DE TOULOUSE A FOIX
82 kil. Roule de posie. Voiiureb publiqu< s tous les jours. Correspondance du che.nin de fer pour 12, lo et 8 fr.
Au sortir de Toulouse , on suit la route de Saint-Gaudens (V. R. 69) jusqu'au \0' kil. ; puis, au point de bifurcation, on prend le bras qui s'ouvre à g. pour aller franchir la Garonne sur un pont de briques qui aboutit à
12 kil. Pinsaguel, v. de 493 hab., situé sur la rive dr. du fleuve, à 2 kil. en amont de son confluent
avec
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
lAriége. Bientôt uii perd de
vue la vallée de la Garonne, et, se dirigeant au S. E. , on remonte la vallée del'Ariége dans la même direction que le tracé du chemin de fer.
On voit à g. Justaret et à dr. Pins, formant ensemble une petite commune de 3'21 hal). ; puis , après avoir traversé le ruisseau de Haumont, on laisse à dr. la route départementale qui dessert les communes du canton de Muret, et on continue à longer la rive g. de l'Ariége.
Après avoir franchi la Léze près de son embouchure dans l'Ariége, route se rapproche de plus eu plus du chemin de 1er qu'elle a jusqu'ici laissé à g. et qu'elle traverse enfin près de
9 kil. (21 kil.) Vernet, v. de 028 hab. , situé sur la rive g. de l'Ariége presque en face de Venerque. Ensuite, elle franchit les deux petits ruisseaux de Rioutort et de Lantine, avant
'o kil. (26 kil.) le relais de poste de Vkiers; puis, traversant un autre ruisseau plus important nommé la Mouillonne, vient longer le bord même de l'Ariége vis-à-vis de 6 kil. (32 kil.) Auterive, V. de 3/i48 hab. agréablement située sur la rive dr. de l'Ariége, et réunie à la route par un pont de briques.
De ce pont, on a une belle vue sur la vallée fertile de l'Ariége et sur les premières montagnes boisées des Pyrénées au-dessus desquelles s'élève la cime neigeuse du pic Saint- Barthélémy. Au delà de
5 kil. (:n kil.) Baccarets, ham.
dans le voisinage duquel se trouve un beau chàteaii ayant appartenu au maréchal Clauzel, on traverse le ruisseau du Calers et aussitôt après celui de la Jade, et on voit sur Tauire rive de l'Ariége la petite V.
de Cintegabelle (3U38 hab.) , Mluée au point où cette rivière commence à devenir navigable. A une distance de 2 kil. en amont, l'Ariége, qui descend des montagnes du S. , reçoit le Lhers descendu du pic Saint Barthélémy au S. E. On laisse à une assez grande distance à l'O.
le confluent des deux rivières, et, sortant du département de la Haute- Garonne pour entrer dans celui de l'Ariége, on traverse ensuite le petit ruisseau de la Laure, puis le tracé du chemin de fer, avant deiitrer à
11 kil. (48 kil.) Saverdun, cheflieu de canton del'arr. de Pamiers, jolie jietite V. de 4121 hab.. située à 320 met. au-dessus de la mer.
Elle passe pour être d'origine gauloise, à cause de sa terminaison dunum, qui veut dire, en celte, petit monticule. On y trouve fréquemment des médailles grecques ou romaines. Pendant la guerre des Albigeois, elle soutint un long siège contre Simon de Monfort, qui fut obligé de se retirer sans avoir pu .s'en emparer. L'hôpital a été fondé, en 1280, par Arnault Noël. Autour de la ville, on voit encore quelques restes des ancien nés fortifications.
Au sortir de Saverdun, on traverse l'Ariége sur un pont de bois à piles de briques, et on en remonte la vallée sur la rive dr. . en ayant à g. le chemin de fer. Après avoir fait un long détour vers l'E. , la route prend en droite ligne la direction du S. , franchit le ruisseau du Crieu près de
7 kil. (55 kil.) Vernet, v. de 573 hab., qu'on voit à dr., et où vient alKjutir la route de Mazèresi ancicuiiu résidonce des comtes de Foix, patrie de Gaston , le vainqueur