ASCENSION DU PIC SAINT -BAR- THÉLÉMY OU PIC DE TABE
lO h. environ des Cabannes, 6 pour monter, 4 pour descendre, l'i à 13 h.
d'Ax par le col de la Marmade. Guide indispensable. Les indications suivantes sont empruntées ii M. de Chausentpie.
Le chemin d'Ax au col de la Marmade est décrit dans la R. 96.
Du col de la Marmade on gravit le pic de Caussou et l'on s'élève graduellement sur le plateau de F ahre, où les bruyères alternent avec les bois, et où Ton commence i\ rencontrer çà et là de vastes plaques de neige. Après avoir franchi le petit col de Caussou, situé au-dessous du pic, on monte sans difliculté parmi les tiges sèches des genévriers et des rhododendrons , et plus haut sur des saillies de roc entremêlées de neige. Entin, on atteint la cime du Saint-Barthélémy ou pic de Tabc , haute de 2349 met., et d'où l'un découvre un admirable panorama.
«Le premier point reman|uableà ro. , où le groupe isolé du Pic du Midi et quelques pointes blanches des Hautes- Pyrénées fuient par delà les montagnes de la Garonne, est, dit M. de Chausenque, la double tête du Mont-Vallier, dominant la soudure des deux chaînons qui se partagent la crête des Pyrénées, et versant ses eaux dans la (iaronne
par le Salai et dans rf:bre par la Noguera. Viennent après, entre lo Couserans et la Conque de Tremps, les hauteurs obliques d'Aula et de Salau, (|ui, \m peu rabaissées.
lais.sent voir dans l'éloignement (juelques tètes blanchies des Monts- Maudits, peut-être même la Mala detta; puis celles dUstou et d'An lus, qui s'exhaussent pour appuyer le groupe le plus élevé de toute la chaîne orientale, celui qui domine lAndorre et le comté de Foix, el qui voit à ses pieds les mines de Vicdessos ; c'est là que sont le Montcalm et la Pique d'Estats; en face , se présentent les pics d'Auzat, de Signer, de Ferrère, où sont des mines, de Fontargenle, renferuiant dans leins intervalles des ports très-difticiles vers l'Andorre ; et ceux de Jouglan et de Porteil, qui voient à leurs revers les pelouses de Puymorin, où l'Ariége va chercher s«i source principale dans le joli lac de Framiquel, au delà de celles de lEmbalire et de la Sègre, qui cependant dévient au S. Toutes ces sommités, que revêt une zone uniforme de neiges, soutiennent l'honneur des Pyrénées; un grand nombre, atteignant 1500 toises et plus, y dépassent ainsi le Mont-Vallier et le Canigou. Les vallons qui , de cette région alpestre , descendent vers l'Ariége, sont boisés et sans habitations, excepté ceux de Signer et de Vicdessos, dont le bassin est visible par-dessus les hauteurs ile Miglos.
a A l'E. du col de Puymorin, la chaîne se maintient encore dans les masses de Montlouis, peu inférieures aux précédentes,i»uisque le pic de Lanoux et le pic Pédrous y approchent de 1500 toises. Ce groupe, où le granit partout étendu commence à envahir