‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 307 sur 382 · ROUTE 88. DE SAINT-GIRONS A PAMIERS · texte numérisé non relu

ROUTE 88. DE SAINT-GIRONS A PAMIERS

de l'agglomération de trois villages se déclara pour les Albigeois, mais elle fut reprise deux ans après par Simon de Montfort. En 1486, Jean de Foix, vicomte deNarhonne, qui disputait le pays à Catherine, reine de Navarre , la saccagea, et Ton vit, dit la chronique, « ruisseler le pavé du sang des meurtris , qui grossissait comme rivière d'une grande et indicible source. » Pendant les guerres de religion, elle fut prise et reprise plusieurs fois, et, en 1628, impitoyablement traitée par le prince de Condé.

L'évêché de Pamiers a été érigé en 1296.

On remarque à Paraiers la cathédrale, surmontée d'un ancien clocher de forme octogonale, qu'a conservé Mansard, lors de la reconstruction de la nef dans le style du xvn* siècle. La ville possède sept autres églises, sans compter plusieurs séminaires et couvents.

Il y avait autrefois des carmes, des dominicains, des cordeliers, des augustins, des carmélites, des ursulines et des clarisses ; et le nombre des moines était si considérable qu'en 1560 le conseil de Pamiers refusa d'en laisser entrer d'autres, « pour ce que, disait- il, la cité avait prou de moynes, nonains, qu'elle était remplie de telle sorte de gens oyseux, qui seroient mi jour pour se rendre maistres des habitants, si on permettoit ceste formillière si importune et si fascheuse. ■

Il ne reste plus aucun vestige de l'ancien château, dont l'emplacement, qui a conservé le nom de CasteUat, est devenu une promenade charmante; elle est fort élevée au-dessus de la ville qu'elle domine tout entière, et du point culminant,

on voit : au S., les cimes neigeuses des Pyrénées; au N., le cours de l'Ariége et les plaines fertiles qui s'étendent vers Toulouse, tandis qu'à l'E. se montrent des vignobles et des champs.

L'hospice de Pamiers est propriétaire des bains d'Ussat (V. R. 91).

Pamiers possède des fabriques de serge, d'acier, de faux et de limes, et quelques filatures de laine et de coton. Les vins de Pamiers jouissaient autrefois d'une grande réputation, et ceux du quartier de Baudet, vignoble qui existe encore aujourd'hui, étaient réservés pour la table des rois.

A un quart de lieue de la ville, on voit quelques murs noircis, derniers débris de l'ancienne cathédrale, connue sous le nom de Mas Saint -Antonin. A la suite d'un incendie qui la détruisit, en 1493, on transféra le siège épiscopal à Pamiers. Rebâti au commencement du XVII* siècle par l'évêque de Lussan , le Mas fut consumé par un nouvel incendie.

De Pamiers à Toulouse et à Foix (V.

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