partie, ajoute: : R
— 350, col. 3, 1. 36 a 30, et .~j0 a r,\ lisez • les hôtels de Bellevue, des Ambassa-
deurs et du Globe n'existent plus : on peut citer, en revanche, l'hôtel de B'/zance (1er ordre, 15 fr. par joôrX Grande rue de Pera, et l'hôtel du Palais des Fleurs, rue de Péra, 104 (2e ordre, 9 à 12 fr. parjonr).
— 351. col. Ire, 1. 29 à 36. — Ces deux établissements n'existent plus.
— y>2. col. U». 1. 15, —80 à 180 piastres, lisez :&) à 100 piastres.
— 352, col. 3, 1.4,5,— on peut pénétrer sans tirman, lisez : on a pu pénétrer, etc.,
cette faculté n'eiiste plus pour le moment.
— 353. col. 2,1. 32. — tons les dimanches, ajoutez : vers 11 h. du matin.
— ;d. id. 1. -2't, — tous les jeudis, ajoutez \ a j heures après midi.
— :r.t. col. 2, 1. -.fi. — Sudlidze, Use: : Sudludgè.
— »d. id. 1. 48, — le passage est gratuit, lise: : on paye lOparassur ce pont
celui de Mahmoud est gratuit. Ce dernier a brulc dernièrement.
— 3ô9, col. \rt, 1. 29, 30,— Anthenius, lise: Anthemius.
— 3T7. col. 2, 1. f». — Hagios, lisez : Hagin.
— 3j0, col. 2, I. 20,31, — près de laquelle, lises : près duquel.
— 3B2, col. 2, 1.9, — mosquée de, intercalez Has^egui (la favorite] c'est-
à-dire de.
— id, id. 1. 44. — Kari-Keoi. lise: : Hass-Keui,
— 383. col. 2. 1. l.'i. — un medessré, lise z . une medretsé.
— 393. col. 2. h 41. — Ethem- Pacha, lise: : Ali-Galib^Pacha.
— 129, col, 2, 1. 19, — après en 1854, ajoutes: un chemin de fer vient d'être
inaugure octobre lH<in entre Tchernawoda et Kustendjé, qui permet d'éviter les bouches du Danube.
— 439. col. 1™,1. 38. — c.t..9ue l'on passe, : que l'on passe.
— 1 i'.l. r oi. 2, 1. 2o. — s élèvent, lise: : s'élève.
— 449. 1. 39, — grâce au mauvais . hsrz à cause dn mauvais système.
— 461. col. 2, 1. 18, — ajoutez . Restaurant Picini, bon, et bon marché, dé-
jeuner, 1 fr. r>o.~
— 516. col. 3, 1. 48, — par les suivants, lise: : par les villages suivant*.
— 019. cul. 2, 1. 41, il, — puis l'embouchure du Termeh-Tehai, etc. Le Thermodon
est au delà de Samsoun et du Veschildrmak. il doit être ['lace p r)20, col, lrf, l. 12, après le mot dfHa.
— 547. col. Ire. 1. 26, — intérieur, - eiterieur.
— .Vr7, col. 2, 1. 1*. — Khadun-Khin , lise: : Khadun-Khân.
— '71, col. 2,1. :<*'>. M7.— Kilisse-HiHhar, lisez Konisse-Hissar.
— 573. 1. 7. — burr-acn-Cham, Usez Barr eeh-Cham.
— lûx, 1. 1.', — Djebel-Sunnin, lisez . Djebcl-Sannin.
xiv ERRATA ET ADDENDA.
Pag. 673, I. 18, 19, - Djcbel-ech-Scharki, Djebel-cch-Scbeik , listx : Djébo
ech-Charki, Djebel ccb-Chcih.
— — 1. 30, — Diebel-el-Tour , lise* : Djebel et-Tour.
— — 1, 50, — Nahr-el-Assy. lises : Nahr'el-Açi.
— 574, L 16» — Djebel-ech-Chouk»f. Usez : Djébel ech-Chakif.
