‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 286 sur 382 · DE SAINT -GIKONS A CASTILLON · texte numérisé non relu

DE SAINT -GIKONS A CASTILLON

lU ku. Route de voitures.

On sort de Saint-Girons par la route de Toulouse , et , aussitôt après

ROUTE 80. DE SAlNT-GlRONS A CASTILLON.

avoir franchi le Lez , on remonte la rive g. de cette rivière à travers de riches campagnes. On laisse à dr. Ledar, puis on passe au hameau de iMmbège avant d'atteindre

4 kil. .1 ubert, hameau situé sur la rive g. du Lez, à l'K. de la route. On y trouve une foule d'antiquités précieuses. « Les habitants, dit M. Berges, peuvent vous montrer dans la maçonnerie de leurs mai sons des morceaux de marbre et des débris de colonnes. Naguère même, on voyait un mur peu élevé, sorte de glacis, couvert de marbre poli et orné de mosaïques dont un morceau est déposé à la bibliothèque de Foix...» Non loin du hameau, on visite le Traù dcl Dcbrcmberi ('Trou de l'oubli), qui, dit-on. estune carrière de marbre autrefois exploitée par les Romains. A peu de distance de là, on a trouvé une pioche antique et plusieurs médailles, dont la mieux conservée est un Valentinien d'or,

1 kil. {i^ kil.) Moulis, chef lieu de canton comptant avec tous ses hameaux une population de 2411 hab.

Les ruines d'un vieux château le dominent du côté de 1*0., et, sur la colhne qui s'élève de l'autre côté de la rivière, se trouvent aussi quelques débris d'anciennes constructions. Sous les ruines de l'O., on trouva, en 1812, quatre piques, une hache , une soixantaine de flèches et une médaille en cuivre représentant les trois Mages.

1 kil. (6 kil.) Pouech et Luzenac, hameaux dépendants de Moulis.

1 kil. (8 kil.) Engommer, v. de 840 hab., situé à 4.o2 met. audessus de la mer. On y trouve des forges à la catalane , autrefois très-importantes. Le savant géologue Charpentier avait été chargé de la direction de cet éta-

blissement, et, sans cette circonstance, qui lui fournit les moyens d'explorer la chaîne des Pyrénées, peut-être la science ne lui devraitelle pas l'important ouvrage qu'il a pubHé, en 1822 , sous le titre d'Essai sur la constitution géognnstique des Pyrénées.

A Engommer, on franchit la rivière, et, après avoir laissé à dr.

Alas, Arrout et Audressein; à g.

Cescau, v. de 556 hab., on arrive à

5 kil. (13 kiL) Castilion (V.

DE SAINT-GIRONS A GONFLENS ET A USTOU.

//. A CoBlleaN.

•28 kil. Route de voitures.

On sort de Saint-Girons par le faubourg de Villefranche, pour remonter la belle vallée-plaine du Salât, au fond de laquelle s'élève une montagne conique. Après avoiilaissé à g. , de l'autre côté de lu rivière, le ham. d'Olot, près duquel s'ouvre une grotte considérable, traversée par un petit filet d'eau, puis à dr. Eycheil, v. de 399 hab., dont l'église attire, le jour de la Saint- Jean , un grand nombre de pèlerins, on entre dans un défile dominé à dr. par des coteaux cultivés à la base et couverts de bois au sommet. Sur un promontoire placé à l'angle N. du confluent du Salât et du Ncrt , dont le vallon remonte dans la direction de l'E, , les regards sont attirés par un vaste amas de ruines, en partie couvertes de lierre : ce sont les restes de l'ancien château d' Encourt iech, où les seigneurs du Couserans tenaient

ITIMÎKAIKE DES PYRENEES.

leur cour ; au fond du vallon apparaît le V. de Riverenert (2063 liab.).

Une belle avenue de peupliers, à g.

de laquelle le Salât coule lentement entre deux rangées d'arbres, conduit à

6 kil. Lacourt, v. de 1179 hab.

situé sur la rive g. du Salât, au débouché du petit vallon de l'Erp. Son église se fait remarquer par l'étrangeté de son architecture. Un petit mamelon bas, qui s'élève au-dessus de la route, porte encore les restes d'un château qui appartenait autrefois aux seigneurs du Couserans.

Un pont de pierre réunit le v. à la route. On cultive le mûrier dans les environs.

Au delà de Lacourt, les collines se resserrent et on entre dans une gorge longue, étroite, sinueuse, qui doit son nom de Ribanuto à l'élévation de ses versants autrefois couverts de forêts, maiutenanten partie cultivés, en partie nus et arides. A l'entrée de lagorge , sur un monticule conique, se trouve une tour ronde, d'origine romaine peut- être, coupée en deux étages par une voûte intérieure. Une double ceinture de murailles séparées par un fossé complétait la forteresse. Il est probable qu'elle servait à transmettre des signaux entre Saint- Lizier au N. et le cht\teau de Mirabat au S. Au 9* kil. est un oratoire fameux dans la contrée {el Sant deRibaouto)A\ porte une pierre en marbre sur laciuelle est une sorte d'écusson entouré d'une inscription en caractères gothiques, dégradés i»ar le temps. On y distingue cependant les mots : Àmate, Orale.

Vers l'extrémité de la gorge, les arbres reparaissent de nouveau ; le paysage devient jdus riant; entre les colline^ moins resserrées, on

recommence à apercevoir les hautes montagnes du fond, et bientôt ou arrive au confluent des deux vallées de lArac et du Salât. Ici la route se bifurque, et, tandis que l'un des deux bras, tournant à l'E., traverse le Salât snr le pont de Kercahanac et longe la riveg. de TArac (V. R. 86), l'antre bras, celui (jui conduit à Conflens, continue à se diriger vers le S., le long de la rive g. du Salât.

On passe dans un petit tunnel de 2.') met. de longueur, et, après avoir décrit avec la rivière une courbe à l'O.. on traverse

7 kil. (U kil.) Saint-Sermn, petit hameau, dont l'église est de construction romane comme la plupart des églises de ces vallées.

1 kil. (14 kil.) Soueix, v. de 767 hab.

A 1 kil. (15 kil.) plus loin, on laisse à g., prés de Vie, la route de voitures qui remonte vers Aulus par la vallée du Garbet (V. R. 82), et 2 kil. après avoir dépassé l'embouchure de cette rivière, on atteint

3 kil. (18 kil.) Seix, chef-lieu de canton de l'arrondissement de St. Girons, comptant avec ses hameaux une population de 381 'i hab., et situé, dans une très - heureuse position, au conlUient de plusieurs vallées. Le village se glorifie d'une haute antiquité. Au temps des Romains il s'appelait Aquœ Scxtiœj k cause de six ruisseaux qui viennent y aboutir. Peut-être y avait-il autrefois quelques thermes. Un de ses quartiers porte le nom de Bagnères, et longe un ruisseau formé par le confluent de deux autres, dont l'un se nomme le Froid et l'autre le Chaud. CharlemagnC; dit-on, visita Seix lors de son retour d'Espagne, et confia aux habitants la garde des

Page 1