‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 104 sur 511 · EUBÉE DU NORD · texte numérisé non relu

EUBÉE DU NORD

et (40 m.) le sommet d'un col d'où l'on découvre une fort belle vue.

Ici commence cette luxuriante vé-

ffétation qui fait la célébrité de 'Eubée, et qui contraste avec les rochers arides et brûlés du S. de l'Ile. On descend au milieu de bosquets de lauriers-roses, de lentisques et de chênes verts, et l'on arrive (2 h. 30) à :

Àchmet-Aga (9 h. de Chalcis). — Ce v. occupe une position gracieuse au fond d'une vallée fertile, entourée de montagnes boisées.

M. Noël, qui v possède une belle propriété, offre à tous les étrangers une hospitalité généreuse.

Un trouve à l'entrée du v. un assez bon khani. On laisse à droite la route de Matoudion, et l'on atteint (l h. 30; le v. de Spathare, puis (1 h.) les bords d'une jolie petite rivière, que l'on côtoie à travers une forêt de platanes majestueux.

Un chemin, à gauche, descend vers la mer et conduit à (1 h. 90) Limni, à (2 h. 30) Rhoviès, et à (5h. 30) £<lipsos (F. R. 21).

DK CHALCIS A ORFi-

(î j. ifi. — On couche à Achmel-Aga êt KokAmo— Miba. On trouvé rarement i OreT de* barque* aa*ei grande* pour le transport 4«« ckeT«ax à Stylida. Il e»t prrf<r*hle de faire l'etromon «n >cna inverse, et de débarquer A Orel ou à Lituada en venant de

On sort de Chalcis du côté N., et Ton suit le bord de la mer : a droite, une grande plaine assez

cultivée s'étend jusqu'au pied do Delphi. On franchit (3 h. 30} un raîsseau, et on laisse à droite les v. de Kastéla et de Psakhna; à franche, un chemin conduit à Polrtika et à d autres v., sur le versant du Kandîli, dont les hautes parois s'élèvent à pic au-dessus de la mer. La route traverse une région boisée, gravit les flancs d'une monu<rne rocheuse, couverte de beaux pins, atteint (2 h. 80) une fontaine

On laisse à gauche (1 h.) le v. de Madianika, et, franchissant (1 h.) le col du Xéron-Oros, un des points les plus pittoresques de l'Ile, ou atteint (2 n. 30) le v. de :

Kokkino-Milia (7 h. d'Achmet- Aga). On découvre une magnifique vue sur la verdoyante plaine de Oreï, le canal de Triken, la cote de Thessalie et les hauts sommets de rOthry3, du Pélion, de l'Ossa et de l'Olympe .

Une route à droite conduit (5 h.) au rap Artémisium, célèbre par la défaite de la flotte de Xenès, 480 av. J . -C.

On laisse à gauche (30 m.) le chemin venant de Lithada et à'Mdipsos, nuis à droite les v. de (15m.) Mésionda et de (30 m.) Vonitas.

On suit à travers de charmants bosquets le cours du Xéria-Potamos, et Ton arrive 2 h.) à :

Xirokhori. — Cette ville est la plus importante de l'Eubée après Chalcis et Karvsto ; mais elle n'a

rien de remarquable. La route ira" verse ensuite la fertile plaine de Xirokhori, qui produit encore de beaux raisins comme au temps d'Homère. Les terres sont bien cultivées, et les paysans se servent pour le labourage de bullles de la Tbessalie. On aperçoit sur la gauche une très-belle propriété, aptenant a un Français, M. Lemont.

On atteint (i h.; le petit port de Oreï. Au N. du v., on voit sur un monticule un palœo-kastron et des blocs helléniques, qui marquent l'emplacement de l'antique Oreï, ou Hisiio;.

DE LITHADA A KOKKINO-M1LTA

En arrivant de Stvlida , on débarque près de l'embouchure d'une petite rivière, à l'extrémité de la presqu'île de Lithada (promontoire C«eneum}. Il est quelquefois difficile d'aborder, a cause des courants et du peu de profondeur de l'eau. La presqu'île doit probablement son nom modertie à ses montagnes rocheuses et arides, qui contrastent avec les sommets boisés du reste de l'Eubée. Selon la fable, Hercule offrait un sacrifice à JupiterCaméen, quand il reçut de Déjanire la fatale tunique ae Nessus. On se dirigea TE., et l'on arrive (40 m. i à :

Lithada, joli petit v. gracieusemententouré de plantations de grenadiers. La route longe la base rocailleuse du mont Lithada it>77 m. , et atteint ( 1 h. ) le v. de Palteo- Khori et 2 h., celuide Hagia-Loutra. On contourne ensuite la baie d VEdipsos, qui s'avance profondément dans les terres : l'isthme oui unit le promontoire C'asneum k Vue, n'a pas plus de 1 kil. de large. De l'autre côté du golfe, on aperçoit -fcdipsos, à 6 kil. de distance.

