‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 45 sur 382 · ROUTE 7. DE BA YONNE A PAU, PAR OLORON · texte numérisé non relu

ROUTE 7. DE BA YONNE A PAU, PAR OLORON

de landes ou de bois, dont les plus hauts sommets ne dépassent pas 130 met. Au delà de (8 kil.) Mou- (juerre, v, de 1355 hab. , qu'elle laisse à g., la route s'élève jusqu'à 82 met., puis descend, en décrivant une forte courbe au sud, dans la vallée de lOurhandia, qu'elle traverse. Elle franchit ensuite le ruisseau d'Ardanavy, près des salines de Briscous, qu'elle laisse à j,'., puis elle remonte la rive g.

d'un affluent de ce ruisseau jusqu'à

14 kil. Briscous, relais de poste, V. de 17'28 liai)., ajjjjartenant au canton de Lahastide-Clairence, et situé à 44 met. On descend le long de la rive g. de l'Argachoury dans la vallée de la Joyeu.se (5 met.), où l'on traver.se le Médialcou, puis la Joyeuse (le Laran). Entre ces deu.x cours deau s'ouvre, à g., une route conduisant à (3 kil.) Urt , b. de 161 9 hab., situé, à 17 kil.de liayonne, sur la rive g. de l'Adour. En remontant au contraire la rive dr. de la Joyeuse, on trouverait, à 4 kil, environ (23 kil. de Bayonne), Labastiile-Clairence, chef-lieu de canton de 1695 hab. On remonte ensuite à (103 met.) Burgain, et on passe à (25 kil.) Bardos, commune de 2586 hab., avant de descendre à

19 kil. (33 kil.) Bidache, relais de poste, chef-lieu de canton de 2625 hab. (arrond. de Bayonne) , agréablement situé sur les rives g.

du Lihurry et de la Bidouze. On y remarque les belles ruines de l'ancien château féodal des Grammout. Ce château, construit sur un promontoire élevé , accessible seulement par la langue de terre (jui le réunit au ."^este du plateau, lut détruit en 1522 par le prince d'Orange, rebâti au xvii' siècle et incendié en 1793. « 11 n'offre plus

aujourd'hui, dit M.Cénac-Moncaut, qu'un squelette de murs noircis et lézardés, hérissés de cheminées et de mansardes aériennes. »

De Bidache à Saint-I'alais, '.>3 kil. (V. II. 18 et 19;.

On traverse le Lihurry, puis la Bidouze, en allant de Bidache à 3 kil. (3Gkil.), Came, ville de 1CG7 bal)., située sur la rive dr. de la Biduuze, et dont le château, aujourd'hui ruiné, rendez -vous de chasse au xvf siècle , a appartenu à la i)uissante famille de Grammont.

Au delà de (Jame on ])asse du bassin de la Bidouze dans celui du Gave d'Oloron. Le premier village que l'on y trouve se nomme Lahastide-\iUe franche; il appartient au canton de Salies, et compte 797 hab. Avant la révolution, il s'appelait Lahastide de Béarn. Son donjon, construit au xiv« ou au xv*- siècle , forme un carré équilaléral de plus de 10'",40. Le premier étage n'est percé d'aucune ouverture. On remarque : au deuxième .

deux meurtrières ou archères; au troisième, quatre fenêtres ogivales; au quatrième, deux ogives. On pénétrait probablement dans l'intérieur à l'aide d'une échelle mobile, placée sur le parapet du rempart, (|ui devait aboutir au-dessous des fenêtres ogivales du troisième étage.