— — 1. 17, — Nahr-Kasimyieh, lisez : Nahr el-Kaçemyèh.
— — 1. 27, — Bahrel-Houle, lises : B&hr el Houlèh.
■ — 57ôt — 1. 5 et 9, — le Jourdain continuait etc. Cette dernière opinion est
erronnée. Vm. p. 830. col. 1, 1. 20 et iuiTante». 870, col. 2, 1. 47 et auivantea.
— 579, col. 2, 1. G, — Lamentation, lisez : lamentations.
— 582, — 1. 2, — Après Trropœon, ajoutes : {V, p. 792 et 794. j
— — 1. 91, — qui par leurs, lises : et par leurs.
— 601, col. 2, 1. 42. — Nokb, lises . Nakb.
— 633, col. L, 1. 55, — compte 8000 hab. lises : comptait avant les massacres
de 1880.
— 658, col, 2 1. 44, — Zahlèh— Cette ville a été entièrement saccagée en 1860.
— 660, col. i, l, 28, — Du dernier recensement, ajoutes : faitavaut le massacre
de 1860.
— 709, col. 1, L 50, — 8000 met. lues : 800 mètres.
— 758, col. 2, 1. 30, — après Bethléem, ajoutez: et du tombeau de Rachel(r. I
Samuel, vu, 1. 2, 15, 17,; ix,3.; x, 1, 2; xvi, 13 ; xix, 18; xxx, 1; Si-Mathieu, xi, 6, 16, 17, 18 ; Michée, t. t; Jérémie xxxi, 15 ).
— 771, col. 2. 1. 39, — était cette vallée, lises : et cette vallée.
— 772, col. 9, 1. 18, — antiq. xil, 5 H. Uses : antiq. XII, 5, 4.
— 809, col. 2, 1. 35, — ajoutez: un vaste hospice israélite s'élève aujourd'hui en
cet endroit.
— 818, col. 2, 1. 6, — ajoutez. un immense établissement s'élève en cet endroit
aux frais de la Russie.
— 837, col. 1, 1. 3, — Habarira, lises: Abel-Scittim.
— 855. col. 2,. 1. 11, — après direction, ajoutts : (V. p. 758, col. 9, 1. 30).
— 860, col. 2. 1. 51, — xof,àu.coa& . xap**!**0"*»
— 873, col lrc, 1. 21, — après sulfureuse, ajoutes : Ain el-Waïbèh représente pour
Robinson la station de Kadesch-Barnea, sa position à la frontière d'Édom, en vue du mont Hor, et, vers le N.- 0., au pied de la montée de Scfah (Zéphath) qui conduit dans la direction d'Arad et d'Hebrou, lui paraissent repondre exactement anx données bibliques. {Nombres, xx, 1-16; xxi, 1-2: Deutéron. i, 44.) Voyez aussi ce qui est dit d'Aîn-Kadésa, p. 876, col. 2, lig. 51.
— 876, col. Ire, 1. 36, — el-Khoreibèh, lises : er-Rouhaibèh. —1074, col. Ire, 1. 26, — Tmui, lises : Thmouis.
— Sur les premiers tirages du plan de 1 Acropole d'Athènes, dans l'enceinte do
Diane Brauronia, au lieu de Thésée, lises : Perséc.