On suit une plage sablonneuse , et l'on rencontre (i h.) quelques huttes de bergers près d'une source. A mesure que Ton avance, le

GRECE. [Rovtf 21.1

pays devient plus riant, et les rochers se cachent sous les broussailles et les sapins. On longe la base du Baatardo-Vouni , qui forme l'isthme et masque la vue du canal d'Preï et de la côte tbessalienne. On atteint l h.) une source et ,1 h., le gros v. de :

jEdipsos <> h. de Lithada) , dont la rue principale est ombragée par une allée de beaux arbres. On v trouve un assez bon khaniet quelques maisons confortables. La ville antique était sans doute sur une colline au S.-E., couverte de débris helléniques. Les sources thermales , auxquelles „£dipsos doit sa célébrité, sont à 1 h. du v.: elles jaillissent d'une montagne près du rivage, et se précipitent dans la mer au milieu d'un nuage de vapeur. Elle étaient consacrées à Hercule et furent visitées par Sylla.

Laissant à droite une route qui conduit à Achmet-Aga par Limni (F. R. 20 , on atteint ,45 m.) Hagios et (l h. 20) St-Jean. Une route qui s'ouvre à gauche mène (1 h. 20 k Oreï. La vue s'étend 6ur la riante plaine d'Orcï, le canal de Trikéri, la côte de Thessalie et l'entrée du golfe de Volo. Longeant ensuite la base du mont Galtzadès, on traverse la partie de l'Eubée la plus remarquable par la beauté pittoresque* des montagnes et l'étonnante richesse de la végétation.

On arrive 20 m.^ à St-Théodore et à i45m.) Kastaniotissa. On aperçoit, au bout d'une jolie allée de mûriers, une belle propriété appartenant a un Anglais. Traversant alors d'immenses forêts de pins, on atteint [20 m.) Galtzadès, (i h. 30> Simia et 2 h.} tokkino-àlilia F.

DE SC AL A DI SALONA A MISSOLONGIIl.

(2 j. — On conelie a Nanpacte.}

La route, jusqu a 4 h. Galaxidi, est pénible et peu intéressante.

Holtk 22.) NAUPJ

On fera bien d'envoyer les che- »

vaux par cette voie, et de s'em- Urqueraur un des nombreux bateaux «lui font en 1 ou 2 h. le trajet Je Scala di Salona à :

Galaxidi. — Cette ville, située a l'extrémité d'un promontoire rocheux, possède deux bons ports, des chantiers de construction et un asïei grand nombre de navires marchands.

Galaxidi , détruite en 1821 par le* Turcs, s'est bientôt relevée de tes ruines. On suppose quelle occupe remplacement de l'antique Evantha.

Au aortir de Galaxidi, on gravit on sentier abrupt au milieu de beaux noyers et de plantations de lignes. Arrivé (45 *n/ sur un plateau, on découvre, en se retournant, une belle vue sur Galaxidi, U baie de Salona, les cimes du Parnasse, le fond du golfe de Corimhe, l'isthme du même nom, 1 Acro-Corinthe, et les montagnes de la Morée, au milieu desquelles brille le sommet conique et blanc du mont Avgo. Descendant le re- »ers de la montagne, et franchis- Mat un torrent, on passe un col entre le mont Koutsoros et le mont Didavisto, et l oti atteint (1 h. 30) *Wl*. On trouve (25 m.) un excellent khani près d'une baie sériant de port au gros v. de :

VitriûlUa (6 h. 30 de Scala di Salona . que Ton aperçoit sur la aroite, à l'extrémité d'une plaine îerule et coupée de jardins. On suit Bae belle plage sablonneuse, et Ion commence (25 m.) h gravir les contreforts des montagnes arides et brûlée* qui dominent la côte. La route est tellement rocailleuse et abrupte en plusieurs endroits, qu'on est forcé de descendre de cheral. Arrivé k15 m.) au point culminant du promontoire rocheux de Psoromvti, on aperçoit a 10. Naupacte e't le château de Rouruéhe, pris duquel le golfe semble se fermer. Sur la côte opposée, les blanches maisons de ^oatjtsa brillent au milieu de la verdure. On atte nt (1 h. 45) un

iCTK. Km

khani ruiné servant d'écurie; en face et à 500 met. du rivaçe, on voit l'Ile de Trusonia, qui renferme un petit v. et quelques ruines helléniques. On rencontre (3 h.) le v. de Messino, (1 h. une source, et, quittant la montagne, on franchit (35 m.) le Morno, dont les alluvions s'étendent au loin vers le S. On traverse ensuite une plaine verdoyante et boisée, arrosée par cette rivière et plusieurs ruisseaux descendant du revers E. du mont Rigani, et l'on arrive (1 h.) au faubourg, et, quelques minutes après, à la ville de :

Naupacte (les khanis sont mauvais et les habitants peu hospitaliers ; on loge ordinairement dans le faubourg). — Naupacte ( Naûncatroç , nommée Evakto par les Grecs modernes, et Lépante par les Italiens) était une des principales villes des Locriens Ozoles, et son port passait dans l'antiquité pour le meilleur de la côte N. du golfe.

