ROUTE 88. DE SAINT-GIRONS A PAMIERS
Pamiers. I^iissiint à g. sur la colline.
2 kil. (6 kil.) Montesquieu, v. de "72 hab. où Von voit les ruines d'un vieux château, et la grotte remarquable de Laguère, on monte par une suite de côtes uniformes sur un plateau aride et peu habité qui s'étend au loin dans la direction du N. On descend enfin sur le versant septentrional d'un affluent de l'Arize, et, au débouché d'un autre vallon qu'on voit remonter au S. vers Rimont (V. R. 87). on atteint
11 kil. (17 kd.) Piconis, ham., relais de poste situé à une petite distance au N. de Clcrmont, v. de 330 hab.
On continue à longer la rive g.
du ruisseau jusqu'à son confluent avec l'Arize, rivière qui prend sa source au S. dans les montagnes d'EspLits. décrit une grande courbe vers l'E., passe à La Bastide de Sérou (V. R. 87), puis se recourbe vers le N. avant de se réunir au ruisseau de Clermont. On descend d'abord la rive g. de l'Arize, et quand on a traversé un de ses affluents nommé la Lézère, on la franchit à son tour près des ruines du château de Roquehrune. C'est là qu'on la voit disparaître tout à coup dans la grotte de Roche du Mas, dont l'ouverture n'a pas moiiis de 80 met. de hauteur, sur .')0 met.
de largeur. On peut traverser cette grotte curieuse sans flambeaux, en suivant le cours de la rivière sur une espèce de trottoir naturel, et en se laissant guider par l'arche de lumière qu'on voit poindre devant soi à l'autre extrémité. Vers le milieu, la voûte est soutenue par deux énormes piliers.
u L'intérieur de la galerie prin
cipale,. dit M. Berges, varie dans sa largeur; mais généralement, elle est d'environ 100 met. sur toute la longueur de la grotte, qui est de 2 kil. ; les parois sont nues, lisses et sans stalactites. Le lit de la rivière est rempli d'une grande quantité de roches contre lesquelles les eaux se brisent avec violence.
Vers le milieu de la caverne, on aperçoit une vaste ouverture conduisant à une grotte supérieure trèsprofonde qu'on ne peut visiter qu'à la clarté des flambeaux ; cette grotte a servi d'asile pendant les anciennes guerres. Dernièrement on a découvert une troisième grotte superposée aux deux autres.
a En 1625, le maréchal de Thémines investit le Mas d'Azil. Les habitants, ne se trouvant pas en état de résister, offrirent de se soumettre et de donner 15 000 écus pour le rachat du pillage ; mais le maréchal en exigeant 20 000, le traité fut rompu, et Thémines ordonna l'attaque contre la Roche du Mas, où plusieurs familles des villages voisins s'étaient réfugiés. Les catholiques donnèrent trois fois l'assaut; mais, repoussés trois fois, ils furent obligés d'abandonner leur entreprise, »
Bientôt la grande route passera par la grotte elle-même, ce tunnel que l'Arize s'est chargée d'ouvrir dans la montagne, et l'on évitera ainsi le chemin dangereux que l'on a suivi jusqu'alors.
14 kil. (31 kil.) Le Mas d'Azil {Àsilum ou Mansus Asili), cheflieu de canton del'arr. de Pamiers, V. industrieuse de 2619 hab., est située sur la rive dr. de l'Arize à 263 met. au-dessus de la mer, dans un vallon fertile entouré de collines élevées. L'église jiaroissiale dépendait
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
autrefois d'une ancienne abbaye de Saint-Benoît; dont il ne reste d'autres vestiges qu'une mosaïque dégradée.
Le Mas d'Azil possède une fabrique d'alun et d'acide sulfurique.
Dans les environs on a trouvé une mine d'alun et des gisements de lignite non exploités.
Sur deux collines situées, l'une au N. , et l'autre à l'E. de la ville , on voit deux dolmens très-bien conservés et composés chacun de quatre grandes pierres brutes. Trois sont dressées de champ , faisant face extérieurement, l'une à ro., l'autre au N. et la troisième au S. La quatrième , qui est énorme , est placée sur les autres et forme une sorte de cabane que les paysans appellent la cabane de Roland.
Au sortir du Mas d'Azil, on franchit l'Arize; on gravit une côte, pour éviter un détour que cette rivière fait vers l'E. , puis on redescend dans la vallée pour longer de nouveau la rive g. jusqu'à
3 kil. (34 kil.) Sabarat, v. de 823 hab. , dominé par les ruines d'un vieux château, près duqiiel s'ouvre une grotte où les protestants, pendant les persécutions, tenaient leurs assemblées secrètes.
Ici la rivière fait un coude vers le N. 0. et va traverser Damazan, Montesquieu- Volvestre, et Rieux, avant de se jeter dans la Garonne vis-à-vis de Garbonne, après un cours total de 48 kil. Une route de voitures en longe les bords (V.
On se dirige à l'E. pour traverser l'étroit plateau qui sépare le bassin de l'Arize de celui de la Lèze, et, après avoir traversé cette rivière qui prend sa source aux environs d« Foix, et va se jeter dans l'Ariége
près de son confluent avec la Garonne, on entre à
5 kil. (39 kil.) Pailhès , v. de 1212 hab., relais de poste où viennent aboutir deux autres routes :
l'une, remontant la vallée dans la direction de Foix, et l'autre, descendant vers Toulouse.
En sortant de Pailhès, on s'élève de nouveau sur le plateau, puis, après avoir laissé à dr.
6 kil. (45 kil.) Madxères, v. de
591 hab. situé dans la vallée de l'Estrique, où se trouvent à dr. Saint- Victor (327 hab.), à g. EscosseÇiOk hab.), on n'a plus qu'à traverser une arête de collines fertiles et bien cultivées et à franchir l'Ariége pour atteindre
8 kil. (53 kil.) Pamier» (Hôtels :
du Grand Soleil, chez Gamelin; de là Croix d'Or, chez Catala), cheflieu d'arrondissement et de canton du déparlement de l'Ariége, Y. de 7631 hab., située sur la rive dr. de l'Ariége, dans un petit bassin où plusieurs canaux d'eau vive, utilisés d'ailleurs pour des usines, entretiennent une belle végétation.
Elle ne fut d'abord qu'un simple château construit auprès de l'abbaye de Frédélas. Selon la tradition , Roger II , comte de Foix, ayant fait bâtir ce château à son retour de la Palestine, en 1104, lui donna le nom d'Apamia ou Àpamée, en souvenir de la ville] syrienne de même nom, d'où il avait rapporté quelques reliques. Cependant, au dire des habitants, leur ville existait déjà du temps des Romains, et fut détruite par les Barbares : à l'appui de leur assertion, ils citent les noms de place aux pots, place au blé, etc., donnés à quelques vignei situées aux environs de Pamiers.
Kn 1283. la nouvelle ville formée