‹ Itinéraire descriptif, historique et archéologique de l'OrientChapitre 272 sur 511 · La dynastie des Khalifes Ommiades est détruite · texte numérisé non relu

La dynastie des Khalifes Ommiades est détruite

969.- La Syrie et la Palestine passent sous la domination des Khalifes fatimites d'Egypte.

";Prise d'Antioc^ Par les Croisés.

lUW^-Pnse de Jérusalem par les Croisés.

— Godefroy de Bouillon est élu roi. — Création des marquisats de Ptolemaïs et de Joppé, des comtés de Bethléem et de Nazareth, de la principauté d'Antioche.— Les Croisés remportent la victoire d'Ascalon.

1102.— Beaudouin, successeur de Godefroy, perd la bataille de

SYRIE. — PALESTINE

s'empare de Tripoli , qu'il érige en principauté.

1104-1118. CréaUon des ordre, militaires du Temple et de Saint-Jean de Jérusalem.

U48.-Louis Vllidébarque à Antioche.lixpediuon malheureuse contre Damas

!f-1193-SaladinrègneàDaU1as 1187. -Il proût€ des di8sensions j ^

lèvent entre le roi de Jérusalem Guv de Lusignan, et le comte de Tripoli , pour recommencer la guerre contre les Chrétiens. — Ceux-ci sont battus et presque exterminés à Hattin , non loin de Tabanèb.- Guy de Lusignan est fait prisonnier, Jérusalem tombe au pouvoir de Saladin.

H91 . -Siège et prise d'Acre, par Richard

Cœur;de-Liou et Philippe-Auguste.

.^«.-Jérusalem est rendue aux chrétien.

1lue^u"TlrUre,PrennenlelrUiDCnt

tJSTV P0*""*" « Orient.

HOO -T.mour fait U co ê(c ,

Syrie. -Destruction de Dame, 1518. - La Syrie et la P«l<.sline „, b , au pouroir de Séiim 1„ . toltaD de Con. stantinople.-L.Syri. dentée deplui

Palestine par Ibr^im-Pach.. - I.fluence ciîilfsatrice de .„„ ment. *°n 6°aTen"*

1841.— La Syrie et la Palestine (ont rendues au sultan.

nno" ' r. ~ — ™*",c «e Ramla. UW. - Bertrand, comte de Toulouse,

t, . In" ,ection : Architecture.

Il est difficile d'affirmer d'une manière Dr.w„ i •reb.teot.re originale et assez nettemén. t carle J, f ^ °n< eu Uùc un art national comme l'art éRyntien^ ?■» I % P°Ur

effet, qu'un petit nombre de rufnl. .,! , ^ ff Jud<5e "'<>">« . «« beaux monolithes, desTépulcre « illés rir°"8'dérablef • quelque, tomdes réservoirs, suri âge desqueU e iMZ.rnT' 1?" SOU,er"i"' •« ou qui n'ont nen d'assez ^Û^t^u^Z °? '>^n'Mt4'tee0Td' une théorie sur l'architecture uive fn^ UCt'0n pour mo,iv" cette intéressante question n0Us entrai " t™*™™ «Pprofondie do tenterons d'indiquer sommairëme 7i ner*,\lroP loin i nous nous con-

généralement ; SrdèX "iîeTdéSîî SCienlifi£>Ue8 '« P'«-

d—P<'°»P-iculi^^

Les ruines qui semblent dater de Salomon ou de ses plus proches successeurs sont peu considérables et se bornent, en général, à des pans de murailles. Nous signalerons, avec Robinson et d'autres savants, l'enceinte du temple des Hébreux, la tour dite de David, certaines parties du mur d'enceinte du temple de Jérusalem, les souterrains aits de Salomon, les vestiges du pont du Tyropœon, les débris du mont Garizim. Toutes ces constructions sont remarquables par la grande dimension des matériaux; ainsi, l'on remarque dans le mur d'enceinte du temple d'Hébron et dans celui du temple de Jérusalem des pierres qui ont7, 8 et même 9 mèt. de long. Ces blocs énormes sont taillés en bossage et joints sans ciment. Ce genre de construction, qu'on appelle Y appareil Salomonien, ne suffit pas pour constituer une architecture nationale.

M. de Saulcy, qui s'est fait le champion do l'art juif, a cependant donné les traits distinctifs de cette architecture, mais en faisant remonter aux rois de Juda des constructions qui, selon tous les savants, ne sont que des produits de l'art grec en décadence.

Résumons en quelques mots les opinions de M. de Saulcy. Il existe, sur le mont Garizim , sur les collines qui bordent au N. la plaine d'Ard el-Houlèh , non loin de l'Aïn el-Belathat , et en divers autres lieux, des ruines qui remontent à une époque très-reculée. Ces ruines sont formées d'énormes blocs bruts, reliés entre eux par do petits blocs également bruts , s'encastrant dans les vides irréguliers que les aspérités des grosses masses laissent entre elles. Elles offrent l'aspect des murailles cyelopéennes qu'on rencontre en Grèce et dans l'Asie Mineure. Ce seraient là les produits de l'architecture hébraïque à son premier âge. Nous discuterons plus loin cette question. (V. Hazor et N'aplouse.)

