PAYS BASQUE. — NAVARRE. — BASSES-PYRÉNÉES
5S3 kil. Chemin de fer. Embarcadère, Iloulovaid de l'HApital, n» 7, au delà du Jardin -des-l*laiues. k convois par jour. Trajet en 12 h. 30 ni. par les trains express; en i8 h. 15 ni. et en 20 h. par U'^ nains omnibus. — r-' cl., 65 IV. '25 c. —'.«•il., k^ fr. 35 c.-3«cl., 35 fr. 90c.
Entre le pont du chemin de ronde et les fortifications on traverse les vastes ateliers iV ï'vry , puis on laisse à gauche le Chemin de fer de ceinture qui franchit la Seine à peu de distance sur un jiont de six arches I <le :i4 mètres d'ouverture) pour se
I. I,a description dilailice de ceue roule fornic un volumede «nS pages, aunuel nous renverrons n is lecteurs : De l'aris à Bordeaux, par Adolphe Joanne.
Nous nous bornons à rappeler ici les noms des princijtales localités que l'on traverse ou que l'on ajH'ryoii en allant de Paris à Bordeaux, et à signalei' tout ce qui |>eut attirer l'attention du voyageur qui parcourt ce lon^ trajet .sans s'arri^tor.
relier au chemin de fer de Lyon situé le long de la rive droite du fleuve. On commence à longer la Seine avant.
\0\i\\. Choisy-lc-Roi, y. ôeSOOOh.
15 kil. Ahlon . ham. de 338 hab.
17 kil. Athis-Mons, v. de 803 hab.
On franchit VOrge en deç;\ de
20 kil. Ju vis y-4ur- Orge I v. de 440 hab. , situé à 500 mètres environ de sa station , .sur la rive gauche de l'Orge.
En fiice de Juvisy, sur la rive droite de la Seine, le château de Drareil attire les regards par son importance et par sa situation,
A Juvisy, le chemin de fer se bifurque. Le bras qui continue à re»
monter la rive gauche de la Seine conduit à Corbeil. Celui qui mène h Orléans remonte la vallée de l'Orge. A un kilomètre environ de Juvisy, on passe sous la route de terre et on laisse à droite le pant des Belles -Font aines .Ce pont, ainsi ajipelé parce que ses parapets sont décorés de deux fontaines, fut con-
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slruit sous Louis XV, en 17'28 , comme le rappelle une inscription latine placée sur l'une des fontaines.
22 kil. Saviffuy-sur-Orge . v. de 939 hab. Le chAteau, mi-parti de briques et de pierres, construit dans le xv" siècle, et augmenté au xviir siècle, appartient actuellement à Mme la princesse d'Eckmahl.
On côtoie à droite le parc de Grandraux — château moderne appartenant à M. Vigier — avant de franchir l'Yvette sur un viaduc dont les trois arches, élevées de 14 mètres au-dessus du niveau île la rivière, ont chacune 8 mètres d'ouverture.
24 kil. Épinaii-sur-Orge, v de 41.') hab. A peine a-t-on quitté la station d'Epinay que l'on traverse l'Orge sur un viaduc de ;'> arches hautes de lô mètres et larges de 8 mètres. Sur la rive droite de celte petite rivière se montrent Morsatiy et yillemoisson. A la g. du chemin de fer s étend la forêt de SaitUe- Generiève ou de SégHÙjnn. Au sortir dune longue tranchée on aperçoit à dr. un vaste et beau paysage, au milieu duquel la /ou r dc\M(nUlhéry attire les regards sur la colline haute de 104 met. qu'elle domine.
29 kil. Saint -Michel, v. de 533 hab., est k 3 kil. de Mont- Ihéry, V. de 1700 hab., située entre Longjumeau et Arpajon. Audessus de l'Orge on remarciue le château «le Lormoy, qui appartient il M. Paturle.
Le château de Montlhéry a été biUi, au commencement du XI* siècle, par Thibaut File-Ktoupe, .\ (lui Hugues Capet avait donné, en 991 , la seigneurie de ce nom.
