‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 66 sur 382 · DE BAYONNE A CAMBO · texte numérisé non relu

DE BAYONNE A CAMBO

18 kil. Diligence tous le» jours pour 2 fr. Cl I IV. 50 c. Quand on va de Cambo à Bayonne, ou peut descendre la Nive dans des barques qui font ce trajet avec une trôs -grande rapidité, voy. lidessous(prix variable à débattre).

Au sortir de Bayonne on laisse h dr. la route de Biarritz-Saint-Jeande-Luz et Irun pour prendre celle (jui se dirige au S. en remontant la rive g. de la Nive, dont elle est souvent édoignée d'un et môme de deux kil. Bientôt on passe devant le chùteau de Marrac (voy. p. 54) au delà duquel on se rai»proche un instant de la Nive. Plus loin, on laisse à g. le château Weymatw (:i kil.) et à <lr. , après avoir traversé l'Urdains, le cluîtenu (Vl'rdnius (G kil.). On monte ensuite dans le bois de Berriotz pom- redescendre par Arraunts h

n kil., Ustaritz, clief-lieu do canton de l'arrond. de Bayoniu».

V. de 2424 hab. , bien déchue aujour d'hui du rang qu'elle occupait autrefois. Elle fut en effet le siège du bailliage du Labourd avant la Révo lution, et le hilrnar s'y assemblait.

Le bilçaar était' la réimion des députés qui, jusqu'au siècle dernier, ont rendu leurs décisions administratives et politiques sous un chêno antique, à la manière des Gaulois.

« Il est vrai, ajoute M. f.énac-Mcncatit , que ces chfimps do mai en plein air étaient restés une nécessité, car le pays bascpie ne posséda jamais de mtniuments, et cette absence complète darchitecture pu bli(iue n'est pas le caractère le moins curieux de cette étrange nation. » Lors de la division de la ?'rancç en départements et des dé-

partements en districts , Ustaritz fut désignée comme le chef-lieu du district qui représentait l'ancien Labourd; mais le directoire de ce district siégea toujours à Bayonne, dont l'importance s'est toujours accrue depuis le commencement de ce siècle, et qui devint l'un des chefs-lieux d'arr. des Basses-Pyrénées. Ustaritz, malgré sa décadence, possède encore une minoterie, des moulins et plusieurs usines ou fabriques. La plupart de ses maisons .se distinguent par leur architecture pittoresque; leurs toits en saillie et les balcons de leur façade leur donnent un a.spcct original qui attire les regards des étrangers.

L'église n'a rien d'intéressant, bien que certaines de ses parties datent peut-être du xiv* siècle. Elle n'a pour voûte qu'un plancher horizontal, et, comme toutes les égli.ses basques, elle est entourée de galeries exclusivement réservées aux hommes. Le cimetière renferme la tombe de Dominique-Joseph Garât, ce fils d'un médecin d'Ustaritz qui naquit à Bordeaux en 1749 et qui n'est mort qu'en 1833. Est-il nécessaire de rappeler ici que la Convention le nomma ministre de la justice en remplacement de Danton, et qu'en cette qualité, il fut chargé de lire à Louis XVI l'arrêt qui le condamnait à mort?

L'Empire en fit plus tard un sénateur, un comte, un académicien; mais la Restauration l'exclut de l'Académie. On l'a surnommé le Jacobin malgré lui. Du reste, s'il n'eut aucune consistance, aucun talent comme homme politique, il se distingua comme écrivain ; plusieurs de ses Eloges furent, même avant la Révolution , couronnés par l'Académie française. Son frère

aîné Dominique , né en 1735 à Ustaritz, mort en 1799, fit aussi partie de l'Assemblée constituante. Enfin .son neveu, Pierre-Jean, né à Ustaritz en 1764 et mort à Paris en 1823, ne se rendit pas moins célèbre par son taleijt de chanteur que par sa fatuité.

Ustaritz est bâti .sur la rive g.

de la Nive. La route, .s'éloignant encore de cette rivière, traverse à

I kil., près du moulin Ospitalia, le ruisseau Laxa, et 300 met. plus loin environ, elle se bifurque. Le bras qui .se dirige jjresque directement au S. (celui de dr.) conduit à Pampelune par Espelette, Urdax et Elisondo (V. R. 14); l'autre bras, celui de g., qui tend à se rapprocher de la Nive, mène à Cambo.

On laisse siij^ la rive dr. de la Nive Jatxnu (414 hab.) et Ualsou; puis, au delà de Larressnrci^OO hab.), dont le petit séminaire et la chapelle bordent la route sur la dr. , on monte, après avoir franchi le ruisseau Araga, par une pente douce, à (18 kil.) Cambo.

HÔTELS. — Hôtel des Étrangers.

II n'a pour lui ([ue sa situation , et ses prix sont élevés; mais c'est le seul établissement où les touristes puissent esj)érer trouver un gîte à l)eu près convenable.

Maisons meublées. — Les deux mai.sons bAties près de l'établissement des bains ne pouvant pas suffire pendant la saison pour loger tous les baigneurs, la majeure partie des étrangers qui viennent prendre les eaux de Cambo sont oldigés de .se loger dans le village. Ils y trouvent de nombreuses maisons meublées avec ou .sans cuisine. Nous leur recommanderons surtout celle de M. Fagalde, pharmacien, qui est admirablement située et qui paraît

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