I . Situation . eonfignralum, etc. i
L'ile de Crète, appelée par les Vénitiens Candie, par les Grecs modernes Cnti, et par les Turcs Gérid, est la plus grande des îles de l'Archipel. Elle est située par 34» à 35° de latitude N. et 21° à 21» de longitude E. Sa longueur est d'environ 140 kilom. du cap Buso (Corycos) à l'O., jusqu'au cap Sidéro à i'E. Sa plus grande largeur du promon-
toire Dium (capo Sassoso) au promontoire Métallum (punta Matala) n'estque de40 kilom. ,etsa largeur la plus faible, entre Istrona et Girapetra, de 10 kilom. seulement.
« Elle est baignée au S. par la mer de Libye, au N. par la merde Crète (aujourd'hui canal de Cérigo et mer de Candie) qui la sépare de Cérigo et des Cyclades, et la mer Carpathienne, qui la sépare des ilee de Caxos (Cazo)et de Scarpan-
to. Située presque à égale distance de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, la Crète était comme le point de contact de ces trois continents, et le centre de l'ancien monde. (L. Lacroix).» On la rattache cependant à l'Europe. Nous la décrivons ici avec les îles de la Grèce, bien qu'elle appartienne de fait à la Turquie.
Cette lie présente un contour fort irrégulier, surtout la côte N.
creusée de golfes profonds, dont les principaux sont , de l'K. à l'O., ceux ae Kisamos, de la Canée, de la Sude, de l'Armyro, de Miradel et de Sitia, et hérissée d'un grand nombre de promontoires, de caps, dont les principaux sont les caps Buso (Corycos) , Spada, Méléca ou Akrotiri, Drapano , Rétirao, Sassoso (Dium), Saint-Zuane et Sidéro. La côte S. ne présente qu'un golfe profond , celui de Messara; et trois caps principaux, les caps Crio, Matala (Metallum) et Langada. — La Crète est traversée de l'O. à TE. par une haute chaîne de montagnes, composée de trois groupes distincts qui ont formé de tout temps les grandes divisions naturelles ou politiques de l'Ile:
ce sont, à 1*0., les Monts-Blancs (Leuka, aujourd'hui Asprovouna.
ou monts Sphakiottiki; , au centre le mont Ida, énorme massif qui s'élève à 2338 mèt. au-dessus du niveau de la mer, enfin à TE. le mont Dicté (aujourd'hui Lassitiou Cittia), le moins élevé des trois.
— La Crète n'est arrosée par aucun aucun fleuve important.
Les habitants primitifs de la Crète, les Étéoorètes et les Cydoniens, qui se disaient autochthones, reçurent successivement des colonie» de Pélasges, d'Hellènes, de Doriens, de Phrygiens et de Phéniciens. Les Phrygiens, sous le nom de Dactylcs-ldéens et de Curètes, apportèrent dans l'île les arts et les idées religieusesde l'Asie Mineure. A l'arrivée des Phéniciens