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restes d'un aqueduc, de quelques murs et d'une église chrétierçut», dout les matériaux ont primitivement appartenu à un temple païen.
De Palatia la route se dirige vers le S. et court sur le sommetd'une chaîne de collines jusqu'au (H kil.) v. d'Ak-Keui. Au-dessous s'étend une plaine arrosée par un des bras du Méandre. A Ak-Keui la route se bifurque. On prend à p-iuehe et l'on descend dans une petite plaine qu'on traverse nour, s'engager de nouveau dans les montagnes jusqu'à (10 kil.) Urada, d'où l'on redescend dans une plaine nu milieu de laquelle s'élève (S kil.)
Hiéronda (4 h. de Palatia). Les ruines qui s'étendent au S. du v.
de Palatia appartiennent, suivant M. Charles T^xier, au temple d'Apollon Didyme. A côté d'énormes blocs de marbre entassés, troiscolonnes sont encore debout, dont deux cannelées et d'ordre ionique sont unies par leur architecture; la troisième est isolée et inachevée. Le temple avait 48 met.
de largeur : le chapiteau ionique employé dans cette construction passait pour le modèle et la perfection du genre. Dans la partie occidentale de ces ruines, on voit un fragment représentant un cénie, sans bras, avec de grandes ailes ouvertes. C'est un des chefsd'œuvre de la sculpture monumentale des Grecs.
On revient à (4 h.) Palatia et a (3 h.} Samsoun par le même chemin. (V. ci-dessus.)
L'ne route directe conduit en 2 h. à Tschanlv par la montagne.
Une route plus longue (12 h.), mais plus intéressante, se dirige vrrs 1 O. et suit le pied du mont Mycale, ayant à sa droite la plaine qui se termine au malais de Milet.
Au delà du v. de Tomatia (11 kil.) la plaine se resserre à mesure qu'on avance. On marche sur une étroite bande de terre, entre les rochers et la mer, et bientôt ( 10 kil. ) sur une route en corniche à pie au-dessus de la mer, jusqu'à ( 17 kil. ) l'extrémité du
cap Santa- Maria (ancien Trogiliuml, en face de Samos; à ce point, le chemin tourne à' droite et se dirige vers l'E.-N.-E., toujours a pic au-dessus de la mer et en vue de l'île de Samos, arrive (22 kil.) au v. de Giaour-Tschanly, après lequel il franchit quelques sommités plus escarpées, puis descend vers un ruisseau et se dirige vers l'E., pour arriverdans un étroit vallon où se trouve (8 kil ) le v. de
Tschanly 12 h. de Samsoun^. On se dirige ensuite au N. et, franchissant un plateau étroit au bas duquel est (5 kil.) le v. de Karaman, on traverse une petite plaine, serrée entre les montagnes et la mer. pour arriver à (5 kil.) Arnea.
Au sortir de ce v., le chemin franchit un ruisseau, puis monte sur un plateau bientôt dépassé, et redescend ,8 kil.) vers Scalanova (3 h. de Tschanlv), qui I a donne son nom au vaste golfe d'Ephèse. Cette petite ville n'a rien de remarquable, mais on peut sy reposer et y renouveler en partie ses provisions.
On sort de Scalanova par le N.-E. La route est très-accidentée.
Après avoir traversé une plaine élevée, elle atteint (7 kil.) le v.
dArvista, puis serpente à travers des vallons étroits, dans des gorges resserrées, ou sur des rampes plus
ou moins ranidés, jusqu'à ce ou elle débouche dans la plaine d Ayas- Jouk H kil.). Peu après on arrive (12 kil.) au v. d'Ayaslouk (3 h. de Scalano va).— D'Ayaslouk à Smyrne (15 h >, V. R. 76, p. 468-470, lisez a rebours.
DE SMYRNE A BERGHAMA
TXK MACNCSIK CT TUTATÏRS .
4 jours. —Oc eooche k MâurvUw, Th<r*ttr« et Somab. — Celle route doit lire considérée comme une variante par laquelle on peut commencer la ntule 77 ou U roule 79.