L'an 455 av. J.-C, les Athéniens, maîtres de Naupacte, y établirent les Messéniens, expulsés de leur pays par les Spartiates. Cette ville leur servit de quartier-général pendant la guerre du Péloponèse. Après la bataille d',Egos- Potamos, les Locriens chassèrent les Messéniens etreprirent la ville.

Naupacte tomba au pouvoir des Achéens et ensuite a" Epam inondas. Philippe la donna aux Etoliens, qui ladéfendirent courageusement pendant deux mois contre les Romains (101). Elle fut détruite par un tremblement de terre, sous le règne de Justinien. la célèbre bataille navale à laquelle Lépante a donné son nom n'eut pas lieu dans le golfe, mais près des îles Kourzolaires , k l'embouchure de l'Acbéloûa V. R. 24).

L'aspect de Naupacte est des plus pittoresques. Ses vieilles murailles vénitiennes, crénelées et délabrées, s'élèvent jusqu'au sommet d'une haute colline, détachée du mont Rigani, pour rejoindre une forteresse qui domine la ville. La colline, qui par une pente très-

escarpée descend jusqu'à la mer, est coupée par des murs transversaux en plusieurs enceintes qui communiquent entre elles. La ville, renfermée dans l'enceinte inférieure , s'étend modestement au pied de la colline, et semble disparaître au milieu de ce luxe de fortifications.

Un mur crénelé et à moitié détruit par les vagues défend Naupacte du côté de la mer. Le port est petit et de forme circulaire, avec une entrée assez étroite, flanquée de deux tourelles: le peu de profondeur de l'eau ne le rend accessible qu'à des barques de petites dimensions.

La ville, encombrée de ruines de mosquées et de maisons turques, renferme cependant un certain nombre d'habitations propres et élégantes. Les seuls vestiges de la ville antique se trouvent dans Jes fortifications, qui reposent en plusieurs endroits sur des fondations helléniques.

En sortant de Naupacte, la route suit une belle plage sablonneuse et atteint (1 h. 35) le château de Roumélie. Cette vieille forteresse vénitienne, située à l'extrémité du promontoire Anti-Rhium, n'est séparée du château de Morée sur la côte opposée que par un détroit large de 2 kilom. Elle n'a plus d'imnortance militaire, et n'est occupée que par quelques soldats oisifs. On trouve tout auprès un misérable hameau et un Don khani avec une jolie petite tonnelle.

Au delà du château de Roumélie; on longe le rivage jusqu'à (1 h.) la Kaki- S cala, ou chemin en corniche taillé dans les escarpements du mont KIokova. La difficulté du chemin est rachetée par une belle vue du golfe de Patras et des montagnes de la M orée jusqu'au triple sommet du mont Olonos. On redescend (1 h. 15) par un sentier bordé de plantes épineuses, à droite duquel on observe trois tumuli; on entre bientôt dans (45 m.) la petite vallée de Ga-

GKÉCE. [Roi- te 22. |

vro-Limni, ombragée de chênes, d'oliviers, de myrtes et de platanes. Un khani , fort mal approvisionné, forme la seule station qu'on trouve à plusieurs lieues à la ronde. On contourne, à travers des taillis épais, les pentes N. du mont Varassova, et Ton arrive dans (1 h.) la vallée de l'Evénus (auj.

Fidaris), dont on suit la rive gauche jusque près de ;1 h. 15) A#a« vromati, et que l'on traverse bientôt à gué 15 m.} Le fleuve est ici divise en plusieurs cours d'eau, et la plaine est couverte de rizières et remplie de fondrières.

A droite, sur une des dernières collines du mont Zvgos, au lieu dit Kurt-Aga, Leake a signalé des ruines qu'il considère comme les reste»

de l'antique Calydon. la ville la plus célèbre de l'Etolie aux temps héroïques. La chasse du sanglier de Calydon fut une des premières occasions qui réunirent les chefs de la Grèce. On connaît l'histoire de Méléagre, de la chasseresse Atalante,de Déjanire, de Tydée, père de Diomède. Les Calydoniens prirent part à la guerre de Troie, mais leur ville est à peine mentionnée dans les temps historiques. De 391 à 371 les Achéens, aidés des Spartiates, et les Acarnaniens s'en disputèrent la possession. Elle parait avoir eu quelque importance au temps de César et de Pompée, mais Auguste transporta ses habitants à Nicopolis [ V. R. 23] . Les ruines de Kurt-Aga consistent dans une enceinte de 3 à 4 kil. de circuit :

l'Acropole est du côté de l'E. et domine le cours de l'Evénus. Du côté du N. les murailles rejoignent les pentes du mont Zygos. En dehors de cette enceinte, Leake a signalé les restes d'un édifice oblong, construit de pierres auadrangulaires , et qu'il considère comme le soubassement du temple d'Artémis Laphria, décrit par Strabon. C'est un peu au N. de Calydon.

que la tradition mythologique plaçait le point où le centaure Nessus avait franchi l'Evénus avec Dcj an ire.

