‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 121 sur 511 · DE SPARTE A MON EMV ASIE · texte numérisé non relu

DE SPARTE A MON EMV ASIE

M 7 h. 4 jour».— On «jucha à fcirniko , on .uùui à Sk«l*, éloigné Mulcowot d« 50 m. de I» r»utc.

DeSparteàSlavo-Khorio(l h.20).

(V. Route 36.) — En quittant Slayo- Kborio on rejoint l'Eurotas et Ton passe (-2 h. If») sur la rive gauche.

Plus loin i'2 h. 30) le fleuve disparaît entre deux rochers et pénètre dans une gorge étroite : C'est la longue vallée de Strabon, creusée dans le Lyko-Youni, qui ferme au S. la vallée de Sparte. En gravissant les rochers sous lesquels gronde l'Eurotas, on distingue, au N.-E., le gros v. de Gcraki, l'antique' Géronthrae . dont les habitants , vaincus par les Spartiates, allèrent fonder une colonie en Italie. On atteint (J5 m.) le v. de Gramtsa. (A 1 h. de ce v., l'Eurotas forme une jolie cascade digne d étre visitée.) De la hauteur qui domine Gramisa on jouit d'une belle vue sur la plaine de Hélos ot le golfe de Laconie.

La route descend vers le S.-E.

jusqu'à (45 m ) Philisi ; à 30 m. au S. ae co village se trouve Skalat petit port sur la rive droite de l'Eurotas, où l'on peut trouver un logement convenable. Lo chemin direct descend dans la plaine par

45 m.) Tsasi, traverse (20 m.) une rivière, le Mario-Rhevma, et conduit (30 m.) au v. de Birniko (9 b.

(Houtb 37.j

de Sparte). A 45 m. S.-O. de ce v.

quelques débris helléniques, près d'un ruisseau, marquent l'emplacement de l'antique :

Hélos (prononcez Hilon). — Aux àgeH héroïques, cette ville était la plus importante de la côte. Elle ne put résister aux Spartiates, qui réduisirent ses habitants a 1 esclavage le plus cruel. Le sort des Hiïotes est resté proverbial. Hélos n'était plus qu'un village au temps de Strabon et un amas de ruines lorsque Pausanias le visita. Son territoire, quoique marécageux, était, selon Polybe, la partie la plus fertile de la Laconie.

Au-delà d'Hélos, on s'élèvesur le mont Kourkoula par un chemin en corniche au-dessus de la mer. La tour Koktnia (1 h.), à droite, mar-

2ue l'emplacement de l'antique cria. Du point culminant de la montagne, on descend au (1 h. 15) v. de Pakia. La route traverse la grande plaine de Leucce, à l'extrémité S.-O. de laquelle se trouvent la presqu'île rocheusede Xyli et l'emplacement de l'antique Asopus, dépasse le v. deSykia,(l h. 45) et s'engage entre des montagnes arides pour déboucher sur la mer près des ruines de {i h.) :

Épidaure-Liméri ou Palaïo-Monemvasie (6 h. 45 de Birniko).— • Cette ville, fondée par une colonie argionne, n'a jamais joué un rôle important. Les Athéniens ravagèrent son territoire pendant la guerre du Pélopon^se. Au moyenâge, ses habitants l'abandonnèrent

f»our en fonder une nouvelle sur a presqu'île de Minoa.

Epidaure était située au fond d'une baie profonde formée par le cap Limendriaau N. et le promontoire de Monemvasic au S. Elle s'étageait, en amphithéâtre, sur le versant S. de la colline et descendait jusqu'à la mer. Un mur transversal la divisait en ville haute et ville basse. L'enceinte de la ville, flanquée de tours, existe encore en partie. Les ruines de l'acropole offrent de beaux spécimens de construction pélaspique. On re-

marque, dans la ville basse, deux murs en terrasse qui soutenaient probablement des temples. Un peu au N. d'Épidaure se trouve un joli étang d'eau fraîche, qui est évidemment l'étang d lno, mentionné par Pausanias.

Au S. d'Epidaure, le chemin suit constamment le rivage jusqu'à (1 h.) :

Monemvasie. — Cette ville, fondée au moyen-âge, devint une des plus importantes du Pélopouèse.

Elle produisait un vin exquis qu'on nomma Malvoisie, par corruption du nom de Monemvasie.

De nos jours, il n'existe plus de vignes dans les environs. Monemvasie fut prise, après trois ans de siège, par le prince Guillaume de Villehardouin. Elle appartint ensuite successivement à Thomas Paléologue, au pape, aux Vénitiens et aux Turcs, qui la conservèrent jusqu'au mois d'août 1822.

Elle est aujourd'hui peu considérable et encombrée de ruines.

Il n'est pas probable qu'on la rebâtisse, car elle n'a pas de port, et les terres qui l'environnent sont arides et mauvaises.

Monemvasie est bâtie sur l'ancien promontoire de Minoa, dont on a fait une ile. Elle monte jusqu'au sommet de la montagne et présente un aspect pittoresque au milieu de la mer. Un pont long de 150 mèt., et défendu par une tour vénitienne, la relie à la terre.

On remarque, dans l'intérieur de la ville, une église Franque surmontée des armes des Villehardouin. Elle renferme deux colonnes antiques , l'une en marbre blanc, l'autre en marbre noir.

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