‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 313 sur 382 · ROUTE 91. DE FOIX A AX. —USSAT · texte numérisé non relu

ROUTE 91. DE FOIX A AX. —USSAT

mais, au delà de ses beaux escarpements déchirés, on voit de larges vallons s'élever vers la crête neigeuse, que couronne à .son extrémité orientale la triple cime du Saint- Barthélémy. On laisse à dr.

1 kil. C23 kil.) Sinsnt , v. de 19*2 hab., et

1 kil. (24 kil.) Aulos , v. de 119 hab., à ro. duquel les ruines du Chdteau-Verdun couronnent une colline élevée. Le château plus moderne, qu'on voit à dr. sur une éminence ombragée de sapins, de frênes et de mélèzes, est celui de Gvdane, construit, vers 1750, par un opulent maître de forges, qui avait autrefois reçu des paysans le nom de roi des Pyrénées. Les mines de fer des environs ne sont plus exploitées aujourd'hui. Le v. sitiié de l'autre côté de la rivière, au milieu d'arbres touffus, sur les bords du ruisseau Moulines, est Verdun {Q:\h hab.). On y trouve une source thermale.

On traverse le torrent de l'Aston, dont la vallée remonte au S. entre des escarpements boisés jusqu'aux neiges de Fnntargente, sur les frontières d'Andorre; puis l'on voit, en se retournant, i4sf on, V. de .^10 hab.,

situé le long de la rive g. du cours d'eau du même nom, dans le voisinage d'une source sulfureuse ; et Larcat, v. de 481 hab., perché audessus de la vallée, sur un rocher en apparence inaccessible.

2 kil. (26 kil.) le» Cabannes, chef-lieu de canton, b. de 516 hab. , assez bien bâti , n'est composé que d'une rue étroite . En face, de l'autre côté de l'Ariége , s'élève , sur une petite montagne verte et isolée, l'ermitage en mines de Saint-Pierre.

Des Cabannes au pic Saint-Barthélémy (V. R. 92).

Au sortir des Cabannes, la route fait un coude vers le S. pour suivre les détoursdel'Ariége, puis reprend la direction de l'E. vis-à-vis à'Albiès, v. de 428 hab., situé audessous de l'Ermitage Saint-Pierre au pied d'une belle montagne ctiltivée presque jusqu'au sommet.

Plus loin, également <le l'autre côté de la rivière, se trouve Vèhre, V. de 399 hab., où l'on remarque un petit castel délabré, près duquel jaillit une source d'eau minérale ferrugineuse. Sur le sommet d'un mamelon isolé, se dressent les ruines du château delordat, qui, peu remarquables en elles-mêmes, offrent un aspect pittoresque. On ne saurait déterminer au juste l'époqus de la fondation de ce château, mais on sait qu'il existait déjà dans le X* siècle. L'enceinte en est trèsvaste ; on y voit encore les restes de la citerne. Le rocher sur lequel il est bâti est inaccessible de trois côtés, et on ne peut y parvenir que par un sentier étroit, tracé sur le versant oriental. Roger II, comte de Foix, en fil don à l'abbaye de Clunv, en 1074. Jacques l", roi d'Aragon, y mit garnison pendant la guerre de Philippe le Hardi , roi de France , contre le comte de Foix.

C'est après avoir dépassé la Remise et

4 kil. (31 kil.) Lassur, v. de 194 hab. , qu'on arrive au pied de ces débris, situés sur le versant opposé de la vaUée. Derrière la crête qu'ils dominent se trouve le village de Lordat (188 hab.), où l'on exploite des carrières de marbre. Nulle part l'industrie du montagnard n'est plus admirable qu'aux environs de ce village. Sur ces longues pentes hérissées de saillies rocheuses, le plus petit espace libre

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

est semé en blé; en i)liisieiiis endroits, ces intrépides et persévérants agriculteurs taillent le roc en forme d'escalier , et élèvent des murs de pierre destinés à soutenir le peu de terre qu'ils recueillent alentour. Le blé, ainsi cultivé, est le meilleur du pays. Çà et là on remarque une croix dans les jardins ou dans les champs. Chacune de ces croix indique que dans cet endroit on a retiré im (|uintal de minerai de fer.

On laisse à g., sur l'autre rive, Garanou , v. de 216 hab. , avant de traverser

3 kil. (34 kd.) luzenac, v. de 461 hab., dont les maisons, divisées en deux groupes, occupent les deux bords du torrent. A l'E., on voit le V. dTfWf (341 hab.), sur un mamelon pittoresque , à l'entrée d'un vallon qui monte en droite ligne vers le pic de Saint-Barthélémy.

La vallée se resserre, et la route, ne pouvant suivre le bord même du torrent, gravit l'extrémité d'un promontoire, puis redescend pour franchir l'Ariége, qui fait un grand détour vis-à-vis de

• 3 kiL (37 kil.) Perles, v. de 416 hab., au delà duquel la vallée, bassin d'un ancien lac, jadis retenu par une digue de rochers dont on distingue encore les traces , s'élargit de nouveau ; on passe vis-à-vis de la forge du Castelet, puis on traverse le grand v. de

3 kil. (40 kil.) Savignac (507 hab.), où se voit une maison ayant presque l'apparence d'un château, et, laissant à dr. un petit vallon, au fond duquel brille une cascade, on se dirige au S. pour atteindre

2 kil. (42 kil.) Ax (Hôtels : Boyv, Sicre; appartements à louer dans la

maison Tardieu el dans d'autre.-; maisons), chef-lieu de canton de l'arr. de Foix (Ariége), petite V. de 1710 hab. , assise en partie sur un rocher peu élevé, à 710 met. d'altitude, au confluent des trois vallées supérieures de l'.Vriége : de Mérens au S., d'Orgeix au S. E., d'Ascou à l'E.

Le nom seul d'Ax, provenant évidemment du mot latin aqu<r^ suffit à prouver (jue les eaux thermales de cette ville étaient connues des Romains. Pendant le moyen âge, elles ne furent pas complètement délai.s.sées, et l'on montre' près de l'hôpital un large bassin construit en 1200, et portant encore le nom de Bain des Ladres; mais c'est surtout depuis le commencement du xviii* siècle que les eaux d'Ax sont de plus en plus fréquentées.

On compte environ 53 sources sulfureuses jaillissant de tous les points du bassin : on dirait que la ville tout entière repose sur un réservoir d'eau bouillante. Aussi, près d'.Vx , la neige reste moins longtemps sur le sol (jue dans les autres endroits de la vallée, et eu plusieurs endroits l'eau de l'Ariége est sensiblement réchauffée par son mélange avec l'eau chaude des jets souterrains. Les habitants d'Ax se servent des eaux thermales pour tous les usages domestiques et pour le lavage des laines.

Ax possède trois établissements principaux. Le plus ancien, mais aussi le plus négligé, est celui du Couloubret; c'est le premier ([ue l'on trouve à g. en entrant dans la ville, auprès d'un petit canal, tt Sa position en contre-bas du .sol, dit M. Boucoiran, lui donne un triste et sombre aspect. La principale source, remarquable par

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