Roctf. 22.]

Du gué de l'Evénus,

on gagne

a travers une plaine marécageuse 'îh.; la ville de

Missolonghi (9 h. de Naupacte).

—Histoire. La guerre de l'indépendance de la Grèce a immortalisé le nom de Missolonghi, auparavant inconnu dans l'histoire. Cette ville fut as^it-gee une première fois, en 18?2, parle pacha Omar-ben-Vrioni, qui commandait une armée de 14,000 hommes. Elle n'était alors protégée que par une mauvaise enceinte sans bastions, avec un fossé de 7 pieds de large sur 4 de profondeur. Ses défenseurs, sous les ordres de Mavrocordato, étaient ta nombre de 500 hommes ; ils n'avaient que 14 vieux canons, et manquaient de munitions et de vitres. Ils soutinrent pourtant la lutte pendant deux mois, et les Turc* se virent forcé* de lever le siège. Cette glorieuse défense releva le courage des Grecs dans les districts voisins, et les fortifications de la ville furent réparées et augmentées. Au mois d'avril 1825, Reschid Pacha vint mettre une seconde fois le siège de vaut Missolonghi avec une armée de 14,000 hommes, tandis que le Capitan-Pacba la bloquait par mer avec son escadre. Au mois de janvier 1826, Ibrahim - Pacha , luimême, vint joindre Reschid-Pacha avec une armée de 20,000 Egyptiens : toutes les forces de l'empire ottoman semblaient concentrées sur cette petite ville, qui comptait au plus 5,000 défenseurs.

Pendant dix mois, les héros grecs «apportèrent les fatigues de la défense et les horreurs de la famine , ■ans espoir de secours. La ville n'était plus qu'un monceau de ruines. La garnison était réduite à 3,000 h. et la population de la ville * 6,000 âmes, comprenant surtout des femmes et des enfants. Le 22 avril, ils tentèrent de s'échapper pendant la nuit, plaçant au milieu d'eux les femmes habillées en hommes et armées. Mais Ibrahim prévint leur dessein ; 2.000 Grecs **olement purent se faire jour a

Oriext.

MISSOLONGHI. \m

1 travers le.-* Ottomans et gagner les montagnes. Les autres se préparèrent alors a mourir : après avoir défendu la ville pied à pied, ils attirèrent les Ottomans jusque sur la poudrière, dont l'explosion ensevelit vainqueurs et vaincus sous une ruine commune.

C'est près de Missolonghi, qu'en 1823, mourut le héros souliote Marco Bot7aris, à la suite de cette entreprise audacieuse dans laquelle, avec 300 palicares, il pénétra la nuit jusqu'à la tente de Moustapha-Pacha, au milieu d'un camp de 14,000 hommes.

C'est aussi à Missolonghi que mourut, en 1824, lord Byron, épuisé par les fatigues, les privations et l'influence délétère de ce pays marécageux.

Missolonghi n'est actuellement qu'une ville insignifiante, entourée d'une enceinte de remparts assez vaste. Tout ce qui existe aujourd'hui est moderne. — Près de la porte occidentale, on montre trois tombeaux célèbres, le tumulus élevé aux défenseurs de Missolonghi,le tombeau où fut enfermé le cœur de lord Byron, et le tombeau de Marco Bo'tzaris, surmonté d'une statue de marbre blanc, donnée en 1835 par notre grand statuaire David d'Angers. La statue représente une jeune fille déchiffrant sur le sol le nom de Botzaris :

les Grecs l'ont odieusement mutilée en montant sur le piédestal.

Les murs baignent dans un bras de mer, ou plutdt dans une lagune sans profondeur, qui n'est navigable que pour des oarques ; aussi les navires du Lloyd ne peuvent pas dépasser l'îlot de Hagios Sosti, où touchent : le mercredi, le bateau venant de Corfou, et le samedi, le bateau venant de Patras.

De Missolonghi à Thermos, Stratos, Vouitsa, Actium et Prévesa (K- R. 23).

— A iEtoliko, CEnia, Dragomeston, etc.

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MISSOLONGHI A V0N1TSA ET PRE VESA.

l'AR VRAKUOM.

4 1 5 j.— On courhe à Vrakhori, à L?pcDou où à Makhalj*, à Karava-ara cl â VonM«a.)

Au sortir de Missolonghi, on se dirige du côté du N. et l'on chemine sur une chaussée étroite , entre de vastes marécages et les pentes boisées du mont Aracynthos {Zygos). On rencontre bientôt, à l'extrémité de la plaine, au lieu dit Gyfto-Kaslron x\ h.), des ruines helléniques qui, selon Leake, marquent remplacement de l'antique Fleuron, rivale de Caiydon dans les temps héroïques. Ses habitants, sous le commandement de Thoas, prirent pari à la guerre de Troie.