PRÉFACE
L'Itinéraire de l'Orient que nous publions aujourd'hui est un ouvrage entièrement nouveau. Le plan suivant lequel il a été conçu et rédigé est le môme que celui des autres itinéraires de notre collection. Se mettre constamment à la place du voyageur, lui fournir les renseignements préliminaires qui lui permettront de tracer son plan de voyage, d'en calculer la dépense, d'en faire les apprêts, le guider ensuite par les routes qu'il se sera décidé à parcourir, en lui indiquant en chemin tous les objets capables de l'intéresser, lui fournir tout d'abord, à son arrivée dans une ville importante, les renseignements indispensables sur la manière de s'y loger, d'y vivre, sur les moyens de transport, les guides et les interprètes, lui faire embrasser d'un coup d'oeil la topographie générale de la localité, lui rappeler dans un résumé rapide les événements historiques dont elle a été le théâtre, décrire ensuite tous les monuments actuels, et toutes les ruines qu'a laissées le passé, soit dans la ville, soit dans ses environs, en cherchant à rétablir la topographie ancienne avec ces débris et les données de l'histoire, et enfin lui offrir un choix de routes par lesquelles il pourra revenir < ;i continuer son voyage : telle a été la méthode à laquelle uous n >us sommes astreints avec une rigoureuse exactitude. Quelques personnes nous reprocheront sans doute l'aridité de nos descriptions, leurs détails minutieux, la longueur de nos discussions archéologiques, et se plaindront de ne pas y trouver plus fréquemment des citations de ceux de nos grands écrivains ou de nos poètes qui ont chanté les splendeurs de 1 Orient. Nous acceptons d'avance ce reproche, auquel nous avons dû nous résigner. La nécessité de nous resserrer dans le cadre d'un seul volume portatif nous a contraints à sacrifier tout ce qui n'était pas indispensable. Nous aurions allégé notre tache, nous l'aurions rendue moins aride, si nous avions pu citer textuellement les auteurs excellents que nous avons consultés, si nous avions pu embellir notre rédaction par quelques pages éloquentes empruntées aux Chateaubriand, aux Lamartine, à tant de maîtres en l'ait d'écrire, à tant de voyageurs humoristes et spirituels dont nous avions les œuvres en-
ITINÉRAIRE DE L'ORIENT
tre les mains. C'eût été sans doute une œuvre plus facile que le travail de patiente analyse, de pénible condensation auquel nous avons dû nous condamner pour offrir aux voyageurs des résumés toujours complets dans leur concision. Nous regrettons peu d'ailleurs, nous l'avouons, cette partie brillante à laquelle nous avons dû renoncer, parce que notre expérience personnelle nous a depuis longtemps appris combien les descriptions poétiques sont peu utiles au voyageur. En Orient surtout, la grandeur de la nature, la majesté des ruines parlent assez haut pour qu'il soit inutile de relever l'enthousiasme du lecteur par des phrases toujours bien pâles en présence de la réalité. Nous avons mieux aimé lui donner des renseignements précis, rappeler au besoin ses souvenirs, lui signaler dans telle ruine informe la trace encore appréciable des grands faits historiques, des légendes poétiques, ou des traditions religieuses dont notre enfance a été nourrie. L'archéologie, c'est à-dire l'histoire se révélant sur son propre théâtre, n'est-ce pas l'Orient tout entier? et l'Orient, n'est-il pas le berceau de notre civilisation? Aussi n'avons-nous rien abrégé sous ce rapport, ayant trop senti par nous-mêmes le regret amer d'avoir laissé souvent à côté de nous, faute d'indications suffisantes, les localités les plus intéressantes. En suivant nos routes , le voyageur ne sera pas exposé à ce danger, il sentira à chaque pas les souvenirs de ses études classiques se réveiller, prendre une réalité, s'éclairer d'un jour nouveau, et c'est là, il faut bien le dire d'avance, l'attrait véritable du voyage d'Orient; il faut vivre dans le passé pour échapper au spectacle affligeant de la désolation actuelle de ces contrées que la nature avait comblées de tous ses dons.
Nous avons expliqué comment nous avons compris notre tâche ; voici maintenant comment nous avons essayé de la remplir.
Dans notre introduction générale, nous avons d'abord indiqué au lecteur l'époque la plus favorable pour se rendre en Orient, la durée probable du voyage, la distance approximative, l'ordre général suivant lequel il pourra visiter successivement les vastes contrées qu'embrasse notre cadre, les conseils relatifs à l'équipement, les préceptes d'hygiène générale dont il devra se pénétrer, et enfin dans trois routes préliminaires, les trois voies par lesquelles on se rend en Orient, et les itinéraires des paquebots de la Méditerranée et du Danube.
