‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 337 sur 382 · THERMES DES COMMANDANTS · texte numérisé non relu

THERMES DES COMMANDANTS

Médecin-inspecteur, M. Piglowski.

V établissement f où les malades peuvent êtie traités en hiver comme dans les auties saisons, contient 50 chambres.

I,a salle à manger est assez vaste pour recevoir 95 personnes.

Le prix du logement et de la nourriture est de 6 fr. par jour. Le logement se compose d'une chambre à un lit, confortablement meublée et pourvue de tous les accessoires nécessaires à un malade. La nourriture consiste en un déjeuner et un dîner, abondamment servis par un excellent chef de cuisine k demeure pendant toute l'année ; les oon sommations prises hors des repas se payent à part, mais à des prix modérés.

Ceux des malades qui seraient obligés de suivre un régime particulier, prescrit par le médecin, pourront être servis chez eux sans augmentation du prix ordinaire de la table d'hùte.

Les domestiques ne payent que moitié, h moins qu'ils n'occupent une chambre de maître. Dans ce cas seulement le prix est de <i fr. au lieu de 3.

Le tarif des bains , douches et vapeurs, y compris le linge, est de l fr.

L'usage des eaux en boisson est tout à fait gratuit pour les baigneurs. Il en est de même de la salle d'aspiration du tube de vapeur et du chauffage des chambres par l'eau chaude.

Un salon, aussi vaste que la salle k manger, élégamment décoré, i)ourvu d'un excellent piano, de trictracs, d*é-

1. Ces renseignements sont empiunu s au prospectus do rétiblisscmeni.

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

chiquiers, etc., est ouvert à tous les haigneuis sansréiributioii ni abonnement

Une remise, pouvant contenir 15 voitures, une Vaste ecurte, sunt groupées autour du bàiiment, et coninuxlcnient placées pour le service

Le bâtiment du Petit Saint -Sauteur est composé de trois étages au-dessus du rez-de-chaussée, »>ii se trouvent les bains de cet établissement; il contient 'kO lits de maître. Le premier étage, distribué , meublé et décuré pour recevoir dans le principe Ibrah.m Paclia , est conservé dans le même état, avec ses meubles de palissandre, etc. Seulement, il peut être divisé en deux parties distinctes, ayant chacune leurs terrasses et des accessoires pour loger des familles riches et nombreuses. Ces logements ne se payent pas au prix du tarif.

Le bâtiment appelé la préfecture, parce qu'il fut ci'tisiruit j^iour l'un des préfets des Pyrénées-Orientales , contient six chambres de maîtres meublées et décorées avec goût, deux chambres de domestiques, une salle à manger, un salon de compagnie, une cuisine. Le prix de l'appartement, y compris le linge ei l'argenterie, est de '20 fr. par jour; le bois, le charbon et les comestibles sont à purt.

Un café pour l'été, construit prés d'un torrent pittoresque, abrité par de grands arbres, et muni d'un excellent billard, est tenu, pour les baigneurs seulement, par un i^afctier-glacier expert dans tout ce qui coiicerne son état.

Un autre établissement appelé de la mère-source est consacré hux malades qui trouveraient trop élevés les prix indiqués ci-dessus. •< Des cuisines communes à chaque étage jiermettront à chaque famille, dit le prospectus que nous copions, de se nou rrir à leur guise. Les chambres du rez-dechausst'e sont fixées à 1 tr. par jour, le linge non compris. Celles du second, par personne, bain et couchei à 1 fr., sans linge. Les bains des personnes logées au rez-dechaussée et au premier se payeront 7S c; les douches et vapeurs se payeront au même prix que les bains pour les truis étages. 60 persoimes pourront se loger dans cet établissement, qui offre les

mêmes avantages que celui des anciens bains, en ce sens (|u'on peut v suivre un traitement thermal complet en bains, douches et vapeurs, et tout cela sans sortir à l'air extérieur. »

Les divers établissements connus sous le nom de Thermes des commandatits, parce qu'ils appartit'nncnt aui anciens commandants deVillefranche, Coudercetde Lacvivier, sont situés sur la rive g. du ruisseau de Castell, au pied de lu montagne rocheuse, Pèy ne ou Pcna, et au milieu d'un beau groupe d'arbres. Le grand établissement thermal s'élève au centre; à dr. se trouvent la maison du docteur, la Source Êlisa. la Source mère; à g.

la maison du Petit- Saint-Sauveur, la Préfecture et le café du môme nom : les constructions sont ii deux étages; elles n'ont aucune prétention architecturale . mais elles offrent un aspect agréable.

