‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 233 sur 382 · ROUTE 64. TOULOUSE. — ÉTABLISSEMENTS DIVERS · texte numérisé non relu

ROUTE 64. TOULOUSE. — ÉTABLISSEMENTS DIVERS

faite l'année suivante ; la troisième en 1553 (on la recommença deux fois) ; la quatrième en 1560 ; la cinquième en 1576 (on dut la bâtir sur pilotis) ; la sixième en 1 579. En 1626 , il ne restait plus qu'une arcade à faire, tous les piliers étant fondés dans l'eau , nous apprend l'annaliste de l'hôtel de ville. Les plus habiles architectes de la province travaillèrent à la construction du pont Neuf, sous la direction de Nicolas Bachelier, qui n'eut pas le bonheur de voir son œuvre achevée, et qui en légua la continuation à son fils Dominique, aidé de Souffron. L'arc de triomphe, massif et lourd, qui s'élève à l'extrémité du pont, sur la rive gauche, fut construit sous Louis XIV par François Mansart. Il porte , d'un côté , la statue de Louis XIII à cheval ; de l'autre, une inscription en vers latins, gravés en 1667 , à la louange du duc de Verneuil, fils naturel de Louis XIV.

A l'extrémité du pont Neuf s'élève le Chdteau-d'Eau, tour de 28 met. , due à la munificence d'un ancien capitoul, nommé Lagane, et construite, de 1821 à 1824, sur les plans de l'architecte Raynaud ; elle peut fournir près de 5 millions de litres d'eau par 24 heures.

Un seul pont, outre le pont Neuf, relie actuellement les deux rives de la Garonne : c'est le pont suspendu de Saint-Michel, construit en 1842.

Deux de ses arches seulement sont bâties dans le ht de la Garonne ; les autres reposent sur des îlots que forment en cet endroit les bras du fleuve. En 1852, on avait jeté audessus du pont Neuf un autre pont •uspendu, le pont de Saint-Pierre, qui mettait en communication la rive dr. avec le faubourg de Saint- Cyprien. Ce pont a été emporté, en

1855, par l'inondation. Le pont de Tounis est un pont de briques commencé en 1514 et terminé en 1516; il relie, un peu en amont du pont Neuf, la rive dr. à l'Ile de Tounis, langue de terre bornée d'un côté par la Garonne, et de l'autre par le canal de fuite du moulin du château, qui la sépare de la ville. Avant la Révolution , cette île appartenait au roi, et ses habitants jouissaient des privilèges accordés aux terres du roi; l'autorité des capitouls y était presque nulle, elles criminels qui parvenaient à s'y réfugier y trouvaient un asile où la justice osait rarement les chercher.

Toulouse n'a, à proprement parler, qu'un seul quai , qui s'étend du pont Neuf au moulin du Bazacle. Ce quai porte trois noms : il s'appelle quai de la Daurade , quai de Brienne et quai Saint-Pierre. Il a été construit en 1765 par le cardinal Etienne Charles de Loméniede Brienne, archevêque de Toulouse , dont les vastes plans n'ont, malheureusement pour Toulouse , reçu qu'un commencement d'exécution. En 1858, on a dû achever le quai ouvert en amont du pont Neuf.

Deux statues seulement ont été élevées jusqu'à ce jour par les Toulousains, en mémoire des hommes illustres que leur ville a vus naître.

Ce sont les statues de Cujas et de Riquet. La statue en bronze de Cujas a été érigée, en 1850, aux frais de la ville , sur la place du Palaisde-Justice. La statue de Riquet s'élève près du canal et de la gare , à l'extrémité de l'allée La Fayette; elle a été sculptée en marbre blanc par M. Griff'oul-Duval , professeur à l'École des Arts. Riquet est représenté debout , un manteau jeté sur les épaules, tournant le dos au ca-

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

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