Elle fut détruite par Démétrius II {239-229 av. J.-C), et remplacée par une nouvelle Pleuron, qui fut une des villes importantes de la ligue Achéenne. C'est à cette seconde ville que répondent, selon Leake, les ruines situées un peu plus haut sur un des contre-forts du mont Zygos, et connues dans le pays sous le nom de t» Kktt^ov rîfc Kupixi Elzfarà [\e château de la dame Irène, sans doute d'après le nom d'une princesse byzantine).

Ces ruines comprennent une enceinte de 2 à 3 kil. de circuit, au milieu de laquelle on remarque un théâtre de 30 mèt. de diamètre, et au-dessus une citerne creusée dans le roc, qui n'a pas moins de

<;ki-:CK. t Ho i' t f •>:*.,

plus considérable de ces lacs, nommé lac Trichants dans l'antiquité, et aujourd'hui lac de Vra~ khori ou â Apokyro , forme une belle nappe d'eau, entourée de montagnes couvertes de superbes forêts. Le second, nommé lac d'Angéio-Kastron , et anciennement lac d'Hyria, est beaucoup moins considérable et touche à la plaine marécageuse de Vrakhori : enfin à l'extrémité O. de cette plaine et au delà de l'Achélous, on voit un troisième lac nommé lac O zéros.

Après étredescendu deshauteurs du mont Zygos, à travers de belles forêts jusqu'au (1 h. 45) Khani de Lefka , (auquel aboutit aussi le chemin d'-Etohko par la route du défilé iklisouraj; on traverse sur une chaussée pavée les terrains marécageux qui séparent les deux lacs ; l'on franchit (1 h. 15) la rivière Eriinitza et l'on arrive a ,1 h. 30] Vrakhori 8 h. de Missolonghi l'ancienne AgriniOD. qui, en 314, s'unit aux Acarnaniens et k Cassandre contre les F.toliens. Ceuxci vinrent ensuite assiéger Agrinion etmassacrèrentla plus grande partie de la population. La ville turque de Vrakhori, prise et reprise plusieurs fois pendant la guerre de l'indépendance, a eu beaucoup à soutfnr et ne présente rien de remarquable.

Excursion aux ruines de Thermos et au mont Pan&tolicon. — On revient vers l'E., dans la direction 30 mèt. de long, sur 21 mèt de lar- du lac Trachonis, et l'on franchit

peur et 2 mèt. 15 de profondeur.

Quelques fûts de colonnes doriques semblent avoir appartenu à un temple. — Au delà de Pleuron, on chemine sur les hauteurs du mont Zygos, couvertes do belles forêts de chênes et de châtaigniers, et l'on atteint (2 h, 45) le v. de

Kérassovo, situé sur un plateau couvert de vignobles et de jardins.

Un peu plus loin, au X., on découvre la plaine et les lacs de Vrakhori. Le plus orientnl et le

15 m.) l'Erimitsa; puis (10 m.) on tourne a gauche et l'on s'élève au N.-E. sur des pentes escarpées, couverter, d'un bois épais de chênes, d'yeuses et de houx, jusqu'au hameau de (1 h. 15) Vlokhos, où se trouvent les ruines de Thermon ou Thermos , ancienne ea-

ri taie de l'Etolie , où se tenait assemblée g< riérn e de la ligne étolienne. Cettu ville fut surprise et pillée en 218 av. J.-C. par Philippe V de Macédoine, qui la

ACAKNAXIE.-

(Hoi1 TE 23.]

détruisit un peu plus tard, vers l'an 206. Les ruines de la ville s'étendent entre le hameau de Vlokho et le couvent. L'enceinte présentait un développement de 3 à 4 ki 1 . Sa forme est celle d'un triangle dont l'Acropole occupe le sommet. De chaque côté la colline est isolée par un ravin profond.

C 'est du côté de l'O. que les murs sont le mieux conservés. On voit au milieu de l'enceinte les restes d'un édifice publie, qui ne forment plas qu'une pyramide carrée de pierres informes. L'emplacement <le l'Acropole est de forme ovale.

A l'K., au delà du ravin, s'étendent les pentes du mont Panœtolicon mont Viéna ou Kyria Eugénia).

On peut redescendre le long du ravin, par un sentier très-roide •usqu'au (1 h. 15.i v. de Kénourio, d'où l'on va visiter, prés du (30 m.) t. de Kouvélo, les ruines d'un pala»okastron hellénique sur une des dernières colline* du mont Pana?tolicon. A 1 h. o0 plus loin, au bord du lac, on trouve encore d'autres ruines. Les montagnes s'élèvent à pic au-dessus de l'extrémité S. E. du lac. On revient directement de Kouvélo à Vrakhori en 2 h.

