‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 120 sur 511 · PAR UT. MAON'K · texte numérisé non relu

PAR UT. MAON'K

(32 h.— On couche k LAv«Uott co à Mtrithooui el à Tumova.

On sort de Sparte du côté S.

Après avoir franchi la Magoula et (20 m.) la Pendeilemona, on traverse des champs de maïs et de magnifiques plantations d'oliviers etde mûriers jusqu'au v. de Slavo- Khorio (l h.). »*tué s"r l'emplacement de l'antique

Amyclae. — Cette ville, une des plus anciennes du Péloponèse, sut résister aux armes sparliales jusqu'à la première guerre de Messénie. Elle possédait une stalue en bronze d'Apollon , haute de 15 mèt. Les Spartiates firent offrande à Apollon Amyeléen du célèbre trône en or et en ivoire sculpté par Bathyclès [V. Beulé, Etude* sur le Péloponèse), et qui servit plus tard de modèle à celui du Jupiter Olympien.

Il ne reste d'Amyclaj que quelques fragments de colonnes et les soubassements d'un temple.

On peut aller visiter dans le v. de Vaphio (l'antique Pharœ), situe sur les bords de l'Eurotas, à 45 m. S. E. de SUvo-Kborio , les ruines d'une chambre soutertaine semblable à celle de Mycénes.

La route continue à travers des bois de mûriers jusqu'à (1 h. 20) Hagios Vasilios.

A droite, dans la direction da v. Arksadès et à 45 m. au milieu des bois, se trouve près du r . de Xero-Karobi un pont hellénique d une seule arche jeté sur un torrent pittoresque qui aort d'une gorge sauvage au pied du Taygëte.

Traversant (45 m.) la rivière Hasina, ou commence à gravir les contre-torts du Taygète appelés I Lyko-Youni, qui ferment la plaine de Sparte ou 5>. et masquent la vue de la mer. Près du v. de Lévetsova (4 h. 15 — 4 h. 55 de Sparte) , on

IRouti 36.]

découvre un beau panorama , embrassant la plaine de Hélos (V. K. 37), le golfe de Laconie qui se déroule entre les deux immenses caps Malia et Matapan, l'île de Cythère à l'horizon et enfin le»

montagnes stériles et brûlées du Magne.

La route franchit (35 m.) un petit col pour descendre rapidement dans la direction de Marnthonisi, qui se montre au S.-O., sur les bords du golfe. Après avoir traversé (1 h.) un torrent et laissé (30 m.) à gauche le fort ruiné de Kaki-Scala, elle atteint, au bout d'une petite plaine, une source jaillissante, et bientôt (40 m.) les ruines de :

Gythium.— Cette ville devint le port de Sparte après la conquête donenne. Aussi, dès le commencement de la guerre du Péloponèse, fut-elle attaquée par l'amiral athénien Tolmidas, qui réussit à la détruire (455). Épaminondas arriva jusqu'à Gythium et l'assiégea en vain pendant trois Jours. Tite- Li"e nous apprend quelle posséuait des fortifications remarquables lorsqu'elle fut prise par les Romains. Elle acquit une certaine importance sous leur domination, à en juger par les nombreuses ruines qu'elle présente.

Gythium était situé au bord de la mer et sur le versant d'une colline qui portait son acropole. On y remarque encore les ruines d'un théâtre bâti de marbre blanc et dont le diamètre est d'environ 45 mèt. Au S. , et à gauche de la route , il existe une inscription qu'on n'a pas encore pu déchiffrer. Tout auprès se trouve un siège taillé dans le roc Comme ceux du Pnyx k Athènes, c'est peut-être le ï-vj* jcsrrr^T^,- (pierre

3ui repose) qui calma les fureurs Oreste.

A 15 m. S. de Gythium s'élève :

Marathoniii, qu'on commence à appeler Uytkium {H h. de Sparte).

— Cette ville toute moderne est assez misérable et ne renferme rien de bien intéressant. Elle oc-

Roote 3$..

cape l'emplacement de Migonium.

Le mont Larysium (Kumaro), qui domine la ville, était consacré a Jupiter. C'est dans la petite île de Cranat. située en lace de Marathomsi, que PAris se retira apré»s avoir enlevé Hélène. On y remarque une chapelle conatruite sur les soubassements d'un temple antique.

Biirau-postc grec tous les 15 jours, le vendredi toir pour Kakimata» et le Burdi soir pour Nauplie,

Une route taillée <;n corniche aude«su» de la mer conduit (35 m.) au v. de Mavrovouni. On descend 15m. )dans une plaine à l'extrémité de laquelle on traverse (40 m.) la rivière Bordounia.

MARATHOMSI. 207

de l'ère chrétienne. On remarque dans quelques maisons des vestiges de muraille» helléniques et dans

l'église une belle colonneionienne et plusieurs chapiteaux. Ces derniers débris appartiennent sans doute au temple de Sérapia décrit par PauaaniaB. Suivant toujours la côte, on atteint (1 h. 9b) Polyana, (l h. 25) Platsa, (2 h. 15) Skardamouta. On traverse (2 h.) le Saranda , puis , descendant dans la plaine, on arrive (45 m.) a Kalamata. (V. R. 38.)

«Porto-Quaglio et jusqu'à l'extrémité du ip^tupan.

On se dirige k l'O. pour franchir ie Taygi'te par la lai ge broche que Ion aperçoit du côté de la colline Passa va. Celte colline est surmontée d'une forteresse franque, bâtie sur des fondations helléniques qui marqueraient, selon Leake, remplacement de Las, antique ville de Laconie mentionnée par Homère. La route, traversant des montagnes brûlées et arides, n'offre point d« beautés pittoresque*. Après avoir dépassé (1 h. 10) le v. de Karioupolis, on arrive [i h. J5j au hameau de Liméni 45 de Marathonisi} situé sur le golfe de Messénie, et port du gros v. de Tiïmova, que l'on aperçoit à 15 m. au S. On fera bien de prendre une barque pour se rendre d«? Liméni a Kalamata, la route de terre entre ces deux endroits etani fort mauvaise et n'offrant rien debien intéressant. Nousnous bornerons à l'indiquer : elle se dirige *u N., et conduit (45 m.) au v. de Vitylo, qui remplace l'antique Œtylus. mentionné paT Homère.

Cette ville appartint aux Eleubéro* Laçons et conaerva ses ?ahores jusqu'au troisième siècle

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