LE VERNET
Vernet au dessus du niveau de la mer soit de 620 met. , la température y est généralement douce en hiver, aussi les malades y séjournent-ils pendant toutes les saisons.
Les sources du Vernet sont connues depuis plusieurs siècles, mais rien ne prouve qu'elles aient été visitées par les Romains : les vestiges du passé trouvés aux environs des Thermes ne datent pas d'une époque antérieure au moyen âge.
D'après M. .\nglada , le premier témoignage positif de l'existence des bains du Vernet remonte à 1377 : à cette époque ils appartenaient à l'abbaye de Saint-Martin du Canigou (Voy. page 613), et un établissement thermal y existait déjà. Il consistait en une grande bâtisse voûtée servant à couvrir les piscines, et en logements pour les baigneurs. Le grand bassin «lestiné aux bains communs avait 10 met.
de longueur sur .5 met. de largeur et 1 met de profondeur; sur le pourtour régnaient trois marches où s'as- .seyaient les baigneurs pour obtenir divers degrés d'immersion. Trois sources, dont l'une intérieure et jaillissant du fond, emplissaient le bassin.
Après un incendie qui, vers le commencement du x\in« siècle, détruisit la partie de l'édifice consacrée aux logements des baigneurs et endommagea la voûte des piscines, le nombre des visiteurs diminua constamment, et les bains n'étaient plus utilisés que par les paysans du voisinage, lorsqu'en 1788 le docteur Barrère les acheta au monastère pour la somme de 400 livres de droit d'entrée, et la rente annuelle de tî livres. Le bâtiment voûté fut soigneusement restauré, et une maison d'habitation
adossée contre la principale façade exposée au S. On combla la piscine, et, sur la place qu'elle avait occupée , s'élevèrent huit cabinets contenant des baignoires en marbre du pays. Depuis cette époque, chaque année a amené une amélioration importante , et la découverte de nouvelles sources a nécessité la fondation d'un second établissement (V.
plus bas Thermes Mercader).