En quittant Vrakhori , on reprend la chaussée pavée dans la direction du N.-O.. on passe par <i$ m. Zapandi, ancien village turc presque abandonné, puis, traversant des makis épais, on arrive ;I h. 30 aux bords de l'Achélous, divisé en trois branches que l'on passe à gué, non loin des ruines de (\b m.)

Stratos, ancienne capitale de l Acarnanie, bâtie sur une colline, qui domine au N . la grande plaine où serpente l'Achélous. Stratos fut l'alliée d'Athènes pendant la guerre du Péloponèse, et repoussa, en une attaque des Ambraciotes unis aux Péloponésiens. Elle tomba plus tard au pouvoir des Etoliens, qui surent la défendre ' ontre Philippe V et Persée. Mais

KAHAVASAKA. 171

les Romains la leur enlevèrent et la rendirent à l'Acarnanie.

Les ruines de Stratos forment une enceinte de 3 à 4 kil. de circuit. Le côté E. longe la rive du fleuve ; a l'angle S.-E. on remarque une petite porte: à 30 mèt. au-dessous on trouve les fondations d'un temple ou d'un port. A moitié chemin entre la porte et le sommet de l'enceinte, Leake a reconnu dans un creux les restes d'un théâtre de 30 mèt. de diamètre, qui semble avoir eu trente rangées de gradins. Le sommet N.-O. paraît avoir porté une petite citadelle, peu élevée et dominée par les hauteurs environnantes.

On peut trouver un gîte au v. de Lrprnun que l'on aperçoit sur la colline en face, à 45 m. de Stratos, ou bion, continuant à suivre la chaussée dans la plaine, au pied des coîlinf s, gagner (2 h.) le défilé de Makhalns et la fontaine Kouvara, et passer la nuit au v. de Makhalas , situé à 45 m. sur la hauteur à l'O.

Au delà du défilé de 5fakhalas, on traverse une petite plaine, et l'on arrive au bord du lac de Valto, oui porte aussi le nom de lac Kios dans sa partie S., et de lac d'Ambrakia dans sa partie N. On suit pendant 3 h. la rive O. Le v.

ci* Ambrakia (qu'il ne faut pas confondre avec 1 antique Ambracie ou Arta). s'élevait sur une colline escarpée de la rive O. du petit lac; ce village est aujourd'hui complé- I temeni abandonné pour le petit port de il h.)

Karavasara (8 h. 30 de Vrakhori), (par corruption du turc Karavanseraï), bâti sur une baie profonde, qui forme l'angle S.-E. du golfe a'Arta. Cette petite ville marque, selon l'état-major français , l'emplacement de l'antique Amphilokhikon-Argos, fondée par l'Argien Amphiloehus, Hls d'AmphiaraOs , à son retour de Troie : c'était la seule ville du district qui fût considérée comme grecque. Les Acarnaniens et les Ambraciotes s'en disputèrent la possession, appe-

lant à leur aide, les premiers les Athéniens, les seconds les Spartiates. En 426,1e général athénien Démosthène battit les Spartiates près d'Olpas, surprit les Ambraciotes dans un étroit défilé et en fit un grand carnage. Il aurait pu après ce succès s'emparer d'Ambracie, mais les Acarnaniens, se déliant déjà de9 Athéniens, refusèrent de le suivre etse hâtèrent de conclure la paix avec leurs ennemis. — Sous les successeurs d'Alexandre, cette ville tomba aux mains des Etoliens, et fut plus tard occupée par le général romain Fulvius. Après la bataille d'Actium , Auguste transporta les habitants d'Argos dans sa nouvelle ville de Nicopolis.

Leake place Argos à 2 h. plus au N. sur la route de Karavasara à Arta, dans la plaine de Vlika, au y% moderne de Neokliori. Arapis représente Olpaï, et le défilé de Macrinoro serait celui où Démosthène surprit les Ambraciotes.

Karavasara scraitau contraire l'antique Limnx, mentionnée dans l'expédition que Philippe V de Macédoine entreprit contre les Etoliens, en 218. Les ruines helléniques qu'on trouve au S.-E. de Karavasara et à Néokhori ne suffisent pas pour résoudre la question.

De Karavasara. on peut se rendre en 19 b. à Aria par le défile de Makrinoro. — De Karavasara , on peut aussi . en 3 oa 4 jours, par de mauvais chemins de montagnes, rejoindre les Thermopyles, en passant par Hagiot Vlash», Karpenision, et Patradjik (Hypate). Cette route n'offre pas d'autiquités intéressantes, et elle est peu sûre.

Au delà de Karavasara, on se dirige vers l'O. et Ton gravit les montagnes du Xiroineros. Puis on redescend sur la baie et au (2 h. ] 5) v. de Loutraki, que M. Wolfe considère comme l'antique Liinnœa.