Nous avons ensuite partagé la description des pays compris par l'usage sous la dénomination d'Orient, en sept grandes di-
PRÉFACE
xvn
visions, Malte, la Grèce, la Turquie d'Europe, la Turquie d'Asie, la Syrie et la Palestine, l'Arabie et le Sinaï, et l'Egypte. Chacune de ces divisions commence par un chapitre de généralités, où sont présentées toutes les notions de géographie, d'histoire politique ou artistique, de statistique, d'études de mœurs, de langue, enfin les renseignements sur la manière de voyager spéciale à chaque région, et, pour quelques-uns, des modèles d'itinéraires, qui permettront au voyageur de choisir d'avance ses tournées, et de calculer le temps qu'il pourra consacrer à chacune d'elles. Ces chapitres généraux nous ont évité un grand nombre de redites, qui se seraient forcément glissées dans les descriptions particulières. Nous avons ensuite divisé notre description en chapitres, et les chapitres en routes reliées les unes aux autres par des renvois de chiffres avec
lesquels le lecteur se familiarisera facilement, et qui le dispenseront , la plupart du temps, de recourir aux tables générales.
Xous avons dû, dans notre rédaction, mettre à profit, nonseulement nos souvenirs personnels, et nos notes de voyage , mais encore tous les renseignements que nous avons pu recueillir auprès de personnes compétentes, et dans les livres si nombreux qui ont été écrits sur l'Orient. Parmi ces derniers, nous devons dire que les ouvrages de haut style, tels que ceux de Chateaubriand et de Lamartine, nous ont été d'un faible secours; la poésie dédaigne trop l'exactitude, et d'ailleurs ces ouvrages ont vieilli : on peut les lire avant de faire le voyage, ou mieux encore au retour, car ces pages éloquentes réveilleront alors avec délices les impressions que levoyageur aura éprouvées lui-même dans ses pérégrinations; mais il faudrait bien se garder de les emporter avec soi. Nous attachons une valeur plus grande, au point de vue purement pratique bien entendu, aux ouvrages de certains voyageurs pittoresques , dont la phrase incisive et fortement imagée sait peindre en traits frappants de ressemblance les pays qu'ils ont parcourus; tels sont les livres de M. Théophile Gautier, de M«» Ag.de Gasparin.de M. About, de Gérard de Nerval, d'Alexis de Vallon , de M. Maxime du Camp, etc. Ceux là, on peut les emporter, ils apprennent à voir, à observer, et leur format n'est pas gênant. Nous leur avons fait d'utiles emprunts pour les tableaux de mœurs de nos généralités. Mais nos meilleurs guides ont été les membres de cette Ecole d'Athènes qui fait tant d'honneur à la France en Orient. Les ouvrages des Beulé, des Boutan, des Burnouf , des Girard, des Guérin, des Hanriot,
ITINÉRAIRE DE L'ORIENT
des Mézières, sont des modèles de science sérieuse, de judicieuse critique, d'où les charmes du style ne sont pas exclus, et que devra consulter tout voyageur désireux de faire une étude approfondie de l'Orient. A côté de ces œuvres remarquables de science et de vérité, se placent les ouvrages des voyageurs anglais et des archéologues allemands. Ceux de nos lecteurs qui possèdent ces langues trouveront des trésors d'érudition et de critique dans le grand Dictionnary of Greck and lioman Geography de Smith, et dans le Handbuch der alten Géographie de Forbigcr, ouvrages bien précieux à emporter malgré leur volume considérable, et dont nous n'avons malheureusement aucun équivalent en France. Nous devons citer encore au premier rang les ouvrages des savants voyageurs Leake, Ainsworth, Viquesnel, Boué, Pashley, Porter, Ed. Robinson, Lane, Wilkinson et les ouvrages archéologiques de £,epsius , de Bunsen et de Brugsch, auxquels nous avons eu constamment recours. Nous donnons plus loin un index bibliographique des ouvrages que le voyageur pourra consulter avec fruit, et de ceux dont il ne devra pas craindre de se charger.