Tout est réuni dans le môme édifice : bains, douches, vaporarium, salles respiratoires, logement, table bien servie, voitures, remises, enfin les nombreux accessoires d'un hôtel de premier ordre (dans les Pyrénées).

En outre, toutes les parties de l'établis.sement central sont maintenues par la source des douches à une température constante de 15 à 18*.

Une élégante chapelle en .style gothique se trouve dans l'intérieur même de l'établissement.

THERMES MKRCAllER'.

Le piix du logement etdelanourriture est de 6 fr. par jour. La table d'hôte, commune à tous les baigneurs, est servie à 10 h. du matin et à 5 h. du soir. I,e logement consiste en une chambre à uti lit, avec le confortable néceasaire à un malade. Lorsque; le médecin aiuu

I. Ces renseignements sont emprunté*, au prospectus ae l'établissement.

ROUTE 104. LE VERNET. — LES THEi'^MES.

prescrit un régime particulier, les malades pourront être servis chez eux sans augmentation de prix.

Les dotnestiques payent uioitié prix.

Le tarif des bains, douches et vapeurs, est de I fr.. linge compris. Le aalon sul- /■|»rair« l'u xaHe(rasjtirntion des vapeurs, l'ti sage des eaux en boisson, ainsi que le chauffage des chambres par l'eau chaude, sont gratuits pour les baigneurs. Le grand salon, parfaitement éclairé le soir, est toujours ouvert aux baigneurs, sans rétribution ni abonnement.

• Des écuries «t des remises très-vastes sont commodément placées pour le service. Les personnes qui désireraient iaire elles mêmes leur ménage, trouveront dans l'établissement des ctianibres et des cuisines munies des usten- >iles nécessaires. »

A datei du t" juin jusques à la tin de septembre, l'omnibus de l'établissement scia à Prades . à l'iirrivée de chaque dili,;ence, pour prendre les baigneurs.

A dater du i" octobre, les malades devront écrire à M. Mercader; une voiture se trouveia à leur disposition le jour de leur arrivée à Prades.

Les sources découvertes par M. Mercader, en 1832, jaillissent sur la rive dr. du ruisseau de Castell, à 150 met. environ au S. de la grande place du Vernet, réunie aux Thermes par une allée de superbes platanes.

L'établissement se compose de plus ours maisons isolées et indépendantes les unes des autres, pouvant ensemble recevoir jusqu'à l'iO baigneurs. La plus vaste de toutes, haute de trois étages, est précédée d'un long corridor, espèce de péristyle qui donne sur une terrasse bordée d'un petit jardin anglais.

Les cabinets de bains s'ouvrent sur ce péristyle : ils sont parfaitement tenus, vastes, bien aérés et garnis de baignoires en marbre blanc d'Italie; quatre sources les alimentent.

Le second bâtiment est situé au bas du jardin anglais, sur le bord

de la grande route. Il contient au rez-de-chaussée des cabinets de bains avec des baignoires en beau marbre blanc , un vaporarium et une grande salle de douches. Au premier étage, se trouvent des logements commodes et le salon sulfuraire : un double vitrage sert à former sur le devant une galerie d'oîi l'on jouit d'une belle vue.

Ixi troisième maison, attenante à celle dont nous venons de parler, est spécialement destinée aux baigneurs <i qui aiment le confortable et qui peuvent le payer. • Elle offre à ses hôtes une vaste salle à manger, une table bien servie, des salons élégamment décorés, avec billard, piano, échecs, trictracs, et tous les accessoires du luxe (dans les Pyrénées).

LES EAUX

Eau thermale, sulfureuse.

Connue très-anciennement, el, suivant Carrère, dès l'époque romaine (Voy. page 609).