Loutraki est un hameau de quelques maisons ombragées de beaux platanes. On continue àsuivre une -xroute bien boisée, qui court à'une

GRECE. LKoi i l "23. J

certaine élévation le long du golfe d'Arta, sur lequel on a souvent de charmants aperçus ; on laisse à droite les caps Paléonisi, Valéry et Gélada. Des hauteurs de ce dernier, on découvre la baie et la ville de (5 h.) :

Vonitsa. Cette ville, que l'étatmajor français considère à tort comme l'antique Anactorion, a longtemps appartenu aux Véni-

tiens; elle fut cédée aux Français par le traité de Campo-Formio, et occupée par eux en 1797 ; Ali-Pacha la leur enleva; elle est aujourd'hui le chef-lieu de l'Acarnanie.

A l'entrée de la ville, on voit les restes d'une redoute construite par les Français. La citadelle, bâtie sur une colline élevée, est un vieux château vénitien oui tombe en ruines : on y jouit d une belle vue sur le golfe d'Ambracie. La ville était divisée par les Vénitien»

en trois quartiers : Recinto, au S.-O., compris entre deux murailles qui descendent de la citadelle vers des marécages ; Borgo, à l'O. de la citadelle, et Boccale, séparé de Borgo par des jardins, et s'étendant vers l'E. sur les bords du golfe. Au N. est le faubourg abandonné de Myrtari avec les ruines d'un monastère. Les maisons de Vonitsa sont entourées de jardins.

La baie est profonde et sûre.

De Vonitsa on peut, en 5 ou 6 h.» se rendre dans l'Ile et à la ville de Sainte- Maure (V. ch. iv), séparée du continent pai un canal fort étroit.

Excursion à Aclium et à PreWta.

(3 à 4 h. pour aller). — On sort de Vonitsa du côté de l'O, et l'on arrive (1 b. 30) au bord de la baie de Prevesa, comprise entre le cap Panagia ou cap Madonna et le cap de la Punta. C est sur cette baie que s'élevait l'antique Anactorion.

On entre (45 m.) sur le promontoire de la Punta, où cesse le territoire grec : les traités ont conservé à la Turquie cette langue de terre pour lui assurer l'entrée du golfe d'Arta. On atteint bientôt

(Routk 24., AC1IUM

;30 m.) le célèbre rivage d'Actium, oui s'étend en face de la côte a'Épire et de la ville de Prevesa.

On trouve sur ce rivage deux forts, une église, un moulin et quelques ruines. Il n'y eut jamais à proprement* parler de ville d'Actium, mais un temple d'Apollon AxTtoç ou Asrtxxài (Apollon du rivage). Le détroit, qui forme l'entrée du golfe d'Arts, n'a pas plus d'un kilomètre de large. C'est là qu'eut lieu la grande bataille navale gagnée par Octave sur Antoine et Cléopatre, le 2 septembre de l'an 31 av. J.-C.

La flotte d'Antoine occupait la baie de Prevesa : en essayant d'en sortir, sur les instances de Cléoàtre ; Antoine rencontra la flotte 'Octave et fut forcé d'accepter la bataille. La reine d'ÉgyDte parvint à s'échapper au milieu de l'action, Antoine la suivit, abandonnant la victoire et l'empire du monde à son rival, qui fit élever sur la rive de l'Épire la ville de N'icopolis. à 5 kil.au N. de Prevesa.

(Pour Prevesa et Nicopolis , v, Turquie d'Europe.)

DE M1SSOLONGHI A VONITSA

PAR jrnOLICO ET DRAOOMKSTON.

(3 j. On «ooeh* à Dragometlon et Katoana.)

De Missolonghi, on peut se rendre en 2 h., en barque, par les lagunes, et <?n 9 h. 30 par terre, à lapetite ville de £2toliko ou Anatoliko, bâtie sur une lie à l'entrée du golfe du même nom ('ancien lac Cynia?:, qui communique avec les lacunes de Missolonghi. La petite ville occupe toute 1 île ; elle est réunie à la terre ferme par une chaussée et un pont de bois :

comme Missolonghi, elle a beaucoup souffert pendant la guerre de l'indépendance. Ses habitants font un commerce assez actif, et cultivent les deux rives du canal.

D'/Etoliko,onse rend au v. de ..In.

Nëokhori ; on traverse l'Aché-

.-OiNIA. 173

lotts (Atpro-Potamo), et l'on arrive à (30 m.) :

Katokhi , v. de cent familles, situé sur la pente de la chaîne de collines qui surgit au mtlieu des terrains d'alluvion de l'Achéloils.

La fable d'Achéloiis luttant contre Hercule et de la corne d'abondance se rapportait sans doute aux travaux entrepris pour régler son cours. On voit a Katokhi une ancienne église de St-Pandeleimon, qu'on attribue à Théodora, femme de l'empereur Justinien.

Une tour bâtie sur un roc, au milieu du rivage, parait remonter à la même époque.

A l'O. de Katokhi, on trouve sur une colline isolée les ruines do (1 h.)

Œnia, ou Œniadae (aujourd'hui Trihardo-Kattron) , une aes villes importantes de l'Acarnanie, fondée par le héros étolien Œneus. lin 455. les Messéniens de Naupacie et les Acarnaniens s'en disputèrent la possession. (Enia sut repousser en 454 une attaque de Purifié*.