Après avoir indiqué quelques-unes des sources auxquelles nous avons puisé, nous devons payer un juste tribut aux personnes qui nous ont aidé de leur collaboration. Dans les régions si vastes qu'embrasse notre itinéraire , il est impossible d'avoir tout vu par soi-même. Nous avons, autant que possible, confié la rédaction des localités que nous n'avions pas visitées à des voyageurs qui les avaient explorées. Ainsi M. G. Lejean, plusieurs fois chargé de missions scientifiques en Turquie, a bien voulu rédiger pour nous les routes des principautés danubiennes, du Monténégro et de l'Albanie; M. W. Coppinger, la plupart des routes de la Morée , plusieurs localités de la Palestine, et une description originale de PétrajM. le docteur Suquet, la route de Honis et de Harna, localités peu connues de la Syrie. Nous devons à M. Vivien de Saint-Martin les chapitres géographiques et historiques sur l'Arabie , le Sinaï et l'Egypte, et les savantes descriptions archéologiques des antiquités égyptiennes. Nous devons également des remerciments à MM. P. Lacomhe et P. Mollard pour des recherches historiques et statistiques sur la Turquie. Enfin, un orientaliste distingué , M. Barbier de Meynard , longtemps attaché à nos missions dans le Levant, a rédigé pour nous deux chapitres intéressants sur la langue turque et sur la langue arabe , et deux vocabulaires dont tous les voyageurs apprécieront l'utilité pratique. Il a bien voulu revoir toutes nos épreuves pour l'or-
PKÉFAC&
thographe des noms sémitiques, et assurer ainsi à notre ouvrage une correction et une unité bien rares dans les ouvrages écrits iur l'Orient , et qui sonl un des premiers mérites dont nous puissions nous prévaloir. Nous devons le vocabulaire grecmoderne à M. Guérin , attaché comme drogiuan à nos consulats dans le Levant.
Donner partout une orthographe régulière et uniforme était une des plus grandes difficultés que nous ayons eues à vaincre. Voici quelles sont à cet égard les règles qnc nous avons dû nous tracer. Pour toutes les langues qui peuvent s'écrire avec notre alphabet, nous avons conservé avec soin l'orthographe du pays, ainsi pour les noms italiens, allemands et même slaves et roumains. Les premiers appartiennent aux langues courantes de l'Europe, les seconds pouvant être prononcés avec quelques avis préliminaires, nous avons laissé au lecteur le soin de s'habituer lui-même à leur donner une prononciation régulière. Il n'en était pas de môme du grec moderne, du turc et de l'arabe. Avec le changement d'alphabet, nous avons du adopter un système de transcription ou de prononciation figurée. Pour le grec, nous avons reproduit partout la transcription que le savant M. Hase a adoptée pour la grande carte de létat-major français. Un coup d'œiljeté sur notre paragraphe Prononciation du grec moderne mettra le voyageur attentif en état de prononcer, comme les habitants du pays, les noms des localités grecques. M. J. Girard, ancien membre de l'école d'Athènes, a bien voulu revoir à ce point do vue toutes dos routes de la Grèce. Nous avons fait exception pour les noms de localités classiques, complètement francisés, et que nous ne pouvions défigurer sans dérouter nos lecteurs. Les mêmes principes ont été appliqués aux langues turque et arabe : nous avons figuré autant que possible avec nos lettres la prononciation des noms propres. Il est bien entendu qu'une étude des paragraphes prononciation turque , prononciation arabe, et, mieux que tout cela, l'usage sera indispensable pour arriver à saisir approximativement certains sons, certaines aspirations qui n'existent pas dans notre langue. La transcription du turo a été indiquée conformément à l'étyraologie régulière et à la prononciation de Constantinople, mais quand il s'est agi de quelque localité éloignée du centre et de quelque nom défiguré par les patois, nous avons ajouté, entre parenthèses, la prononciation locale. Pour l'arabe , nous avons adopté comme règle générale la prononciation syrienne, qui est la plus pure ; mais, dans nos descriptions de l'Egypte, nous avons, par quelques
ITINÉRAIRE DE L'ORIENT
légères modifications, indiqué autant que possible la prononciation du pays. Tout cela sans doute ne mettra pas le voyageur en état de prononcer immédiatement des langues si différentes des nôtres; ce n'est que par l'usage et une aptitude spéciale qu'il y pourra réussir, mais nous espérons que nos efforts lui auront aplani la première difficulté.
