DE LA RÉGION CENTRALE DES HAUTES-PYRENEES
oit qu on aborde le Bigorre par la route ïïAuch ou par celle de Montrejeau , soit qu'on arrive par celle de Pau, ou par celle d : 'Aire , le voyageur est également surpris de la transition, aussitôt qu'il a mis le pied sur la belle plaine de Tarbes. C'est une région circonscrite , qi*e l'œil mesure
aisément, et où il aime à s'égarer, en se reportant tantôt sur les jolis coteaux de Sarrouilles et de Gers, qui la limitent au levant et au couchant, tantôt sur l'imposante perspective des monts, qui la bornent au midi , et qui excitent surtout une si vive curiosité.
L'ancien Bigorre et les territoires qui en dépendoient , connus autrefois sous les noms de Rivière Basse, de Rustan, de Rivière Verdun, de Lavêdan et de Barrèges, forment aujourd'hui, avec les pays de Magnoac , Neste, Barousse et Aure, le département des Hautes-Pyrénées. Ce département, borné au nord par celui du Gers, à l'est par celui de la Haute-Garonne , à l'ouest par celui des Basses -Pyrénées, et au midi par la crête des monts , a la forme d'un carré oblong se terminant en pointe du côté du nord. 11 est divisé en trois arrondissemens de sous-préfecture, qui sont Tarbes , Argelés et Bagnères.
Le Bigorre , proprement dit , avec ces anciens annexes, dont il sera seulement question dans cette partie, offre trois régions très- distinctes, eu égard à la disposition du sol ; savoir, celle des montagnes, celle des coteaux ou monticules, et celle de la plaine. La première forme à peu près les deux tiers de la surface totale, et présente une foule de particularités remarquables , que nous décrirons dans tousleurs détails, après avoir parcouru rapidement les deux autres parties.