Il devint ensuite un repaire de brigands. Phibppe Ir'dut, pour s'en endre possesseur, marier son fils
naturel Philippe h la fille de l'un de ces redoutables l)andits, qui se nommait Guy deTrousselle. Louis le Gros se vit ensuite forcé de s'en dessaisir en faveur de Milon de Braie, qiu fut égorgé par son cousin Hugues de Crécy. Ce dernier, cité devant la cour de son suzerain, avoua son crime, et se fit moine, après avoir abandonné au roi de France la forteresse dont un assassinat l'avait rendu maître. Dès lors le chAteaude Montlhéry appartint définitivement à la couronne.
Saint Louis et sa mère. Blanche, s'y retirèrent quand les principaux seigneurs du royaume s'insurgèrent contre la régente. Kn 13G0, le roi d'Angleterre s'y établit. Sous Charles VI . il fut occupé tantôt par les Armagnacs, tantôt par les troupes du Dauphin. Détruit en partie pendant les guerres de reUgion , il devint une carrière où les habitants du voisinage vinrent chercher les pierres dont ils avaient besoin pour leurs constructions. Il n'en reste aujourd'hui que des portions de murailles, des débris des quatre tours qui fortifiaient la jilateforme, et la tour du donjon presque entièrement conservée. Cette tour a 32 met. de hauteur; un escalier de I 132 marches monte au sommet, d'où l'on découvre un vaste et beau jtanoiama. Le ganlieii de ces ruines, entourées depuis plusieurs années d'agréables plantations, montre aux étrangers, dans le rez-de-chaussée de la tour, des boulets, des cornes de cerf et des ossements retirés en 18.'»0 du puits intérieur.
Au delà de la station de Saint- Michel, le chemin de fer, s'éloignant de la vallée de 1 Orge, monte sur un plateau monotone.
31 kil. Breiigny, v. de 823 hab.
37 kil. MnrnUcs, v. de 413 hab.
40 kil. Bnurny, v. de 660 iiab.
A peu de distance de Bouray, on traverse l'extrémité nord du beau parc de Ménil - Voisin ; on aperçoit à g. une aile et un bastion de ce chiUeau bfiti sur la rive droite de la .luine, et appartenant actuellement k M. le duc de Polignac. Une avenue qui aboutit à sa façade remonte le versant boisé de la vallée (jue domine h 125 met. la tour moderne de Peîancy.
43 kW.Lnrdy , v. de 699 hab., est la patrie de Dangeau. On laisse h g., dans la jolie vallée <le la .luine, le chAteau <le Gilleroifiin, dominé par le bois d'Auvers. Plus loin se montre, du même côté, le château de Cltamnrande, construit par Mansart, et dont les magnifiques futaies, plantées par Lenôtre, ont été récemment abnttues.
49 kil. Kirechy. v. de 1213 bal».
Après avoir traversé la route de terre, on aperçoit à g. les moulins de Pierre Brou et de Vaux, le rhdtenu de Jeurre, le v. de Champiyny, les beaux arbres du chAteau hrunf'hnut , au-dessus desquels apparaît la tour de léglise de Moriyny, et, enfin, au sortir d'une profonde tranchée, la ville d'Ktampes.
."Sfi kil Étampes (hujfet h la gare) , chef-lieu d'arrondissement et de canton de Seine-et-Oise, a une population de 8066 hab.
1)0 la gare du chemin de fer, établie h. mi-côte, on domine îi g.
toute la ville, dont la rue principale n {dus de 3 kil. de longueur, mais on est dominé sur la dr. par les ruines pittoresques d'une vieille tour appelée tour Guinette, que la ville a refusé d'acquérir pour 6000 fr.
C'est dans cette tour, démantelée sous Henri IV, qu'en 1411 le Dau-
])hin «assiégea et prit le sire de Boisrodon, qui, devenu plus tard l'amant d'Lsabeau de Bavière, fut jeté à la Seine enfermé dans un sac , sur lequel se lisait cette terrible inscription : « Laissez passer la justice du roi. »
Quand on s'éloigne de la gare d'Etampes, on passe entre les deux promenades qui dominent la voie à des hauteurs inégales, et que des ponts de bois f(mt communiquer entre elles; on traverse ensuite une profonde tranchée, au sortir de laquelle on aperçoit, àg.. le faubourg et l'église Saint-Martin, puis on franchit sur deux beaux viaducs les deux ruisseaux la Louette et la Chalouette, qui, descendus de deux vallons opposés, arrivent à Etarapes parallèlement dans la même vallée.