Les cartes géographiques et les plans sout certainement un des éléments les plus importants dans un ouvrage destiné aux voyageurs. Nos éditeurs n'ont reculé à cet égard devant aucun sacrifice, et, grâce au zèle de notre habile géographe, M Du- • four, grâce au talent de nos graveurs MM. Lefcbvre , Langevin et Gérin, nous ne craignons pas de dire que, malgré la petitesse de leur format, nos cartes ont une valeur beaucoup plus grande que la plupart des compilations que l'on trouve dans le commerce. Nous nous sommes sévèrement interdit de consulter aucune de ces œuvres passagères qui , se copiant sans cesse les unes les autres, reproduisent éternellement les mêmes erreurs quand elles n'en augmentent pas le nombre, ce qui fait que la dernière venue est souvent la plus fautive. Toutes nos cartes, tous nos plans ont été réduits avec un grand soin et une grande précision, d'après les cartes originales les plus précieuses, et, en mentionnant les sources auxquelles nous avons puisé, nous justifierons le degré de confiance qu'elles méritent, en même temps que nous indiquerons au voyageuries cartes grand-format qu'il fera bien d'emporter s'il veut se livrer à une étude fructueuse du pays.
Notre carte de Malte est réduite d'après la belle carte de la Sicile de M. Amari. Pour la Grèce, nous avons suivi la grande carte de V état-major français, chef-d'œuvre géographique qui n'a pas été dépassé , bien qu'on puisse citer également celle de l'état-major autrichien. Tout voyageur désireux de parcourir à cheval les solitudes de la Grèce ne devra pas reculer devant l'acquisition de cette carte. Malheureusement, la carte d'assemblage ne vaut rien , et ne peut nullement remplacer les cartes partielles. La carte de M. Lapie pourrait être recommandée comme plus portative, mais elle est bien inférieure. Le plan d'Athènes a été dressé d'après l'état-major français, mais considérablement augmenté au moyen des excellents plans partiels de M. Burnouf (Arck. des Missions, 1856), et de M. Hanriot (Revue archéologique, t. XI). Le plan archéologique du Pirée est emprunté au dictionnaire de Smith. Enfin le plan de l'acropole d'Athènes est réduit d'après les plans excellents de l'ouvrage de M. Beulé.
PREFACE
La carte de la Turquie d'Europe a été tracée d'après la carte allemande de Kiepert (Europvische Tilrkei, Berlin, 1853), corrigée dans quelques-unes de ses parties par la carte de la Thrace de M. Viquesnel (Paris, chez Gide et Baudry) , et par la carte annexée à l'ouvrage de M. Boué {la Turquie d'Europe) , qui a de la valeur pour les montagnes.
Notre grand plan de Constantinople a été surtout dressé d'après celui de Kauffer (dans le Voyage en Grèce de Choiseul- Gouffier) et d'après ceux de M. de Hatnmer (Uist, de l'empire ottoman) de M. de Moltke, etc. Nous y avons ajouté une réduction très-fidèle de la grande carte des environs de Constantinople de Kauffer, et le plan architectural de Sainte- Sophie , d'après MM. Batissier et Fossati.
