ROUTE 82. DE SAINT-GIRONS A AULUS
Couserans. Les maisons sont toutes réunies dans la partie E. du vallon, qui est la plus saine et la mieux exposée au soleil. Au N., se dressent les flancs du Brrtrùne , montagne rocailleuse et parsemée à peine de quelques touffes de buis, de coudriers et de hêtres. Au S. , le Montrouy (les habitants prononcent Montrouge) domine de vertes prairies bordées de grands arbres. Plus loin , du côté de l'Espagne, des forêts bien conservées couvrent de grandes montagnes séparées par des ravins profonds, et sur l'arrière-plan s'élèvent les pics neigeux de la chaîne frontière, a En été, dit M. Bordes- Pagôs, toutes ces montagnes sont habitées jusqu'à la cime; les familles entières transportent leur ménage et leurs enfants sur des plateaux élevés, qui seraient impraticables l'hiver. »
Aulus n'a pas toujours occupé le même emplacement. On montre encore les ruines de l'ancien Aulus, à une demi-lieue plus en amont de la vallée, près de la route qui conduit aux Argentières. Il est probable que, dans les premiers temps, la petite plaine où s'élève le village actuel n'était qu'un marais ou un lac pierreux qui s'est comblé à la longue, et dont les habitants ont graduellement cultivé ie sol.
La découverte des eaux thermales d'Aulus, due au hasard, date de 1823; l'année suivante, M. Souquet construisit près de la source une petite baraque de planches recouverte d'un toit de paille, et garnie d'une liaignoire en bois : ce fut l'origine des Thermes d'Aulus. En 1828, on enferma le petit bassin delà fontaine dans un carré en maçonnerie, surmonté d'un toit en ardoise ; puis on bUtit à côté un établissement con-
tenant 5 baignoires. L'établissement actuel date de 1828; le nombre des baignoires fut alors porté à 16.
Depuis, un établissement rival, les bains de Bacque , s'est élevé à quelques pas de distance. Chacun a son pont et son avenue ; mais ils ne se distinguent l'un et l'autre que par leur apparence chétive et misérable. L'inspecteur actuel des eaux est M. Bordes-Pagès.
LES EAUX
Eau thermale, saline, ferrugineuse.
Connues depuis 1823.
Émergence : D'un terrain tourbeux dans une région calcaire.
Trois sources : La principale peut être désignée sous le nom d'un de ses propriétaires, M. Souquet; une autre porte le nom de M. Bacque.
Débit en 24 h. : 720 hectoL (S. principale).
Densité : 1,0027.
Température : 20" (S. Souquet).
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, légèrement amère, douce et onctueuse au toucher; dépose sur les parois du bassin qui la renferme un sédiment ferrugineux.
Service médical : Un médecin inspecteur.
Emploi : Boisson, bains et douches.
('limât salubre.
ElJ'ets physiologiques : Eau laxative, diurétique, produisant fréquemment la congestion hémorrhoïdaire, la poussée, la fièvre thermale , activant les fonctions da la peau; douée de propriétés toniques et paraissant agir d'une manière spécifique dans la syphilis invétérée.
Classification chimique : Eau sul- I fatée à base de chaux.
ITINI^RAIRE T'ES PYRÉNÉES
Analyse (0. Henry, ISSI-ISS»».) Eau j kil.
S. Souquet. S. Baeque.
Sulfate de chaux \M(io 1,980
» de soude o.oiO ojoo
>. de magnésie 0,302 0,3oo
Bicarbonate de chaux.... 0,'i85 0,097
» de magnésie. 0,'265 OjOW
Chlorure de sodium |
M de calcium / 0.0^0
» de magnésium..'
Chlorure alcalin
lodure alcalin
Sel de potasse sens.
Ac. siliciq., alum. et phos. 0.080
Silicate de chaux et d'alu. 0,090 Oxyde de fer o.oii
»• de fer et de mang. o.oos
Manganèse et arsenic. ... traces
Iode 1
traces
Arsenic )
Matière organique indét. indot.
2,573 1,tikb
Ac.carboD. libre, environ. i/i2 i/8
Bibliographie : Boi des -Pages, notice sur les eaux minérales d'Aulus. . . . Toulouse, 1850; in-8.