Comme produits des périodes postérieures du même art, M. de Saulcy signale les ruines que nous avons énumérées, à l'exception cependant du temple d'Hébron, qu'il n'a pas eu le temps de visiter. Il ajoute encore, et ici il est en contradiction avec presque tous les savants , le monument appelé Tombeau d'Absalon, lequel mériterait parfaitement cette appellation ; le Tombeau des Rois , qui serait précisément, comme son nom l'indique , le tombeau de David et des rois ses successeurs, les tombeaux dits de Zacharie, de saint Jacques, des Juges,- des prophètes, situés tous non loin de Jérusalem, et qui, sans être aussi justement dénommés que les précédents, appartiendraient néanmoins à l'art hébraïque et à un temps où régnaient les rois de Juda. De l'examen de ces monuments il résulterait un certain nombre de procédés ou de pratiques constantes qui seraient comme les caractères constitutifs de l'architecture juive : — 1° l'emploi de matériaux de très-grande dimension et le bossage, caractère essentiel d'apparat de l'époque juive primitive. (Époque de David). —2® L'usage de la voûte. Les Hébreux l'ont peut-être reçue des Assyriens , qui la connaissaient sept cents ans avant J.-C, comme le témoignent les monuments de Khorsabad; ou bien ils en ont trouvé eux-mêmes la formule. Quoi qu'il en soit, deux monuments attestent qu'ils la pratiquaient : un balcon à encorbellement qui se voit aux murs du

5ttt SYRIE. -PALESTINE.

Haram oeh-Chérif, et les trois rangs de voussoirs, restes du pont du Tyropœon. — 3° La pratique du style dorique et du style ionique. Le premier leur aurait été enseigné par les Egyptiens, le second parle» Assyriens. Ces deux styles sont le plus souvent môles dans les constructions de l'art hébraïque. — 4° Le rejet systématique de la symétrie et l'emploi exclusif des ornements végétaux: tels seraient les caractères propres de la décoration dans l'art hébraïque. Nom aurons occasion do revenir sur ces assortions de M. de Saulcy, dont plusieurs sont parfaitement insoutenables.

L'art grec et l'art romain ont laissé en Judée et en Syrie des monuments moins nombreux et moins remarquables qu'en Grèce ou en Asie , si on fait abstraction des ruines de Ba'lbek et de celles de Palmyre, qui se présentent, au contraire, avec des proportions gigantesques qu'on no retrouve nulle part ailleurs. Los grands temples de Palmyre et do Ba'lbek appartiennent a l'art romain. Les ruines de Ba'lbek présentent on outro des restes d'une époque beaucoup plus rcculéo : ce sont des soubassements de murs d'enceinte , formés do matériaux gigantesques qui paraissent devoir être attribués aux anciens Phéniciens.

Un grand nombre do mosquées de la Syrie sont construites dans les principos de l'art arabe primitif, qui, par leurs vastes enceinte» i ciel ouvert, leurs minarets carrés, présentent à peu près le même as* pect que celles de l'Egypte. La mosquée d'Omar, à Jérusalem, est un spécimen très-remarquable de cette architecture, bien que sa coupolo montre déjà l'influence de l'art byzaptin.

La Syrie offre aussi quelques monuments attribués par quelques personnes à l'architecture égyptienne, et par d'autres à l'architecture assyrienne, comme ceux du Nahr el Kelb, près de Beyrout. Ces monuments sont trop peu nombreux et trop peu importants pour mériter une description générale; nous renvoyons à la description particulière qui en sera faite ci-après.

IV* Section : Population, races, religions, mœurs.

Il n'est guère possible d'évaluer d'une manière satisfaisante les diverses populations de la Syrie. En voici cependant le tableau comparatif au point de vue religieux , tel qu'il résulte des ouvrages de MM. Ubicini et Viquesnol : Musulmans, 1 200 000; Maronites et catholiques, 400 000; Grecs. 400 000; Israélites, 200 000; Druses, 3M 000. Mètoualis, Jezidis, Ansarièh, 150 000 Total, 270 0000.

Les chiffres que nous venons de donner représentent dts popul»tions sédentaires, qui n'occupent pas seules le territoire de la Syrie. Il y a à côté d'elles des peuplades nomades, telles que les Kurdes. 1*« Turkomans, les Arnbes du désert ou Bédouins, dont il est impossible, même approximativement, d'évaluer le nombre.

La Syrie a subi do nombreuses révolutions qui ont mélangé sur un môme sol des hommes de contrées très-diverses : des Assyriens de \inive, des Chaldéens de Babylone, des Perses , des Arabes , etc.; néanmoins on peut ramener tous ses habitants à trois races principales : la race turque, la race arabe ou syrienne, la race arménienne;

Page 1