On sort de Smyrne par le pont des Caravanes et par la roule
de Bournabat (2 h.
TURQUIE D'ASIE
V. p. 467). De là, on se rend (2 h.) au v. deYaka- Iceui, d'où l'on s'élève sur la montagne jusqu'au sommet du passage (ln.) entre le Yamanlar-Dagh et le Manisa-Dagh (Sipyle) ; on redescend (1 h.) en contournant la base de ce dernier , pour gagner (2 h.)
Magnésie du Sipyle, aujourd'hui Manisa (9 h. de Smyrne). On y trouve un khân trés-vaste , trèsbien bâti et surtout très-propre.— Cette ville est construite au pied du mont Sinyle et sur la rive gauche de 1 Hermus. On ignore quand et par qui elle a été fondée, mais on suppose qu'elle doit son origine à une colonie partie de Magnésie de Thessalie. Elle est surtout célèbre parla victoire que les deux Scipions y remportèrent en 190 av. J.-C. sur Antiochus le Grand et qui donna l'Asie -Mineure aux Romains : ses habitants résistèrent à Mithridate ; sous Tibère, la ville fut détruite par un tremblement de terre, puis relevée par les libéralités de l'empereur.
Elle florissait encore sous la domination byzantine et sous la domination turque ; elle a servi un instant de résidence au sultan. — Manisa possède deux mosquées, dont l'une contientle tombeau d'un sultan , une église convertie en et le turbé du sultan Mu-
ni osquee rad. On n'y
d'antiquités, maislabasc du mont Sipyle est creusée d'un grand nombre de grottes sépulcrales.
En sortant de Magnésie, on franchit l'Hermus sur un pont, et son affluent l'Hyllus dans un bac. On remonte ensuite le cours de cefte dernière rivière, dans la direction du N.-E., à travers la vaste plaine hyreanienne; à 6 h.
de Magnésie, on laisse à gauche de la route quelques ruines qui répondent peut-être a l'antique Àpollonie, fondée par la veuve d'Attale Itr. Plus loin on traverse successivement deux affluents de l'Hyllus (1 h. 30 min.— 3 h.\; la plaine devient marécageuse en approchant de (1 h. 30 min/
[Routb 78.]
Thyatira , aujourd'hui Ak-Hissar (12 h. de Magnésie). — . Cette ville était une des sept Églises fondées par saint Paul. On y trouve encore les restes d'une cité magnifique, bien qu'aucun édifice n'ait subsisté. Mais les pavés des rues, les muraillesdes maisons, les tombes du cimetière , montrent un nombre considérable de marbres sculptés, de fûts de colonnes. Tous les puits des environs ont des margelles formées de débris antiques.
De Ak-Hissar on peut en un jour rejoindre la route 77 à Bin-Tépé et à Sardes (10jh.), en passant par (3 h.) Gueunesch, (3 b.) Mermérèh, (1 h.) Dédévrer et (1 h.) le lac de Mermérèh.
Au sortir de Ak-Hissar, on se dirige au N.-O. dans une vallée riche et bien cultivée, on traverse le hameau de Médès et trois ruisseaux pourmonter (4 h. 30) au bourg de Bakyr et à (lh.30) la petite ville de Kirk-Aghatch, d'où l'on descend dans la vallée de l'Ak-Sou (affluent du Caïque) et, contournant le pied du Darchala-Dagh, on atteint (3 h.)
Somah, l'antique Germe (9 h. de Ak-Hissar), dominée par les ruines d'un château byzantin, perchée sur un roc à nie, entourée de montagnes admirablement boisées.
De Somah, on se dirige à l'O., la rive cauche du Cai
sur la rive gauche du laïque trouve plus de restes :Bakyr-Tchaï) et, franchissant plusieurs de ses affluents on entre dans la plaine de Berghama, dont l'acropole se voit de fort loin; laissant de coté quelques fontaines avec des inscriptions grecques, on traverse [b h.) un pont jeté sur le Caïque, pour gagner (1 h.
30 min.) la ville de Berghama [V. R. 79).