Dans la guerre du Péloponèse, ce fut la seule ville d'Acarnanie qui se prononça contre Athènes: en 424, le général Démosthène la fit rentrer dans l'alliance avec les autres Acarnaniens. Prise par les Etoliens au temps d'Alexandre, le Grand, par Philippe V de Macédoine en 219, Œnia fut occupée en 211 par le général romain Valérius L&'vinus. En 189, elle fut rendue à l'Acarnanie, et cessa d'être mentionnée dans l'histoire.

Les ruines d Œnia occupent le sommet d'une colline isolée de toutes parts.au milieu desalluvions de l'Achélous et des marécages qui représentent l'ancien lac Lezini.

L'enceinte a 3 ou 4 kil. de tour; ses murs, dans un excellent état de conservation % sont un des plus beaux exemples de construction polygonale. Les portes sont sur* tout remarquables , et montrent comment on arrivait à faire les voûtes dans ce système de eoiistruction. Un large passage voûté, creusé obliquement dans la mu-

GKKCK.

Route 25. )

raille, descendait au N., vers le port, situé sur un canal, ou crique profonde, qui s'ouvrait dans la mer, en face ae l'Ile de Pétala. Du côté de l'O., on signale une vaste citerne, qui paraît creusée par la nature. Au milieu de l'enceinte, Leake a reconnu les restes d'un théâtre.

De la colline d'Œnia, on jouit d'une vue fort étendue sur la mer et les terrains environnants , au milieu desquels surgissent comme des îles, au S. le mont Koutzolari, à l'O. le mont Kounouvina, et au N. la colline qui portele monastère de Lezini. Au N.-O. s'élève le mont Khalkitsa , qui sépare la plaine de Lezini de celle de Dragomeston. En mer, au N.,sont semées les îles Kourzolaires et Dragonera , autrefois lies Êchinade.i, souvent mentionnées par Homère, Hérodote, Strabon et Pausania.i.

Le groupe du S. portait plus spécialement le nom de Oxeix , ou Strofès. Le nom de Kourzolaires leur a été donné par les Vénitiens.

C'est entre ces lies et la côte qu'eût lieu la grande bataille navale dite de Le'pante, remportée * en 1571 sur les Turcs par don Juan d'Autriche.

De Tnkardo-Kastron, on descend à l'O., dans la plaine, et, près (30 m.) d'un moulin, on peut s'embarquer sur un bras de FAchéloûs, qui débouche '1 h.) dans la mer, en face de l'Ile Pétala, fertile et giboyeuse. Une navigation de 4 1., entre les îles Dragonéra et la côte, conduit au fond de la baie de Dragomcston. A moitié chemin, on rencontre le petit port de PlatiaU, qui représente pour Leake l'ancien port de Pandeleimona. L'état-major français place au contraire ce port un peu plus loin, dans une petite baie étroite, au fond de laquelle s'élève une colline couronnée de ruines, que Leake considère comme l'antique Astakos. L'état-major français place Astakos au fond même de la baie de Dragomeston , et Kiéperl aux ruines de St-Eliaô, t,ur les penU**

da mont Véloutzi, entre la baie et le v. de Dragomeston , situe à 1 h. 15 dans les terres. — Pour se rendre par terre d'Œnia à Draeomeston, il faudrait revenir a Katokhi, remonter l'Achélous jusqu'à Gouria et Podolovitsa, et traverser les montagnes du Xiromeros ;cnviron Dli. de routei.

Dragomeston est le plus gros v. de la vallée. De là par Vasilopoulo et Makkairas on gagne '1 h.) Skirtou, v. près duquel on trouve sur une colline le Palafo-kastron de Porta, vaste enceinte de ruines helléniques, et le monastère de Lykovisa. Au delà de Skyrtou, on se dirige vers le N., à travers une large vallée; près de fl h 30) la chapelle HagiosGeorgios,on laisse à droite quelques mines helléniques, et à gauche la vallée d'Aètos,

Du (45 m.) village abandonné d'Aètos, où l'on ne voit qu'un château moyen-â^e. un chemin de montapne conduit {'} h.) dans la plaino et sur la petite hait? de (1 h.) Mitika. A l h. au N. de la petite ville, des ruinas fort anciennes, de construction cyclopeenne et hellénique, nommera aujourd'hui le l'alor-okastron de KmuWi, marquent remplacement de l'antique Alyzrn. La baie d'Alyzea fut, en 371 av. J.-C. . le théâtre de la victoire navale remportée par l'Athénien Tiniothee sur les Lacedémonions.

Continuant à se diriger vers le N.. on arrive à 3 h.) :

Katouna, gros v. où l'on peut trouver un gito, et d'où, longeant un petit lac, puis, traversant une région montagneuse, on rejoint ;3 h.) la baie de Loutraki.— De Loutraki à Vonitsa (3 h.) F.R. 33.

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