III. Kh ans, bazars, bazars d'esclaves
Les khâns ou caravansérails
sont de vastes édifices destinés aux voyageurs, aux marchands étrangers. On n'y trouve, du reste, que des chambres et de l'eau, les Orientaux ayant l'habitude d'emporter avec eux leurs nattes et leurs matelas. Ils y sont admis pour une faible rétribution, eux et leurs marchandises. Les khans sont de grands centres d'affaires, et on y voitétablis beaucuupde comptoirs. Les principaux sont le Validê-Khdn et le Y éni-Khân, situés tous deux derrière la YéniDjatni, dans une rue qui monte vers le grand bazar. Ils peuvent contenir plusieurs milliers de voyageurs,
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et sont occupés surtout par des Persans. Nous citerons encore le Vezir-Khdnt situé près de la mosquée Nouri Osmanièh.
Les bains sont en grand nombre à Constantinople. Nous avons vu Que les principales mosquées eo étaient pourvues. Mais il y en a beaucoup d'autres indépendants.
Les principaux sont dans les environs du bazar. Nous avons décrit, p.:J2J,les opérations du bain turc. Dans l'après-midi, ces bains sont réservés pour les femmes.
Bazars (en turc, Tcharehé). — Parmi tous les voyageurs pittoresques qui ont décrit les bazars de Constantinople, aucun ne l'a fait avec plus de verve et de vérité que Théophile Gautier; aussi ne pouvons-nous mieux faire que de reproduire en partie sa description :
Basar d'Égypte ou Bazar des
drogues (en turc, Mitir-Tchar— ché). Situé près du pont de la Validé-Sultane. (En débouchant du pont, vers la ïéni-Djami, prendre a droite, puis la première rue à gauche.) « C'est, dit Théophile Gautier, une grande halle que traverse d'une porte à l'antre une ruelle destinée à la circulation des marchandises et des acheteurs.
Une odeur pénétrante, composée des arômes de tous ces produits exotiques, vous monte aux narines et vous enivre. Là soni exposés par tas , ou dans des sacs ouverts , le henné, le santal, l'antimoine, les poudres colorantes, les dattes, la cannelle, le benjoin, les pistaches, l'ambre gris, le mastic, le gingembre, la noix muscade, l'opium, le hachich, sous la garde de marchands aux jambes croisées, sl'attitudenonchalante. »
Prenant la rue qui fan suite au bazar d'Egypte , on atteint bientôt :
« Le Grand Bazar, qui couvre un immense espace de terrain. et forme comme une ville dans 1A ville, avec ses rues, ses ruelles, s* s passages, ses carrefours, ses places, ses ton* taines, inextricable labyrinthe où
Koutb 58.]