La carte de la Troade est également réduite d'après celle de Kauffer (dans le grand ouvrage de Choiseul-Gouffier). La Turquie d'Asie a été dressée d'après la grande carte de Kiepert (Karte der Klein-Arien , Berlin, 1844, en 6 feuilles), chef-d'œuvre aussi indispensable au voyageur en Asie que la carte de l'étatmajor français en Grèce. On y a ajouté une réduction trèspetite du plan d'Alep de M. Rousseau (Bull, de la Soc. de Géogr., 1825). La carte de Syrie et Palestine a été l'objet de soins particuliers. Elle a été tracée d?apès la carte du colonel Callier (Dépôt de la guerre), excellente pour le tracé des côtes , d'après celle que Kiepert a donnée pour la dernière édition desBtb lie al Researches de Robinson et d'après celle de M. Van de Velde. Nous y avons ajouté un plan de Damas et un plan des ruines de Palmyre, d'après l'ouvrage de M. Porter, et un plan de Ba'lbek d'après Robinson et d'après un croquis levé par nous-mêmes.
Le plan de Jérusalem a été construit d'après le magnifique plan de Schultz [plan von Jérusalem, Berlin, 1844) auquel nous avons ajouté une réduction au pantographe du grand plan de l'Église du Saint-Sépulcre de M. Pierotti, et un plan partiel de la mosquée d'Omar, d'après M. Van de Velde. La basse et la haute Egypte ont été réduites d'après la grande carte hydrographique de M. Linant de Bellefonds, publiée aux frais du vice-roi d'Égypte, par le dépôt de la Guerre français (en vente chez Kœppelin, quai Voltaire, 3) et d'après la petite carte de Kiepert intitulée Nil-Laender ; la Péninsule du Sinaï, d'après la carte de Robinson et celle de Russegger , le plan de Pétra, d'après M. de Laborde, celui d'Alexandrie, d'après l'amirauté anglaise (n« 243, the port of Alexandria). Le plan du Caire est dressé d'après celui qui a été publié, en Egypte , par M. Szultz, et que nous avons modifié et complété ; le plan
xxii ITINÉRAIRE DE L'ORIENT.
des Pyramides de Gizèh, la coupe de la grande Pyramide et le palais de Karnak ont été empruntés à l'ouvrage de M. Bunsen» enfin notre carte de Thèbes d'Egypte n'est que la reproduction à une échelle infiniment petite de la magnifique carte du grand ouvrage de la commission d'Egypte, avec quelques indications nouvelles, d'après les données de Wilkinson. Dans toutes ces cartes, l'orthographe des noms a été revue avec soin par M. Barbier, et mise d'accord avec celle du texte.
La rédaction consciencieuse de cet ouvrage n'a pas été l'œuvre d'un jour; nous sollicitons d'avance l'indulgence de nos lecteurs pour les changements qui auront pu survenir dans le cours même de la publication de notre itinéraire. Un ouvrage de • cette nature appelle des rectifications incessantes; aussi nous recevrons avec reconnaissance les observations que les voyageurs pourront nous adresser, et nous prendrons note des erreurs et des omissions qu'ils voudront bien nous signaler. Heureusement l'Orient est immobile, dans tout ce qui ne lui est pas imposé par l'influence européenne. Les événements de Syrie, survenus depuis l'impression de la plus grande partie de cet ouvrage, en auraient peu modifié la rédaction. Bien du sang a été versé, bien des pertes matérielles ont été faites, mais les ruines sont l'état ordinaire de ce malheureux pays; les édifices modernes, les villages détruits n'avaient rien d'intéressant pour le voyageur, la plupart des ruines anciennes sont heureusement assez solides pour braver la fureur destructive de ces populations ignorantes. Nous avons souvent cherché a esquisser le caractère de ces peuples, et il nous est arrivé de prononcer quelques paroles sévères au sujet des chrétiens d'Orient (v. Damas, Jérusalem) ; la compassion due au malheur nous les ferait peut-être aujourd'hui passer sous silence , mais nous ne saurions les rétracter, car elles sont l'expression de la vérité. Espérons que cette épreuve terrible ne sera pas perdue pour eux, et que, animés d'un esprit de concorde qui leur a manqué jusqu'à présent, ils sauront se relever dans l'estime des musulmans, et conquérir, avec l'appui de la France, une condition libre, indépendante, seule propre à former les caractères nobles et forts, et les nationalités dignes de leurs destinées.
Adolphe Joannb. Emile Isambbrt.
Novembre 18€0.