Alors, suivant la vallée de l'Héméry, on monte sur le plateau de la Heauce par une rampe de 8 mill.
par met. , et de 6300 met. de longueur. C'est au sommet de cette rampe que le chemin de fer de Paris U Orléans atteint son maximum de hauteur, qui est de 14.i'",81 au-dessus de la mer, et de 110'",16 au-dessus de Paris. Il .s'est élevé de 54'", 81 à partir de la station d'Etampes jusqu'à ce point culminant. De ce point il descend de 28"', 21 jusqu'à Orléans. La difl'érence entre Paris et Orléans est de 81 '",0.1.
70 kil. Monnerville, v. de 388 h.
!:> k\\. Anyerville ,y. de Voll hBh. , où le 18 juillet 1815. se tint le grand conseil de guerre, présidé par le prince d'Eckmiihl, dans lequel il lut résolu que l'armée de la Loire, ne v(mlant pas allumer la guerre civile en France, consentait à déposer les armes et à reconnaître le gouvernement de Louis X"VIII.
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89 kil. Toury, b. de 1300 h., appartenant à Eure-et-Loire.
95 kil. Chdtean-Gaillard, ham.
102 kil. Àrtenmj v. de 1130 hab. , chef-lieu de canton de Tairondissement d'Orléans (Loiret).
108 kil. CheriUy v. de 1450 hab. , se trouve situé à l'extrémité de la Beauce. sur la lisière de la forêt d'Orléans, de sinistre mémoire.
113 kil. Ccrcottes, v. de 4*224 hab., divisé en vieux et en nouveau, occupe àpeu près le centre de la forêt d'Orléans. Rientôt on aperçoit à l'horizon les tours de la cathédrale d'Orléans, et commence, sur la droite, le faubourj; Bannier, qui a plus de 3 kil. de lonj^ueur.
Les traitis express de Paris h Bordeaux, s'arrêtent aux AubraU {biilfet), où la compagnie doit construire une gare. Les trains express de Bordeaux à Paris entrent en gare.
121 kil. Orléans, chef-lieu du départ, du Loiret, V. de 46 922 hab. , située sur la rive dr. de la Loire.
129 kil. La chapelle Saint-Mesmin, v. de 1452 hab.
135 kd. Saint-Ay,v.de 1200 hab.
11 récolte les vins les plus estimés de l'Orléanais.
141 kil. Meung, chef-lieu de canton (luLoirel(50G5 hab.). La rivière des Trois mauves, qui l'arrose, y fait tourner les roues de ses moulins et de ses établissements industriels.
149 kil. Beaugency, chef-lieu du Loiret (5072 hab.). Une lui reste de son vieux château fort, incendié en 1567 par les protestants, qu'une tour massive, soutenue de tous côtés par d'énormes contre-forts, et qui avait autrefois 42 mètres de hauteur. (On l'appelle à tort la four de César, car elle n'est pas de construction romaine.)
Le viaduc du chemin de fer, composé de 25 arches de 8", 40 d'ouverture, a 290 met. de long sur 7 -,50 de large, entre parapets. Son tablier est î\ 17 met. au-dessus du niveau du sol. Le viaduc de Tavers, ur lequel on pa.sse ensuite, n'a que s2 arches et 165 met. de long. Un peu au delà, on sort du département du Loiret pour entrer dans celui de Loir-et-Cher.
161 kil. Mer, chef-lieu de canton de 13 905 hab., est situé sur la route de terre, à 4 kil. environ de la rive droite de la Loire. Une belle avenue de peupliers descend de la ville au pont suspendu, qui la met en communication avec Muides^ silué sur la rive opposée, à 8 kil.
environ du parc de Chambord.
Au delà du Viaduc de Mer, viaduc de 3 arches, long de 60 met. , on ai)erçoit sur l'autre rive de lu Loire le parc de Chambord. Près de la voie apparaît l'ancien c/iJfeau féodal de Saint-Dizier, flanqué de tours, et entouré de fossés où court une eau limpide. Plus loin, se montre .Suèrre*', bourg gallo-romain, dont les deux églises méritent la visite des archéologues.
171 kil. Menars, v. de 005 hab. , possède un beau château bâti pour Mme de Pompadour sur des plans ([u'elle avait corrigés elle - même.