Sources nombreuses et variées-, les principales sont : S. n° 2 du Va- ])orarium. S. de la Comtesse, S.

Klisa, dans l'établissement principal (lit des Commandants, S. Castell, S. du Torrent. S. Ursule (étalilissement Mercader).

Débit en 24 h.: 1 104 hectol. (S. de l'établissement principal).

Température : Varie de .58" S.

n° 2 , à 29» S. Élisa à la buvette , et 8» S. de la Comtesse (établ. princ), h :12« S. n» 1 40» et S. u" 6 (établ. Mercader).

Caractères particuliers : Eaux limpides, incolores, odeur et saveur sulfureuses, onctueuses au toucher, déposant plus ou moins de giairine.

Ser-icc médira] : Un médecin inspecteur pour chaque étabhsseiuent.

ITINERAIRE Ul:6 PYRENEES.

Emploi: Boisson, bains, douches, inhalations, séjour d'hiver.

Situation : Au pied du Canigou.

à l'abri des vents froids.

Climat : Superbe, hiver trèsdoux.

Elfeta physiologiques : Eaux agissant comme les eaux sulfureuses en général, plus ou moins excitantes suivant les sources, action spécifique sur la peau et les muqueuses.

Recherchées principalement par les malades auxquels on conseille l'inhalation des vapeurs sulfureuses.

Quelques-unes de ces eaux paraissent se bien conserver en bouteilles ; toutefois on n'en exporte pas.

Classification chimique : Eaux sulfurées à base de soude.

M. 0. Henry a trouvé des traces de fer et d'iodure dans la S. de la Providence (établ. Mercader).

Analyse (Bouis.)

S. Petit St-Saucein:

Sulfure de sodiam coiiOô

Carbonate de soude o,O730

» de potasse traces

Sulfate de soude u,0270

Çblurure de sodium 0,0120

Carbonate de cliaux \

» de magnésie ) 0,00(à0

Sulfate de chaux /

SiHce 0,0600

Glairineuu baregine 0,0110

^ Bibliographie : Notice sur l'établissement thermal des anciens thermes de Vernet, signée à la tin de Lacvivier et Couderc. Perpit;nan, i85r, in-8.— Silhol, notice sur les eaux miiicialessulfureuscs de Vernet. Wuntptllicr, i852 ; in-8. — 0. Henry, analyse de l'eau minérale sullureuse de Vernet; bulletin de l'Académie de médecine , février 1853. — Kilhol, eaux minérales des Pyrénées.

Paris, 1853. — Annuaire des eaux de errance. Paris, I8i^; in-<k°.

EXCURSIONS, lines de fer et forges de Sahorre.

4kil. Sentier de montagnes.

Pour aller visiter les forges et les mines de fer de Sahorre , il faut prendre le sentier qui s'élève à l'O.

du Vernet sur le versant de la montagne, franchir un col. et, tournant à g., descendre dans la vallée du Fulla à Sahorre, v de 605 hab.; 1 h. suffit pour faire cette excursion. Les Mines de Sahorre étaient, dit-on, exploitées déjà par les Romains , et plusieurs outils trouvés dans les anciennes j^aleries leur ont été attribués. Sur la place du village s'élève un orme magnifiijuc, célèbre dans toute !a contrée.

A 5 kil. au S. de Sahorre, sur la rive g. de la môme rivière, se trouve Py , v. de ()67 hab. , dont les forges, établies en 1127, ont cessé de fonctionner depuis longtemps à cause du manque de combustible.

On remarque dans les environs des gisements de ])eau marbre blanc non encore exploités.

Castell et labbaye de Saint-Xartia da CaQigoQ.

%5 m. Chemin de mulets.

Au sortir du Vernet, on remonte la rive dr. du torrent. Par-dessus les montagnes couvertes de sapins, qui s'élèvent à g., on voit la cime du Canigou; en face, sur un rocher qui semble fermer la vallée, se dresse l'abbaye de Saint - Martin ; partout ailleurs on n'aperçoit que des escarpements nus où croissent à peine quelques oliviers. En 15 ou 20 minutes (le marche, on arrive à Caste L ou Castell, v. de 176 hab., dont Veglise est une simple maison, ornée, ainsi que plusieurs autres

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