‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 133 sur 511 · TAR LE LAC F BONI A ET LA CHDTE DO STYX · texte numérisé non relu

TAR LE LAC F BONI A ET LA CHDTE DO STYX

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En quittant Tripotamo, on se dirige a J E. dans une vallée charmante ombragée de chênes, et arrosée par un torrent dont la source {1 h. 30) se trouve près du v. de Dekhouni. Plus loin (1 h. 15), des ruines helléniques, situées sur une hauteur à gauche près d'une belle fontaine, marquent remplacement de l'antique Paûs, dépendance de Chtor.

Une

route, qui s ouvre lô m. plus loin Ter* le N , conduit aax ruines de l'antique CMtor,, {KUhue). Cotait une des villes les pïus importantes de TArcadie ; elle résistai aux Spartiates, lutta contre Orchomeoe, et repoussa victorieusement les attaques des Etoliens. L'assemblée de la hpue acbe»»nne s'y reunissait quelquefois.

La ville était située sur une colline peu élevée entre deux ruisseaux. On peut enrore suivre les traces du mur d'enceinte épais de 5 met. et flanque de tours.

Au delà de Paiis, on descend le long d'un torrent qui va se jeter dans le Ladon, et l'on atteint (2 h.

30' un khani situé près de cette rivière. La vallée du Ladon est la plus fraîche, la plus verte de l'Arcadie, la seule peut-être qui réponde bien aux descriptions que nous a Iais,s<'es de ce pays la poésie pastorale. La tradition y plaçait la fable de Daphné.

La route remonte le cours du Ladon et traverse (1 b.) un de ses affluents, l'Aroanius, qui vient de Ciitor. Laissant ensuite sur la droite ['iO m.) les sources du Ladon, alimentées par les eaux du lac de Phonia, on gravit les flancs escarpés du Sciathis (aujourd'hui Saita jusqu'au (1 h.) v. de Lykouria. caché dan* un pli de la montagne. Le sentier s'élève alors à travers une sombre forêt de sapins

jusque sur le plateau supérieur, d'où le lac de Phonia s'offre tout à coup à la vue du voyageur : < Le spectacle que l'on découvre du Sciathis, dit M. Beulé [Êtudei sur le Pélop.)t est imposant et grandiose. Sept montagnes, dont la hauteur varie de cinq à sept mille pieds, forment un cercle immense autour du lac de Phénée : au N.

le mont Crathis, un des pics aroaniens; à 10. le Sciathis; a TE. l'Orexis, le Gérontium, le Sépia, et le Cyllène (Ziria), le plus élevé de tous. Leurs flancs descendent à pic jusqu'aux eaux qu'ils resserrent comme dans un entonnoir.

Une seule ouverture, l'étroite vallée de YOlbius et de YAroaniu», apparaît un instant au N., et bientôt, en tournant derrière le Cyllène, elle laisse un bras du Crathis fermer l'horizon. »

Du Sciathis on descend par une pente rapide à (1 h. 30)

Phonia (l'antique Phénée) (9 h. 15 de Tripotamo). Cette ville ne joua aucun rôle dans l'histoire, mais elle est célèbre dans la tradition des temps héroïques. C'est à Phénée que se réfugia Hercule, chassé de Tirynthe; c'est là qu'Evandre conduisit Anchise lorsqu'il visita l'Arcadie à la suite de Priam. C'est encore là qu'Ulysse retrouva ses chevaux perdus. Au temps de Pausanias, la ville était complètement en ruines.

L'acropole de Phénée s'élevait sans doute sur un promontoire qui s'avance dans les eaux au S.

de Phonia. La ville était située dans la plaine, maintenant envahie par le lac.

Le lac de Phonia a 9 kilom. d'étendue du N. au S., et 7 kilom. de l'E. à PO.; il est élevé de 753 mèt.

au-dessus du niveau de la mer et forme un vaste bassin qui, avec les eaux de toutes les montagnes environnantes , reçoit près de Phonia deux rivières, l'Olbius et l'Aroanius (Phoniatiko). Klles s'écoulent par deux katavothra, ouverts au S. , l'un au pied de l'Orexis, l'autre au pied du Scia-

tins. Le lac n'existait pas l'antiquité; à sa place il y avait une plaine fertile dont le fond était marécageux. L'obstruction des katavotbra occasionna à plusieurs reprises de terribles inondations et forma enfin le lac de Phénéo.

A ces phénomènes naturels se rattachait la fable du rapt de Proserpine par Pluton.

De Phonia au lac Slymphale (V. R. 47).

En quittant Phonia, on remonte au N. la plaine étroite de l'Aroanius. Bientôt on tourne à gauche (40 m.) pour gravir, par une montée pénible au milieu des sapins, les flancs du Crathis. Après (1 h.

15) une descente précipitée, on suit un ravin, où le fleuve Crathis roule impétueusement ses eaux, jusqu'aux v. de (30 m.) Zaroukhla et ae (30 m.) Hagia-Varvara ; tout a coup s'offre sur la gauche (30 m.) un petit torrent connu dans le pays sous le nom de Mavro-Néro (l'eau noire) , ou Drako-Néro (eau du Dragon). Ce torrent, c'est îe Styx ou le Cocyte , dont l'antiquité avait fait le fleuve sacré des Enfers.

Pour visiter la source du Styx, on trouvera un guide au v. de Solos, qui s'élève à425 min. à 10.

près de l'emplacementde 1 antique Nonacris. En remontant le torrent, tout est désert, nu, dc'solé; les premiers plans de la montagne, lormûs de schistes noirs, verts et violets, ont une teinte 6ornbre et étrange. A 1 heure de JSolos apparaît enfin la cascade du Styx.

Deux minces filets d'eau descendent des neiges oui couronnent le double sommet ue la montagne et glissent pendant f>0 mèt. sur un rocher perpendiculaireet uni comme une muraille. Quel que soit le caractère sauvage des montagnes qui entourent le Styx, le site ne répond nullement à l'attente du voyageur et aux souvenirs classiques que le fleuve infernal a évoqués dans son esprit (V. Beulé;.

De retour à Solos, on gravit

GKKCE. [Route 47.)

lans ; (40 m.) à l'O. un escarpement du mont Khelmos (mont Aroanien , puis, traversant un plateau élevé, on redescend, par une vallée creusée au pied du mont Vélia, à (3 h.) Kalavryta (V. R. 45;.

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