrosé par les frais ruisseaux et les canaux du fleuve qui circulent à travers les prairies et les champs de maïs. Déjà les clochers et les tours de Pagpères de Bigorre apparaissent au loin par-dessus les arbres.
2 kil. (18 kil.) Pomac (980 hab.) est le dernier village que l'on rencontre avant d'arriver à Bagnères.
On voit encore à peu de distance les restes d'un camp romain : un autel votif dédié à Mars invictus , et quelques tronçons d'épée qu'on y a trouvés, ne permettent plus d'en douter. Une église voisine, en-
tourée de murailles comme celle des Templiers à Luz , n'a aucune importance au point de vue architectural.
3 kil. (21 kil.) Bagnèrei de Bigorre (V. Jl. 60).