Vendu à la Révolution, ce château appartint, sous la Restauration, au maréchal duc de Bellune. 11 a actuellement pour possesseur le prince de Chimay, qui y avait créé un Prytanée, remplacé en 1848 par VÉcole professionnelle du centre, que M. César Ficheta fondée à Menars, et dont il est le directeur.
180 kil. Blois est de toutes les villes de la Loire la mieux située et la plus j)ittores<iue : car elle s'élève
en amphithéâtre sur une colline escarpée , d'où l'on découvre de beaux points de vue.
Elle est le chef-lieu du département de Loir-et-Cher, le siège d'un évêché suffragant de Paris , d'un tribunal de première instance et de commerce, etc. Sa population se monte à 17 749 hab. Elle a vu naître le médecin Bernier, Louis XII, Denis Papin, Pardes.sus, MM. Augustin et Amédée Thierry . et Triboulet, le célèbre fou de François 1". Le château de Blois, (»ù se sont passés tant et de si grands événements, et où, le 23 décembre 1.588, Henri III fit assassiner le duc de Guise, fut bâti vraisemblal dément sur remi)lacement d'un ancien camp romain , au confluent de la Loire et de lAroux, ruisseau aujourd'hui tari. Il devint ensuite la forteresse de Thibault le Tricheur, comte de Champagne, fondateur de la première race des comtes de Blois. 11 se compose actuellement de quatre l>arties bien distinctes. La plus ancienne, qui renferme la salle des États, date du xii«^ siècle. La chapelle et le corps de bâtiment dans lequel s'ouvre la porte principale, et que l'on restaure, ont été construits par Louis XII. La façade du nord, complètement restaurée, a été bâtie sous François 1". Enfin , la façade de l'ouest, élevée sous Caston, a eu Mansart pjur architecte.
Sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI, le château de Blois resta confié à des gouverneurs qui ne daignèrent pas même rhifl)iter. L'un d'eux, M. de Marigny, fit enlever la charpente du corps de bâtiment construit par Gaston, pour fournir à Mme de Pompadour, sa sœur, une partie du
bois qu'elle employa à la construction de son château de Menars.
La Révolution mutila toutes ces constructions, abandonnées depuis longtemps par la royauté ; puis le domaine, s'en étant emparé, y établit une caserne et une poudrière. A dater de cette époque jusqu'en 1841, l'administration municipale, aidée par le génie militaire, s'est complu en quelque sorte â en saccager, à en mutiler, à en détruire les parties les plus intéressantes. Il est heureusement classé aujourd'hui parmi les monuments hi.storiques, et restauré avec autant <le soin que de goût par M. Duban.
Les travaux, commencés en 1845, ne sont pas encore terminés.
C'est en quittant la station de Blois, ou plutôt en sortant de la tranchée des Granges, que l'on découvre le plus beau point de vue qu'offre le chemin de fer de Paris à Bordeaux. Pour bien jouir de ce magnifique paysage, il faut se retourner du côté de Blois. Les travaux d'art sont remarquables, mais la nature est encore plus intéressante et plus belle. Le chemin de fer, .soutenu à mi-côte par d'énormes terrassements entrecoupés de ponts pour l'écoulement des eaux, domine la Loire, qui forme un vaste lac parsemé d'îles verdoyantes, et se perd à l'horizon lointain derrière un rideau d'arbres. Vu de ce côté, Blois se présente sous son aspect le plus frappant. Malheureusement, ce b^au spectacle ne dure qu'un instant: on descenddans une plaine fertile, mais monotone, où la vue se trouve bornée : à dr. , par de petits coteaux, qui n'ont rien de pittoresque; à g., par la levée de la Loire, qui ne permet jamais d'apercevoir le fleuve. Cette
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levée, en eft'et, est une digue en terre, garnie sur certains points de perrés, c'est-à-dire de murs en pierres sèches, haute de plus de 7 met. et large de près de 8 met.
Elle supporte la route de terre, mais elle est surtout destinée à contenir la Loire dans son lit, quand le neuve grossit au point de déhorder.
Elle tlate de Louis le Débonnaire, et elle a pris sous Philippe le Bel la forme (jnelle conserve encore aujourd'hui.
190 kil. Chousy, v. de 14H9 liai».
Le chiteau de Thaumont attire de loin les regards sur la g., entre Ghousy et