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porie antique, dont rapproche est défendue par une avenue, comme à la porte des Lions.
On descend par le versant S. 0. de la colline, et, laissant a gauche une fontaine et à droite quelques ruine*, on atteint (10 m.) le v. de
Kharvati (6 h. de Connthe).— Ce village est petit et sale ; on y trouve difficilement un logement passable. Le Khani de Kharvati, situé à 15 m. au S. dans la plaine, n'offre guères plus de ressources.
Sur une éminence à 30 min- de Kharvati, adroitede la route d'Argos, se trouvent les ruines du Héraaum ou Temple de Junon, divinité
Êrotectrice des Argiens. L'ancien léraîum, détruit en 425 par un incendie, fut rebâti sur les mêmes fondations. Les ruines, situées sur une plateforme irrégulière divisée en trois terrasses superposées, présentent en effet des substructions cyclopéen nés surmontées de murs helléniques.
On rejoint à travers la plaine une route excellente qui se dirige vers Nauplie, dont la forteresse s'élève à Phoriron, Bèremer.t assise au sommet du rocher Palamède. La plaine d'Argos est couverte de champs de blé, de coton.de vignes et surtout de tabac d'une qualité supérieure. On rencontre (f>0 m.) deux églises ruinées à peu de distance I une de l'autre Elles renferment quelques colonnes doriques.
On voit (10 m.) au v. de Phonika quelques fragments doriques au-
f)rèsd'un puits. On traverse (20 m,.) e v. à'Aniphi entouré d'oliviers, et par (10 m.) Platini et (MO mJ Coutsi on joint la grande route de Nauplie à Argos près des ruines de (.'5 m.)
Tirynthe. — Histoire. — Prœtus fonda cette ville vers 1397, et, se- Ion la fable, la fît entourer de murs par les Cyclopes. Parmi sr>s roi* on compie Pcrsée, Amphitryon et Hercule. Les Argiens, pour établir leur domination sur toute la plaine d'Argos, détruisirent Tirynthe à peu près à la raémê époque que Mycènes. S'il faut en croire Théophrastc , les
CE. ( Rou tb 58.)
Tirynthiens étaient les gens les plus gais de la Grèce et leur hilarité constante les empêchait de s'occuper d'affaires sérieuses.
Description et topographie. — Tirynthe était située près d'un de ces rochers peu élevés, qui surgissent comme des lies dans la partie S. E. de la plaine d'Argos.
Ce rocher, haut de 10a 15 met., a environ 227 met. de long sur 36 a 72 m. de laree. Il est entièrement occupé par rantique acropole, divisée en deux forts d'inégale hauteur. L'enceinte est bien conservée ; ses murailles cyclopéennes , hautes d'environ 12 m. et épaisses de 15 m., sont remarquables par ia grosseur des blocs dont elles sont construites. Elles ont excité l'admiration de tous les siècles.
Pausanias les trouvait aussi étonnantes que les pyramides d'Egjpte.
L'Acropole avait trois portes ; la plus importante était située au S.
On y arrivait par une rampe en maçonnerie. Cette porte donnait accès au fort supérieur, et, près du mur de l'E., communiquait avec un passage conduisant au fort inférieur. On distingue encore des traces de la muraille qui séparait les deux forts.
Les célèbres Galeries de Tirynthe se trouvent de chaoue côté de l'entrée principale. Elles sont pratiquées dans l'épaisseur des murailles de l'E. et du S. Leur voûte ogivale est formée d'assises horizontales disposées en encorbellement et liées ensemble à la panies'ipéricure pard'autres pierres placées horizontalement. Ces galènes communiquaient sans doute avec des constructions qui ont disparu. Dans la galerie extérieure du mur de l'E. on remarque six entrées ogivales.
En quittant Tirynthe, on suit la gronde route de Nauplie bordée d'arbres chéttfs. Quelques véhicules impossibles circulent tant bien ue mal au milieu des ornières et e la poussière et donnentau pays une animation que l'on n'est pas accoutumé à rencontrer en Grèce.
[Rouie S&j NÀUI
On traverse, au pied du mont Palamède, une petite plaine qui sert de champ de manœuvres, et l'on arrive 35 m.) au faubourg de Pronia. On a sculpté sur un rocher près de Pronia un lion colossal en l'honneur dea Bavarois morts en Grèce.
Ou suit une route resserrée entre le rocher Palamède et le port, et, franchissant un pont-levis, on passe sous une grande porte, surmontée des armes de Venise pour entrer ^5 m.} à
Nauplie. (3 h. 2n «V Kbarvali.) Les portes de la tille se ferment à 7 h.
On trouve «ir la place des platanes un Mtel arec table d'hôte, un restaurant et des cafés. Pour visiter le fort Palamède, il est nécessaire de faire demander une permission au commandant. On peut se procurer à Nauplie d'affreux cabriolets qui vont a Argos et à Mycènes. — Paquebot grec pour le Piree, une semaine le samedi, et la semaine suivante le vendredi.-Pour le tourdelaMoree(V.R.CO), tous les 15 jours le samedi.
Histoire. — Cette ville eut pour fondateur Nauplius, père de l'infortuné Palamède, victime de la vengeance et des accusations artificieuses d'Ulysse. Nauplie. d'abord indépendante, tomba au pouvoir des Argiens et devint le port d'Argos. Elle était déjà déserte au temps dePausanias. Pendant les Croisades , elle acquit une certaine importance qu'elle a conservée jusqu'à nos jours. Elle fut prise par Jes Français et les Vénitiens en 1?05, et devint la capitale d'un duché appartenant aux Villehardouin. Les Vénitiens et les Turcs a'en disputèrent longtemps la possession, mais elle resta définitivement,! ces derniers en 1715.
De 1899 à 18%1 Nauplie fut le siège du gouvernement grec; pendant cette période la ville s'agrandit rapidement, mais depuis elle a beaucoup perdu.
Description.^- Nauplie est située à IR. du golfe d'Argos sur une presqu'île rocheuse, qui se dirige