Kn remontant la rive g. du Gave d'Oloron, on trouve Escos (540 hab.) , en face de Castagnède (454 hab.), puis Abitain (290 hab.). Près du ham. de Saint-Martin, le Saison se jette dans le Gave d'Oloron. On traverse cette rivière au delà d'Àuterieille, à peu de distance de

23 kil. (56 kil.), Guinarthe, relais de poste, ham. de 290 hab., situé entre Sanveterre à g. et Osse-

Ir

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

rain ;\ dr., sur la route d'Orlhez h Saint-Jean-Pied-de-Port (V. H. 19.) On continue k remonter (rive g.) la vallée du Gave d'Oloron, peuplée de nombreux villa|;es, et, avant d'arriver à Sus, on laisse à Kdeux ntutes comluisant à (1 kil.) Navarreins, chef-lieu de canton ilt»

l.",.')! liai)., arrondisssement d'Orthez, situé sur la rive dr. du Gave d'idoron, entre l'Arroder au nord et le Laùs au sud, et traversé par les routes d'Orthez et de Pau à Saint-Jean-Pied-de-Port. C'est une place de guerre de 4*^^ classe, percée de rues larpes et droites, et défendue [»ar quatre bastions. Henri d'Albret fortifia cette ville (juand il eut été dépouillé de son royaume de Navarre. Il fit raser ses anciennes murailles, détruisit le bourg et le monastère de la rive g. du (iavo, et ne conserva que la tour Herrîre, tour carrée du w" siècle qui s'élève encore au milieu d'un champ. Terride l'assiéga vainement en 1.S69.

Défendue par le gouverneur, Basil- Ion, et par le baron d'Arros, lieutenant de la reine de Navarre , elle résista à toutes ses attaques , et donna au comte de Montgomniery le temps d'accourir au secours du Béarn menacé. A l'approche de ce terrible adversaire, Terride se replia sur Orthez (voy. p. (iH). Toutefois elle ne tira pas un seul coup de canon contre Louis XII l le jour oi*i le fils dHeiiri IV vint en personne détruire l'indépendance béarnaise (16"i0j. Lescure, s'en étant approché à la tête de :)i)U hommes, tenta de s'en emparer; niais la conspiration qui l'avait jqq.elé échoua, et .ses complices se virent obligés de i)rendre la fuite. Des fortifications à la Vauban ont remplacé l'enceinte d'Henri d'Albret. D" r^îrnp du père

de Jeanne il ne reste que le pont du Gave, pont de .marchés, étroit et élevé, dont l'arche du milieu aune ouverture double de celle des (juatre autres.

19 kil. (7:i kd.), Su», relais de poste, est un v. de 403 bah. La route continue i\ remonter la rive g. duGaved'Oloron, qui tantôt s en éloigne, tantôt s'en rapproche, on traverse plusieurs villages et on en aperçoit des deux côtés un plus grand nombre. Au delà d'Uriu (341 hab.), on franchit le Vert, qui descend de la vallée de Barétons. On côtoie alors le Gave d'Oloron . puis on s'en éU>igne en deçà de Sainte-Marie {Uolt'l de la Clefd'Or). chef-lieu de canton de 3913 h., séparé de son chef-lieu d'arrondissement (Oloron) par le Gave, et où viennent aboutir les trois routes de Bayoïme, de Mauléon et de la vallée dWspe. Son église, autrefois cathédrale, et aujourd'hui paroissiale, mérite la visite de tous les archéologues. Elle otTre un mélange un peu disparate de constructions desxi% xn*, xnr. xiv^" et xV siècles : car. depuis sa fondation (Hi80), elle a été souvent mutilée par les divers peuples ou partis qui se sont disputé la possession du Béarn. On remarque à l'extérieur, outre le porche formé de trois grandes arcades ogivales et de colonnes moitié engagées dont les chapiteaux sont décorés de figures de singes accroupis et de quadrupèdes mutdés (xir et xiii' siècles), le portail roman qui s'ouvre dans l'intérieur de ce ]>orche, et qui .se compose de trois arcades en i)lein-cintre (xti' siècle). Les sculptures du tympan de l'arcade principale re présentent en bas-relief Jésus-Chri.st sur la croix ; celles de l'archivolte

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